Archives de catégorie : Divers

Quatuor des falaises

Alain DANTINNE, André DOMS, Jean-Louis RAMBOUR, Pierre TREFOIS, Sur La Rup­ture des falais­es de Pierre Bartholomée, L’herbe qui trem­ble, coll. « Trait d’union », 2024, 60 p., 12 €, ISBN : 978–2‑491462–83‑3

collectif sur la rupture des falaisesAutour de La Rup­ture des falais­es, une œuvre musi­cale du com­pos­i­teur et chef d’orchestre Pierre Bartholomée, créée en 2008, récem­ment enreg­istrée, une autre par­ti­tion, de dessins et de poèmes, reten­tit, tis­sant des har­moniques visuels et scrip­turaux. Les dessins de Pierre Tré­fois, les textes poé­tiques d’Alain Dan­tinne, d’André Doms et de Jean-Louis Ram­bour for­ment comme un quatuor qui traduit le champ sonore dans un espace autre. Des vagues de poèmes et de dessins mon­tent à l’assaut de la créa­tion de Pierre Bartholomée, laque­lle évoque la fig­ure de la mys­tique et poétesse Hadewi­jch d’Anvers. Nés de l’écoute de l’œuvre musi­cale, d’une source sonore, les dessins inti­t­ulés « Éro­sion-Rébel­lion » et les poèmes inscrivent leurs inter­ro­ga­tions esthé­tiques dans un geste activiste en phase avec le mou­ve­ment Extinc­tion-Rebel­lion. Con­tin­uer la lec­ture

Entre les mondes

Anna Safi­a­tou TOURE, Her­bier du départe­ment con­go­lais des Ser­res royales de Laeken, CFC, 2024, 64 p., 16 €, ISBN : 9782875721044

toure Herbier du département congolais des Serres royales de LaekenAu départ, un fait his­torique : les plantes ramenées du Con­go par les colons, pour agré­menter de leurs couleurs et leurs tex­tures les Ser­res royales de Laeken, n’ont pas survécu au cli­mat belge. Un siè­cle plus tard, une artiste fran­co-mali­enne s’empare du réc­it pour le tor­dre, en extraire la sève restée vivace – en dor­mance – sous l’écorce momi­fiée du réel. Con­tin­uer la lec­ture

Ne pas perdre la farce !

Pas­cale TOUSSAINT, Rions, il pleut. Lisons le belge, Sam­sa, 2024, 202 p., 24 €, ISBN : 978–2‑87593–555‑7

toussaint rions il pleutRions, il pleut, con­stitue la deux­ième antholo­gie com­posée par l’autrice Pas­cale Tou­s­saint après celle qu’elle pub­li­ait en 2015 chez le même édi­teur (C’est trop beau ! trop !), déjà vouée à la lit­téra­ture belge. Cette fois, c’est un flo­rilège de cinquante-deux auteurs et autri­ces de notre Bel­gique fran­coph­o­ne qu’elle nous offre en n’ayant pas oublié d’y associ­er quelques écrivains de Flan­dres (Arno, Jan Baetens, Hugo Claus, Tom Lanoye…). Con­tin­uer la lec­ture

Des rognures d’ongles

Christophe KAUFFMAN, Babi­oles, Mur­mure des soirs, coll. « Brèves du soir », 2024, 104 p., 16 €, ISBN : 978–2‑931235–27‑0

kauffman babiolesLa chronique est un art de la mesure libre, de la pondéra­tion, elle doit piquer notre œil, le met­tre en ten­sion, ébruiter les sons vagues qui nous entourent générale­ment et forcer la porte de ce qui nous entoure et à quoi nous prê­tons peu d’at­ten­tion, puisque la vitesse et même l’urgence per­ma­nente ont embal­lé le monde dans une course dans le vide cyberné­tique. La chronique souhaite faire enten­dre du monde, non sa vaste com­plex­ité, mais l’épaisseur de celle-ci à tra­vers un prélève­ment, une sorte de micro-instant saisi par l’écri­t­ure. Dès lors, le chroniqueur enver­rait aux lecteurs des son­des issus d’une sin­gulière per­cep­tion du jeu des appar­entes évi­dences. Con­tin­uer la lec­ture

Texere

Aliette GRIZ (autrice) et Élise PÉROI (illus­tra­trice), Domousse, Midis de la poésie, 2024, 20 p., 18 €, ISBN : 978–2‑931054–13‑0

griz peroi domousse« Avant, avant, avant », il y a la con­fi­ance de Nouzha Ben­salah et un sub­side en édu­ca­tion per­ma­nente qui créent la pos­si­bil­ité de ren­con­tre de deux artistes, l’une fileuse de laine, l’autre de mots. Il y a un alors pro­jet à penser, des con­tours à définir, des envies à ren­con­tr­er. Petit à petit, les fils se nouent et le motif appa­raît : des tapis-mon­des, des poèmes-com­pag­nies, des bébés-graines. Tout un dis­posi­tif sus­ci­tant la manip­u­la­tion, l’appropriation, la récep­tion et la trans­mis­sion. C’est ain­si que, dans des crèch­es, de très jeunes enfants ont exploré un espace tex­tile-textuel nomade et ancré. « Domousse ». Con­tin­uer la lec­ture

Une histoire clandestine

Paul GERARD, Impasse de la Fidél­ité, CFC et Iselp, coll. « non-couché », 2024, 64 p., 16 €, ISBN : 9782875721051

gerard impasse de la fideliteImpasse de la Fidél­ité. Il ne faut pas faire dire au titre du livre de l’artiste Paul Gérard ce qu’il ne développe ni ne sous-tend – une réflex­ion sur le respect de la foi et de l’engagement con­ju­gal, ce serait fon­cer droit dans un cul-de-sac. Il faut le com­pren­dre pour ce qu’il énonce : le nom d’une voie sans issue brux­el­loise sise près de la cen­trale petite rue des Bouch­ers qui, bien qu’aujourd’hui surtout vis­itée pour la stat­ue de Jean­neke Pis et pour ses bistrots hou­blon­nés, fait par­tie inté­grante de l’histoire de la vie noc­turne homo­sex­uelle belge. On y trou­vait notam­ment dans les années 1930 des bars gays et les­bi­ens où l’on pou­vait s’asseoir à la vue de tous·tes et plus tard, des étab­lisse­ments davan­tage clan­des­tins quand la nuit homo­sex­uelle fut moins libre, dans les années 1960 notam­ment. Con­tin­uer la lec­ture

Je lis, donc je suis

Un coup de cœur du Car­net

Frédéric KURZ, Poste restante, Mur­mure des soirs, coll. “Brèves du soir”, 2024, 187 p., 16 €, ISBN : 978–2‑93123–525‑6

kurz poste restanteDès l’avant-propos, Frédéric Kurz assène un cre­do :

Je n’ai pas par­cou­ru le monde, ma présence en Afrique s’est lim­itée au Maroc, je n’ai jamais mis les pieds en Asie ni en Amérique du Sud. 
Mais je con­nais les aveu­gles men­di­ants de Buenos-Aires, j’ai (…) descen­du l’Amazone en radeau, dan­sé dans un bouge con­go­lais. J’ai pris l’air de la mon­tagne dans un sana­to­ri­um (…) j’ai par­cou­ru l’Inde et le Japon (…) J’étais avec les sur­vivants dans un monde postapoc­a­lyp­tique (…) J’ai enquêté, aimé, cou­ru, tué, cher­ché mes par­ents, trahi, survécu, aidé, soigné, que sais-je encore ?  Con­tin­uer la lec­ture

Envols brefs du bout du jardin

Jacques LACOMBLEZ, Sautes d’instant, brins d’humeur et un petit bout de jardin, Avec vingt-qua­tre dessins de Jean-Claude Sil­ber­mann, Quadri, 2024, 32 p., 25 €

lacomblez sautes d'instantAlors qu’il vient de boucler en galerie brux­el­loise la présen­ta­tion de ses pein­tures et dessins récents, Jacques Lacomblez mar­que égale­ment de sa plume de poète les 100 ans du sur­réal­isme, lui qui, né en 1934 – et inscrit dans sa galax­ie depuis 1956 – peut en compter dix de moins. Si ses précé­dents recueils lais­saient libre cours au poème de forme libre, par­fois mar­qué par la brièveté, il donne à lire cette fois une pleine brassée d’aphorismes. Le titre en est presque un lui-même : Sautes d’instant, brins d’humeur et un petit bout de jardin. Con­tin­uer la lec­ture

Des ratures éblouissantes

Un coup de cœur du Car­net

Blaise LESIRE, Opus­cule navrant, Cac­tus inébran­lable, 2023, 182 p.,  20 €, ISBN : 978–2‑39049–093‑7

« Tra­vailler pour l’incertain, aller sur mer, pass­er sur une planche »
Pas­cal, Pen­sées

lesire opuscule navrantLes apho­rismes de Blaise Lesire, dit le Mar­quis de l’Orée, dans ce pre­mier livre Opus­cule navrant, au titre d’une déli­cate ironie, se fondent sur une seule cer­ti­tude, celle de l’in­cer­ti­tude, et, comme il le dit de façon apparem­ment trag­ique,  de « l’in­san­ité du bon­heur ».

Lire un recueil d’apho­rismes est une opéra­tion de longue haleine, on peut se promen­er en trem­pant sa ligne dans le ruis­seau et en avançant à la paresseuse… Puis, soudain, une piqûre, un vif-argent entre deux eaux et un éblouisse­ment sur­git. Con­tin­uer la lec­ture

« Mes intentions sont pures, prenez garde ! »

Un coup de cœur du Car­net

Mar­cel HAVRENNE, Œuvres com­plètes, Édi­tion et intro­duc­tion par Gérald Pur­nelle, Tail­lis Pré, coll. « Ha ! », 2023, 306 p., 25 €, ISBN : 978–2‑87450–217‑0

havrenne oeuvres completesLes sur­réal­istes belges auraient-ils tous le même vis­age ? Des bonnes joues, sou­vent la lippe, et très présente, la tête, mas­sive et mon­tée sur un corps qui compte moins. Des mod­èles pour pho­toma­tons. De gross­es lunettes cer­clées qui leur font ce regard d’enfant du malaise, pas perçant pour un sou. Des têtes de pre­miers de classe devenus fonc­tion­naires ternes, assis appointés. En costard cra­vate même en vacances ; surtout en vacances. Même chevelus, on les dirait chauves. Et en matière de sourire énig­ma­tique, ils en remon­tr­eraient à Mona Lisa. Con­tin­uer la lec­ture

L’esprit Yourcenar au travers de sa correspondance

Mar­guerite YOURCENAR« Zénon, som­bre Zénon ». Cor­re­spon­dance 1968–1970 (D’Hadrien à Zénon, V), Texte établi et annoté par Joseph Bra­mi et Rémy Poignault avec la col­lab­o­ra­tion de Bruno Blanck­e­man et Colette Gaudin, édi­tion pré­facée et coor­don­née par Joseph Bra­mi et Michèle Sarde, Gal­li­mard, 2023, 944 p., 42 € / ePub : 29,99 €, ISBN : 9782072988936

yourcenar zenon sombre zenonDernier vol­ume de la série de cor­re­spon­dances D’Hadrien à Zénon, « Zénon, som­bre Zénon » cou­vre les années 1968–1970 qui voient la paru­tion de L’Œuvre au noir quand éclate Mai 68. Nom­bre de let­tres éclairent le regard rétro­spec­tif que Mar­guerite Yource­nar pose sur son œuvre, délivrent des analy­ses pré­cieuses de son esthé­tique, de sa poé­tique romanesque. D’autres ren­dent compte des con­flits avec le monde de l’édition, avec Plon, ou lais­sent entrevoir les prémiss­es d’un vaste pro­jet auto­bi­ographique en germe qui devien­dra Le labyrinthe du monde. Par­mi les innom­brables des­ti­nataires, des édi­teurs, des auteurs, des cri­tiques, des lecteurs, Claude Gal­li­mard, Bruno Roy,  Gabriel Mar­cel, Béa­trix Beck, Patrick de Ros­bo, Jean Guéhen­no, Mar­cel Arland, Georges Sion, Car­lo Bronne, Mar­cel Thiry…, auprès desquels elle appro­fon­dit des points nodaux de sa pen­sée de l’art, apporte des pré­ci­sions quant à la manière d’interpréter ses œuvres. Con­tin­uer la lec­ture

Tout et son contraire aphoristique, ou pas

Jean-Philippe QUERTON, Les phras­es du silence. Apho­rismes sur l’aphorisme et quelques autres formes brèves, Cac­tus inébran­lable, 2023, 232 p., 20 €, ISBN : 978–2‑07299–619‑1

querton les phrases du silencePar­mi les gen­res lit­téraires ayant l’habitude de se retourn­er et de pirou­et­ter sur eux-mêmes, de s’auto-commenter, se définir jusqu’à la non-déf­i­ni­tion, de se dé-posi­tion­ner et re-posi­tion­ner dans le roy­aume de la lit­téra­ture, l’aphorisme est un des rois. Roi ? Malan­drin ? Les apho­ristes, s’ils val­orisent leur genre, le por­tent davan­tage au pina­cle des voy­ous, des dis­si­dents, des mal élevés, des cousins péteurs plutôt qu’au pan­théon lit­téraire. J’écris cela un peu dizzy après le tour­bil­lon que provo­quent Les phras­es du silence. Apho­rismes sur l’aphorisme et quelques autres formes brèves. Con­tin­uer la lec­ture

Sous des tesselles de pensée…

Vin­cent POTH, Aléas sans amar­res ou Livre de pen­sées, Tail­lis Pré, 2023, 160 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87450–213‑2

poth aleas sans amarreEn plaçant d’emblée en exer­gue de son texte les cita­tions de deux Georges, Per­ros et Bataille, Vin­cent Poth donne le ton de son nou­veau recueil, Aléas sans amar­res pub­lié, comme le précé­dent, au Tail­lis Pré. C’est en quelque sorte entre les silences de Per­ros et les ver­tiges de Bataille que se noue le pro­pos des apho­rismes rassem­blés ici. Car il s’agit bien d’une écri­t­ure apho­ris­tique qui, comme le souligne Véronique Bergen dans la pré­face, oscille entre poésie et philoso­phie. Lau­réat du Prix Décou­verte 2022 de l’Académie Royale de langue et lit­téra­ture français­es de Bel­gique, Vin­cent Poth parvient à faire jail­lir, par la ful­gu­rance de ses for­mules, le mir­a­cle des jours ordi­naires. Tou­jours selon la pré­facière, « les jeux sur les trem­ble­ments de la pen­sée et de la langue se penchent sur l’amour, le désir, l’activité de l’esprit, le temps, l’identité, la tran­scen­dance. » Le tout pétri dans une langue presque pure. Car c’est bien ce « presque » que l’auteur assume et revendique. Une pen­sée en éclat, pen­sée-dyna­mite dont l’aphorisme serait la mèche prête à accueil­lir l’étincelle. Une pen­sée qui, pour être tran­chante, se doit d’interroger le doute et la con­tra­dic­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Un pas, puis l’autre

Olivi­er SPINEWINE (texte) et Lisa SIBILLAT (image), Com­ment encore marcher?, Lus­tre, 2023, 50 p., 20 €

spinewine comment encore marcherEn cou­ver­ture, il y a d’abord cet homme, sem­blant chauss­er ses jambes aux­quelles ses mains s’agrippent fer­me­ment ; elles ressem­blent à des cuis­sardes se ter­mi­nant en orteils, capa­bles d’avaler sept lieues en une foulée. Une cer­taine per­plex­ité mar­que son vis­age, pour­tant sans trait. Et le titre de l’ouvrage de réson­ner : Com­ment encore marcher ? Puis, au fil du recueil, d’autres fig­ures, elles aus­si en sil­hou­ette, elles aus­si en noir et blanc, ques­tion­nent le mou­ve­ment. Cer­taines s’étirent ou se recro­quevil­lent, d’autres s’agitent dans une danse incon­nue, quelques-unes se con­tor­sion­nent. Et beau­coup s’agrippent ou tien­nent : des chevilles, des jambes, des chaus­sures-pieds (évo­quant Le mod­èle rouge magrit­tien). L’équilibre se cherche, à tâtons, dans la chute et l’immobilisme. Ces êtres de lith­o­gra­phie, issus de l’imagination et du savoir-faire de Lisa Sibil­lat, touchent par leur empêche­ment, leur incon­fort, leur gaucherie aus­si par­fois. Con­tin­uer la lec­ture

Cinquante-six danses avec le maelström

COLLECTIF, 56 Descentes dans le mael­strÖm, Mael­ström reEvo­lu­tion, 2023, 306 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87505–460‑9

collectif 56 descentes dans le maelstromPoint d’ombilic de la nais­sance du pro­jet mael­strÖm, la nou­velle d’Edgar Allan Poe, Une descente dans le Mael­strom se voit recréée, réin­ter­rogée, pro­longée par le texte, l’image ou le dessin. Cinquante-cinq artistes (de Bel­gique, de France, d’Italie, du Liban, du Con­go-Zaïre, d’autres pays) descen­dent dans le vor­tex textuel d’Edgar Allan Poe. Un arc de cer­cle relie trois espaces : le texte de Poe pub­lié en 1841, l’aventure édi­to­ri­ale frayée par David Gian­noni en 1987 avec la créa­tion de la revue Mael­strÖm et la nou­velle vague pro­duite à l’occasion des trente-trois ans de l’aventure du pro­jet mael­strÖm.  C’est cette nou­velle vague générée par un texte aux vibrantes ondes de choc que le recueil col­lec­tif nous offre. 56 Descentes dans le mael­strÖm s’ouvre sur la nou­velle de Poe, laque­lle décrit le réc­it d’un des trois frères ayant survécu au mael­ström de Mok­strau­men. Con­tin­uer la lec­ture

Un Blavier, sinon rien !

André BLAVIER, Un bib­li­ographe au pays des fous, Choix de textes, entre­tien et post­face de Rony Demae­se­neer, Espace Nord, 2023, 340 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–585‑8

blavier un bibliographe au pays des fousLe terme de « bib­li­ogra­phie » entre dans le Dic­tio­n­naire de l’Académie française aux envi­rons de 1760, mais on con­sid­ère générale­ment le savant Gabriel Naudé (1600–1653) comme le pre­mier bib­li­ographe français en tant que tel. Et com­ment définis­sait-on Naudé en son temps ? Par sa fonc­tion de bib­lio­thé­caire (notam­ment pour Mazarin), sa haute éru­di­tion, ses qual­ités de let­tré, et son inscrip­tion per­son­nelle dans le mou­ve­ment des penseurs lib­ertins. Lui-même rédi­gea une Bib­li­ographia polit­i­ca, réu­nis­sant un vaste cor­pus de références et de textes con­sacrés à la chose poli­tique. Con­tin­uer la lec­ture