Archives par étiquette : Alain Magerotte

Sauver la farce

Alain MAGEROTTE, Novel­las, Lamiroy, coll. « Bib­lio­thèque de la Pli­ade », 2024, 294 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87595–934‑8

magerotte novellasAma­teurs de calem­bours, de con­tre­pè­ter­ies et d’humour au Xème degré, ces Novel­las d’Alain Magerotte ont été écrites pour vous ! Au dia­ble les thrillers coincés, voici des intrigues en roue libre qui n’ont que faire des con­ven­tions et qui malmè­nent les habi­tudes du genre jusqu’à brouiller les pistes. Ici, les morts (mysté)rieuses s’enchaînent dans un parc pub­lic sans qu’aucune expli­ca­tion n’existe, les vic­times sont brûlées de l’intérieur. Jusqu’à ce que le min­istre (de l’intérieur lui aus­si …) con­voque le com­mis­saire en charge et lui con­fie un ter­ri­ble secret en échange de la promesse d’une belle pro­mo­tion. Ailleurs, un chanteur en vogue est retrou­vé élec­tro­cuté dans sa baig­noire (cela ne vous dit rien ?) et les hypothès­es oscil­lent entre meurtre et sui­cide tan­dis que le box office s’affole. Là, un homme mal­heureux en amour invite une jeune femme ren­con­trée sur un site et subit une nou­velle décon­v­enue. Ou encore ce polici­er fraiche­ment retraité en proie à l’ennui qui décou­vre un corps dépecé et qui décide d’emporter chez lui un morceau pour ensuite se livr­er à ses anciens col­lègues his­toire de voir ce que cela fait de se retrou­ver de l’autre côté de la table d’interrogatoire. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2024, avec sobriété

Rentrée littéraire 2024

Pour la plu­part d’entre nous, le début des vacances est aus­si immi­nent qu’attendu. Évo­quer en ce moment la ren­trée, fût-elle lit­téraire, a donc for­cé­ment quelque chose d’incongru. Pour­tant, les maisons d’édition ont générale­ment déjà bouclé leur pro­gramme autom­nal et plusieurs d’entre elles l’ont présen­té aux libraires, voire aux médias. Comme tou­jours, les autri­ces et auteurs belges seront nom­breux à dévoil­er leur nou­veau livre cet automne. Le point sur leurs sor­ties annon­cées au deux­ième semes­tre.

Mais d’abord quelques con­stats. À part les édi­tions M.E.O., Weyrich et Les impres­sions nou­velles, dont cer­tains romans parais­sent dès la fin août, les maisons d’édition belges ne se calquent pas sur le cal­en­dri­er de la ren­trée lit­téraire française : la plu­part de leurs pub­li­ca­tions sont prévues plus tard dans la sai­son. Ce décalage peut s’expliquer par une volon­té de ne pas se plac­er en con­cur­rence, for­cé­ment déséquili­brée, avec des sor­ties hexag­o­nales accom­pa­g­nées de moyens pro­mo­tion­nels sans com­mune mesure. Il reflète aus­si une logique autre : plusieurs maisons d’édition inter­rogées pour pré­par­er cet arti­cle nous ont expliqué pro­gram­mer leurs paru­tions en fonc­tion non de la ren­trée lit­téraire, mais des événe­ments plus por­teurs pour elles, tels que le Marché de la poésie, le fiEs­ti­val ou encore le Poet­ik Bazar. Con­tin­uer la lec­ture