Brigitte GUILBAU, Le prématuré qui voulait naître sous le signe du scorpion et tutoyer les étoiles, Lilys, 2021, 152 p., 7,20 €, ISBN : 9782390560142
Le prématuré qui voulait naître sous le signe du scorpion et tutoyer les étoiles, le nouvel opus de Brigitte Guilbau, est un recueil de cinq nouvelles donnant la parole à des jeunes, depuis leur vie in utero jusqu’à leurs premiers pas de jeunes adultes. Nous avons ainsi l’occasion d’explorer la vie d’un fœtus non désiré dans le ventre de sa mère. En pleine crise existentielle, il analyse avec un humour grinçant les décisions prises par ses parents adeptes de l’improvisation.
Et c’est ainsi que, dans la toute nouvelle Dauphine grise où Papa avait attendu en boudant que Maman sorte de chez le faiseur d’anges, ce casseur de liberté qui leur avait interdit de me dévisser non sans leur rappeler que j’étais déjà un fœtus, je devins la petite princesse attendue, mais non désirée d’un couple qui avait oublié l’espace d’une soirée qu’on ne donne pas la vie à un enfant, mais que, parfois, il vous la vole. Continuer la lecture
De janvier (« C’est l’enfance de l’année ») à décembre (« le jour est pauvre de lumière, mais on l’illumine de feux et de liesses »), Maurice des Ombiaux compose, avec un plaisir qui fait chanter les mots, L’ornement des mois. Un « almanach sentimental et gourmand », comme le présente dans sa préface Jean-Baptiste Baronian, paru en 1910, et que l’Académie royale de Langue et de Littérature a eu l’heureuse idée de ressusciter.
Anne Richter a quinze ans lorsqu’elle rédige les dix-sept contes rassemblés dans le recueil, La fourmi a fait le coup, réédité aujourd’hui par Samsa.
Il y a maintes façons de s’engouffrer dans le labyrinthe de la personnalité d’un écrivain : via ses amitiés littéraires, sa généalogie, ses amours, ses mœurs, son style, on peut parvenir à approcher, voire à dévoiler, son Rosebud. Mais est-il un révélateur plus intime de soi que la bibliothèque ? La présence de livres autour de soi, sur les murs ou disposés sur la table de travail ; l’immersion dans un cocon – ou un tombeau – de papier sont pour certains la condition sine qua non de la démarche créatrice… Il y a la compulsion à acquérir des pièces rares, l’ordre qu’on tente d’établir dans un classement… La bibliothèque est à la fois cadre de vie et appendice de soi, exosquelette et miroir. Et quel frisson quand on intègre l’un de ses propres ouvrages dans un rayonnage voisin de ceux que peuplent autant de figures admirées, tutélaires. 
Ça se passe à Mons, à Cuesmes, aux États-Unis, dans un arc entre deux mondes.
J’écris : voici mon frère, il n’a fait que passer, mais la phrase ment. Alors je cherche les traces qu’il a laissées dans le regard des autres. Il me relie à eux. Qu’est-ce qui s’est inscrit en eux de son passage ?
Comme une lance de René Bizac s’offre comme une étrange pièce dramatique onirique dotée d’une langue souvent proche de l’hyperréalisme.
La vie de Julius est plutôt morose depuis qu’il a perdu son travail… ou peut-être l’a‑t-elle toujours été ? Cet éternel célibataire est très solitaire. Il voit parfois sa vieille sœur Marcella qui vit dans une petite maison de l’ancien béguinage de Mont-Saint-Amand. À l’époque, il allait aussi parfois rendre visite à Lieve, une prostituée du quartier de la gare. Poussé par un élan inhabituel – comme s’il était temps qu’il aille à contre-sens de sa vie – il entre chez un antiquaire et en ressort avec une statuette représentant le dieu Pan, le sexe dressé. Il ne sait expliquer pourquoi il est attiré par cet objet. Il veut montrer la statuette à Marcella. La vieille femme qui perd la vue sourit joyeusement en touchant le membre de la statuette. Julius sent que quelque chose a changé dans sa vie depuis qu’il a acquis cette statuette, comme si sa mélancolie voulait disparaître. Il veut revoir Lieve, mais il apprend qu’elle ne travaille plus dans le café où il allait la retrouver.
Apolline, Apo pour les intimes, n’a, depuis la fin de ses études de cinéma, qu’une seule obsession : devenir une autrice célèbre !
Nulle figure autre que celle d’Annemarie Schwarzenbach ne pouvait inaugurer la prometteuse collection « Figures de l’itinérance » des éditions Double ligne – collection créée par Laurent Pittet, le fondateur de la revue Roaditude.
Il est marin pêcheur, c’est ce qu’il voulait faire depuis tout petit. La violence des flots, les tempêtes, la lutte pour maîtriser l’immaîtrisable, il en a besoin.
Le premier roman de Laura Tinard met en scène Pamela, une jeune artiste évoluant dans le milieu alternativo-hipe-arti bruxellois.