Archives par étiquette : Lydia Flem

Une rue à soi

Lydia FLEM, Paris Fantasme, Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », 2021, 544 p., 24 €/ ePub : 16.99 €, ISBN : 9782021470031

flem paris fantasmeLa rue Férou est une petite rue parisienne, d’une dizaine d’immeubles à peine. Elle va de la Place Saint-Sulpice au Jardin du Luxembourg. Sise aux confins de Saint-Germain-des-Prés métamorphosé en marché du luxe, elle échappe à la marchandisation et au tourisme international, bien que les roulettes des valises des voyageurs Airbnb y résonnent parfois. Travaillée par des questions existentielles (« Qu’est-ce qui donne le sentiment d’être chez soi quelque part ? D’habiter tout à la fois son corps, sa maison et le monde ? »), Lydia Flem, auteure de l’inoubliable Comment j’ai vidé la maison de mes parents, dans son dernier livre, Paris Fantasme, consacre à cette venelle une réflexive et inventive promenade historico-littéraire. Continuer la lecture

Le roman freudien

Lydia FLEM, La vie quotidienne de Freud et de ses patients, Préface de Fethi Benslama, Seuil, 2018, 336 p., 23 € / ePub : 16.99 €, ISBN : 9782021370751

flem la vie quotidienne de Freud et de ses patientsOn mesure toute la nouveauté de La vie quotidienne de Freud et de ses patients à l’occasion de sa réédition plus de trente ans après sa parution. À une époque où les études psychanalytiques étaient placées sous le signe de la théorisation, où l’œuvre lacanienne, son « retour à Freud », imposait sa puissance, ses réorientations —structuralisme, topologie… —, la psychanalyste Lydia Flem fraie une nouvelle approche de l’inventeur de la psychanalyse, de ses avancées conceptuelles, de ses patients, de son époque. Continuer la lecture

Entre Zinzolin (385) et Andrinople (365), la vie ne tient qu’à un fil (303)

Lydia FLEM, Je me souviens de l’imperméable rouge que je portais l’été de mes vingt ans, Paris, Seuil, 2016, 256 p., 17 €/ePub : 11,99 €

flemJe me souviens d’un précédent livre de Lydia Flem, Comment j’ai vidé la maison de mes parents.

Je me souviens que je l’avais beaucoup aimé, moi qui ne sais me séparer de rien.

J’ai souri en lisant les premiers souvenirs évoqués dans ce Je me souviens de l’imperméable rouge que je portais l’été de mes vingt ans qui ouvre la boîte de Pandore. Continuer la lecture