Archives par étiquette : Lydia Flem

Lydia Flem avec les sciences humaines

Lydia FLEM, Bouche bavarde oreille curieuse, Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », 2022, 270 p., 22 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 978-2-02-151273-1

flem bouche bavardeLorsque nous l’avions rencontrée à l’occasion de la parution de Paris fantasme (Le Carnet et les Instants n°209), Lydia Flem nous avait rappelé que même si cela n’apparaissait pas à la majorité de ses lecteurs, les sciences humaines avaient été ses « balises depuis toujours ». En parallèle de sa carrière d’écrivaine, de psychanalyste et de photographe, elle a publié de nombreux articles, entre autres dans Le genre humain, dirigée par Maurice Olender, également à la conduite de la réputée collection « La Librairie du XXIe siècle », aux éditions du Seuil, où elle a publié la quasi-totalité de ses livres, dont son inoubliable trilogie familiale (Comment j’ai vidé la maison de mes parents, Lettres d’amour en héritage et Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-fils). Le volume récemment paru dans cette même collection, Bouche bavarde oreille curieuse, reprend une vingtaine de ces articles publiés entre 1982 et 2020. Elle y fait dialoguer la psychanalyse, l’histoire, l’anthropologie, la littérature, le cinéma, la photographie, l’art, des figures comme son cher Sigmund Freud, Auguste Rodin, Giacomo Casanova, des pairs comme Jacques Rancière, Michel de Certeau, Alain Fleischer, Arlette Farge. Continuer la lecture

La rentrée littéraire 2022 : une revue de presse (1)

revue de presse - illustration

Photo Pixabay

La rentrée littéraire des maisons d’édition françaises a commencé le 17 août. Les romans annoncés pour cette période sont déjà quasi tous disponibles. Après quelque quatre semaines, l’on sent déjà les ouvrages qui ont les faveurs des médias et ceux qui parcourront un chemin plus discret, sinon effacé. 

Quel accueil la presse a-t-elle réservé aux livres des auteurs et autrices belges qui participent à la rentrée littéraire française? Tentative de réponse avec cette revue de presse. Continuer la lecture

Une rue à soi

Lydia FLEM, Paris Fantasme, Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », 2021, 544 p., 24 €/ ePub : 16.99 €, ISBN : 9782021470031

flem paris fantasmeLa rue Férou est une petite rue parisienne, d’une dizaine d’immeubles à peine. Elle va de la Place Saint-Sulpice au Jardin du Luxembourg. Sise aux confins de Saint-Germain-des-Prés métamorphosé en marché du luxe, elle échappe à la marchandisation et au tourisme international, bien que les roulettes des valises des voyageurs Airbnb y résonnent parfois. Travaillée par des questions existentielles (« Qu’est-ce qui donne le sentiment d’être chez soi quelque part ? D’habiter tout à la fois son corps, sa maison et le monde ? »), Lydia Flem, auteure de l’inoubliable Comment j’ai vidé la maison de mes parents, dans son dernier livre, Paris Fantasme, consacre à cette venelle une réflexive et inventive promenade historico-littéraire. Continuer la lecture

Le roman freudien

Lydia FLEM, La vie quotidienne de Freud et de ses patients, Préface de Fethi Benslama, Seuil, 2018, 336 p., 23 € / ePub : 16.99 €, ISBN : 9782021370751

flem la vie quotidienne de Freud et de ses patientsOn mesure toute la nouveauté de La vie quotidienne de Freud et de ses patients à l’occasion de sa réédition plus de trente ans après sa parution. À une époque où les études psychanalytiques étaient placées sous le signe de la théorisation, où l’œuvre lacanienne, son « retour à Freud », imposait sa puissance, ses réorientations —structuralisme, topologie… —, la psychanalyste Lydia Flem fraie une nouvelle approche de l’inventeur de la psychanalyse, de ses avancées conceptuelles, de ses patients, de son époque. Continuer la lecture

Entre Zinzolin (385) et Andrinople (365), la vie ne tient qu’à un fil (303)

Lydia FLEM, Je me souviens de l’imperméable rouge que je portais l’été de mes vingt ans, Paris, Seuil, 2016, 256 p., 17 €/ePub : 11,99 €

flemJe me souviens d’un précédent livre de Lydia Flem, Comment j’ai vidé la maison de mes parents.

Je me souviens que je l’avais beaucoup aimé, moi qui ne sais me séparer de rien.

J’ai souri en lisant les premiers souvenirs évoqués dans ce Je me souviens de l’imperméable rouge que je portais l’été de mes vingt ans qui ouvre la boîte de Pandore. Continuer la lecture