Archives par étiquette : Lydia Flem

Prix Scam 2024 : le palmarès

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Lydia Flem — © Hugues Vas

La société d’auteurs et autri­ces Scam a dévoilé les lau­réates et lau­réats de ses prix 2024.  Con­tin­uer la lec­ture

Nos articles les plus lus en 2024

Nous pour­suiv­ons notre bilan de 2023, avec quelques sta­tis­tiques con­cer­nant l’activité sur le blog du Car­net et les Instants au cours des 12 derniers mois. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2024 d’Angélique Tasiaux

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2024 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion d’Angélique Tasi­aux. Con­tin­uer la lec­ture

Le deuil et le livre au long cours

Lydia FLEM, Que ce soit doux pour les vivants, Seuil, coll. « La librairie du XXIe siè­cle », 2024, 192 p., 19,50 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782021568516

flem que ce soit doux pour les vivantsOn a tourné la page, on dit sou­vent cela, ou il faut dire cela, on a tourné la page, après la dis­pari­tion d’un être cher, quand la vie a repris ses fonc­tions, plus ou moins comme avant. On a tourné la page peut-être, ou plutôt une page, plusieurs, plusieurs sûre­ment, mais jamais on n’a refer­mé le livre. On a con­tin­ué, on con­tin­ue et on con­tin­uera à vivre avec nos disparu·es. À s’en sou­venir. À les aimer. À inven­ter « des liens féconds » avec eux. Au point d’en être métamorphosé·e. Le don des morts, avait titré un de ses livres Danièle Sal­lenave. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2024, avec sobriété

Rentrée littéraire 2024

Pour la plu­part d’entre nous, le début des vacances est aus­si immi­nent qu’attendu. Évo­quer en ce moment la ren­trée, fût-elle lit­téraire, a donc for­cé­ment quelque chose d’incongru. Pour­tant, les maisons d’édition ont générale­ment déjà bouclé leur pro­gramme autom­nal et plusieurs d’entre elles l’ont présen­té aux libraires, voire aux médias. Comme tou­jours, les autri­ces et auteurs belges seront nom­breux à dévoil­er leur nou­veau livre cet automne. Le point sur leurs sor­ties annon­cées au deux­ième semes­tre.

Mais d’abord quelques con­stats. À part les édi­tions M.E.O., Weyrich et Les impres­sions nou­velles, dont cer­tains romans parais­sent dès la fin août, les maisons d’édition belges ne se calquent pas sur le cal­en­dri­er de la ren­trée lit­téraire française : la plu­part de leurs pub­li­ca­tions sont prévues plus tard dans la sai­son. Ce décalage peut s’expliquer par une volon­té de ne pas se plac­er en con­cur­rence, for­cé­ment déséquili­brée, avec des sor­ties hexag­o­nales accom­pa­g­nées de moyens pro­mo­tion­nels sans com­mune mesure. Il reflète aus­si une logique autre : plusieurs maisons d’édition inter­rogées pour pré­par­er cet arti­cle nous ont expliqué pro­gram­mer leurs paru­tions en fonc­tion non de la ren­trée lit­téraire, mais des événe­ments plus por­teurs pour elles, tels que le Marché de la poésie, le fiEs­ti­val ou encore le Poet­ik Bazar. Con­tin­uer la lec­ture

Lydia Flem avec les sciences humaines

Lydia FLEM, Bouche bavarde oreille curieuse, Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siè­cle », 2022, 270 p., 22 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 978–2‑02–151273‑1

flem bouche bavardeLorsque nous l’avions ren­con­trée à l’occasion de la paru­tion de Paris fan­tasme (Le Car­net et les Instants n°209), Lydia Flem nous avait rap­pelé que même si cela n’apparaissait pas à la majorité de ses lecteurs, les sci­ences humaines avaient été ses « balis­es depuis tou­jours ». En par­al­lèle de sa car­rière d’écrivaine, de psy­ch­an­a­lyste et de pho­tographe, elle a pub­lié de nom­breux arti­cles, entre autres dans Le genre humain, dirigée par Mau­rice Olen­der, égale­ment à la con­duite de la réputée col­lec­tion « La Librairie du XXIe siè­cle », aux édi­tions du Seuil, où elle a pub­lié la qua­si-total­ité de ses livres, dont son inou­bli­able trilo­gie famil­iale (Com­ment j’ai vidé la mai­son de mes par­ents, Let­tres d’amour en héritage et Com­ment je me suis séparée de ma fille et de mon qua­si-fils). Le vol­ume récem­ment paru dans cette même col­lec­tion, Bouche bavarde oreille curieuse, reprend une ving­taine de ces arti­cles pub­liés entre 1982 et 2020. Elle y fait dia­loguer la psy­ch­analyse, l’histoire, l’anthropologie, la lit­téra­ture, le ciné­ma, la pho­togra­phie, l’art, des fig­ures comme son cher Sig­mund Freud, Auguste Rodin, Gia­co­mo Casano­va, des pairs comme Jacques Ran­cière, Michel de Certeau, Alain Fleis­ch­er, Arlette Farge. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2022 : une revue de presse (1)

revue de presse - illustration

Pho­to Pix­abay

La ren­trée lit­téraire des maisons d’édi­tion français­es a com­mencé le 17 août. Les romans annon­cés pour cette péri­ode sont déjà qua­si tous disponibles. Après quelque qua­tre semaines, l’on sent déjà les ouvrages qui ont les faveurs des médias et ceux qui par­cour­ront un chemin plus dis­cret, sinon effacé. 

Quel accueil la presse a‑t-elle réservé aux livres des auteurs et autri­ces belges qui par­ticipent à la ren­trée lit­téraire française? Ten­ta­tive de réponse avec cette revue de presse. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 d’Alain Delaunois

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2021 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion d’Alain Delaunois.
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Une rue à soi

Lydia FLEM, Paris Fan­tasme, Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siè­cle », 2021, 544 p., 24 €/ ePub : 16.99 €, ISBN : 9782021470031

flem paris fantasmeLa rue Férou est une petite rue parisi­enne, d’une dizaine d’immeubles à peine. Elle va de la Place Saint-Sulpice au Jardin du Lux­em­bourg. Sise aux con­fins de Saint-Ger­main-des-Prés méta­mor­phosé en marché du luxe, elle échappe à la marchan­di­s­a­tion et au tourisme inter­na­tion­al, bien que les roulettes des valis­es des voyageurs Airbnb y réson­nent par­fois. Tra­vail­lée par des ques­tions exis­ten­tielles (« Qu’est-ce qui donne le sen­ti­ment d’être chez soi quelque part ? D’habiter tout à la fois son corps, sa mai­son et le monde ? »), Lydia Flem, auteure de l’inoubliable Com­ment j’ai vidé la mai­son de mes par­ents, dans son dernier livre, Paris Fan­tasme, con­sacre à cette venelle une réflex­ive et inven­tive prom­e­nade his­tori­co-lit­téraire. Con­tin­uer la lec­ture

Le roman freudien

Lydia FLEM, La vie quo­ti­di­enne de Freud et de ses patients, Pré­face de Fethi Bensla­ma, Seuil, 2018, 336 p., 23 € / ePub : 16.99 €, ISBN : 9782021370751

flem la vie quotidienne de Freud et de ses patientsOn mesure toute la nou­veauté de La vie quo­ti­di­enne de Freud et de ses patients à l’occasion de sa réédi­tion plus de trente ans après sa paru­tion. À une époque où les études psy­ch­an­a­ly­tiques étaient placées sous le signe de la théori­sa­tion, où l’œuvre lacani­enne, son « retour à Freud », impo­sait sa puis­sance, ses réori­en­ta­tions —struc­tural­isme, topolo­gie… —, la psy­ch­an­a­lyste Lydia Flem fraie une nou­velle approche de l’inventeur de la psy­ch­analyse, de ses avancées con­ceptuelles, de ses patients, de son époque. Con­tin­uer la lec­ture

Entre Zinzolin (385) et Andrinople (365), la vie ne tient qu’à un fil (303)

Lydia FLEM, Je me sou­viens de l’imperméable rouge que je por­tais l’été de mes vingt ans, Paris, Seuil, 2016, 256 p., 17 €/ePub : 11,99 €

flemJe me sou­viens d’un précé­dent livre de Lydia Flem, Com­ment j’ai vidé la mai­son de mes par­ents.

Je me sou­viens que je l’avais beau­coup aimé, moi qui ne sais me sépar­er de rien.

J’ai souri en lisant les pre­miers sou­venirs évo­qués dans ce Je me sou­viens de l’imperméable rouge que je por­tais l’été de mes vingt ans qui ouvre la boîte de Pan­dore. Con­tin­uer la lec­ture