Archives par étiquette : Pierre Guyaut-Genon

Jusqu’où s’abandonner ?

Pierre GUYAUT-GENON, J’ai peur de mourir si je vis trop longtemps, Lamiroy, 2024, 268 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87595–936‑2 

guyaut genon j'ai peurIls sont cinq à s’être inscrits auprès d’une société qui organ­ise des ses­sions rési­den­tielles de développe­ment per­son­nel des­tinées à des cadres d’entreprise. Pen­dant une semaine, ils rompent tout con­tact extérieur, doivent taire leur nom et celui de la société qui les emploie, remet­tent à l’accueil leurs smart­phone et tablette. Leur emploi du temps leur est annon­cé au fil de la journée : séances de mus­cu­la­tion, de course à pied, de relax­ation, dis­cus­sions et ani­ma­tions en groupe et entre­tiens thérapeu­tiques indi­vidu­els avec un médecin et psy­cho­logue. Quant aux repas, ils sont essen­tielle­ment à base de fruits et de légumes, générale­ment sans alcool. L’objectif annon­cé est de leur appren­dre à déstress­er en adop­tant une meilleure hygiène de vie. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2024, avec sobriété

Rentrée littéraire 2024

Pour la plu­part d’entre nous, le début des vacances est aus­si immi­nent qu’attendu. Évo­quer en ce moment la ren­trée, fût-elle lit­téraire, a donc for­cé­ment quelque chose d’incongru. Pour­tant, les maisons d’édition ont générale­ment déjà bouclé leur pro­gramme autom­nal et plusieurs d’entre elles l’ont présen­té aux libraires, voire aux médias. Comme tou­jours, les autri­ces et auteurs belges seront nom­breux à dévoil­er leur nou­veau livre cet automne. Le point sur leurs sor­ties annon­cées au deux­ième semes­tre.

Mais d’abord quelques con­stats. À part les édi­tions M.E.O., Weyrich et Les impres­sions nou­velles, dont cer­tains romans parais­sent dès la fin août, les maisons d’édition belges ne se calquent pas sur le cal­en­dri­er de la ren­trée lit­téraire française : la plu­part de leurs pub­li­ca­tions sont prévues plus tard dans la sai­son. Ce décalage peut s’expliquer par une volon­té de ne pas se plac­er en con­cur­rence, for­cé­ment déséquili­brée, avec des sor­ties hexag­o­nales accom­pa­g­nées de moyens pro­mo­tion­nels sans com­mune mesure. Il reflète aus­si une logique autre : plusieurs maisons d’édition inter­rogées pour pré­par­er cet arti­cle nous ont expliqué pro­gram­mer leurs paru­tions en fonc­tion non de la ren­trée lit­téraire, mais des événe­ments plus por­teurs pour elles, tels que le Marché de la poésie, le fiEs­ti­val ou encore le Poet­ik Bazar. Con­tin­uer la lec­ture