Un musée du Chat de Geluck à Bruxelles en 2023

Ce jeu­di 22 novem­bre, le Min­istre-Prési­dent de la Région de Brux­elles-Cap­i­tale, Rudi Ver­voort, et le dessi­na­teur Philippe Geluck ont présen­té, avec l’architecte Pierre Hebbe­linck, le pro­jet archi­tec­tur­al du futur musée du Chat et du car­toon, LE CHAT car­toon muse­um. Con­tin­uer la lec­ture

Au bord des précipiscines

Jean-Luc & Simon OUTERS, Maîtres nageurs, La pierre d’alun, coll. « La petite pierre », 2018, 64 p., 15 €, ISBN : 978–2‑87429–106‑7

Dans Le voy­age de Luca, prix Rossel des jeunes en 2008, Jean-Luc Out­ers s’émerveillait au tra­vers des yeux de ses per­son­nages, incré­d­ules sur les bor­ds du précipice du Col­orado, grand auteur liq­uide du Grand Canyon. Devant tant d’une mag­nif­i­cente beauté, hébété, il se demandait devant le divin œuvre de la nature : « com­bi­en de con­ver­sions au bord du précipice ? » Con­tin­uer la lec­ture

Appel à candidature pour une résidence d’artistes

La Mai­son des Cul­tures et de la Cohé­sion Sociale de Molen­beek-Saint-Jean lance un appel à rési­dence d’artistes (toutes dis­ci­plines con­fon­dues) pour l’été 2019 sur le thème de « l’espace ». Les can­di­da­tures sont à intro­duire avant le 15 févri­er 2019. Con­tin­uer la lec­ture

Heureux qui comme Schliemann…

Michel CLAISE, La porte des lions, Luce Wilquin, 2018, 276 p., 20 €, ISBN : 9782882535511

Heureux qui comme Schlie­mann, fit de – très – nom­breux voy­ages et surtout de mul­ti­ples décou­vertes qui révo­lu­tion­nèrent l’archéologie. Voici, grossière­ment résumé, le sujet du neu­vième livre pub­lié par Michel Claise, indé­fectible­ment fidèle aux édi­tions Luce Wilquin.

Mais qui fut cet Hein­rich Schlie­mann, né en Alle­magne en 1822 ? Une pré­face nous explique d’emblée d’où vient le titre du roman, La porte des lions, et le des­tin excep­tion­nel de cet homme par­ti de qua­si rien, qui fit for­tune dans des affaires mul­ti­ples en pleine ruée vers l’or améri­cain ou dans la Russie des tsars, après des années d’errance et de mis­ère à Ham­bourg et Ams­ter­dam. Dès l’entame du réc­it, Claise s’attache à mon­tr­er que les grandes pas­sions trou­vent leur source dans l’enfance et, sin­gulière­ment en ce qui con­cerne Hein­rich Schlie­mann, dans les réc­its que lui fai­sait son père pas­teur à par­tir de L’Iliade. Il se pas­sion­na pour les civil­i­sa­tions anci­ennes et les langues au point d’en par­ler près de vingt (!), s’inscrivit sur le tard à la Sor­bonne, réus­sit avec suc­cès une thèse et res­ta dans l’Histoire comme le décou­vreur de la ville de Troie ain­si que les tré­sors de Mycènes. Une pré­face dont il eût été préférable à nos yeux de faire l’économie car elle nous fruste du plaisir de la décou­verte pré­cisé­ment. Con­tin­uer la lec­ture

Estampillé « ritournelle »

Corinne HOEX et Kikie CRÊVECOEUR, Elles vien­nent dans la nuit, Esper­luète, 2018, 24 p., 20 €, ISBN : 978–2‑35984–105‑3

un bruit léger de pas
elles vien­nent dans la nuit
depuis ce lieu per­du
les embrass­er
les per­dre

Cinq vers – une estampe.

Dans l’ouvrage Elles vien­nent dans la nuit de la poète Corinne Hoex et de l’artiste Kikie Crêve­coeur, cinq vers sur chaque page entrent en réso­nance avec une estampe sur l’autre page. Davan­tage qu’un dia­logue, il faudrait sans doute par­ler d’un dip­tyque : les poèmes se voient non véri­ta­ble­ment illus­trés par les estam­pes mais, eux-mêmes devenus empreintes frag­iles (de par la retenue et la déli­catesse qui sourd d’eux), ils sont embrassés et per­dus à tra­vers elles – et vice ver­sa. Con­tin­uer la lec­ture

Marc Wilmet a quitté le paradis

Marc Wil­met

Ce titre est inspiré par l’ultime ouvrage du philosophe Clé­ment Ros­set, L’endroit du par­adis, pub­lié en 2018 un mois après sa mort. Ros­set était né à Carteret, sou­vent et avec fer­veur fréquen­té par Marc, Anne-Rosine et Mar­got ; Marc a ren­con­tré une seule fois Ros­set, à Nice, tout en igno­rant son lieu de nais­sance, que je lui ai révélé ; le philosophe l’avait longue­ment entretenu de Hergé. Con­tin­uer la lec­ture

Sus aux moumoutons !

Noémie FAVART, Tibor et le mon­stre du désor­dre, Ver­sant Sud, 2018, 40 p., 15.90€, ISBN : 978–2‑930358–96‑3

De notre plus ten­dre enfance nous reste le sou­venir d’un petit album car­ré, pub­lié chez Dupuis et signé Gunilde Wolde, une illus­tra­trice sué­doise. On y suiv­ait Titou, garçon­net désor­don­né qui, à mesure qu’il cher­chait son ours dans l’amas de jou­ets de sa cham­bre, finis­sait par retrou­ver son éléphant bleu, son bal­lon et ses crayons de couleur, avant d’enfin met­tre la main sur la très con­voitée peluche. Façon à peine déguisée (et un peu moral­isatrice) de dire « Sois métic­uleux, mon bon­homme, et plus jamais tu n’égareras tes tré­sors ». Con­tin­uer la lec­ture

La nature : grimoire ou miroir ?

Thier­ry-Pierre CLÉMENT, Approche de l’aube, pré­face de Jean-Pierre Lemaire, Ad Solem, 2018, 119 p., 19 €, ISBN : 978–2‑37298–096‑8

Retour délibéré aux fon­da­men­taux de l’ex­is­tence, la poésie de Thier­ry-Pierre Clé­ment octroie au monde naturel une préférence sou­veraine : mon­tagne, forêt, oiseaux, hori­zon mer-ciel, lumière du jour, jeux du vent, nulle atten­tion n’é­tant accordée à la moder­nité urbaine ou tech­nique. Tous ces élé­ments de la nature prim­i­tive, empreints de famil­iar­ité autant que de mys­tère, il s’ag­it pour le poète d’en guet­ter les signes les plus ténus, de les accueil­lir en lui, d’ex­plor­er les sen­ti­ments et les ques­tions qu’ils lui inspirent. « Il est bon d’ap­partenir à la terre », écrit-il, ou, devant le spec­ta­cle d’une glycine, « stupé­fait de recevoir ce matin / tant de mer­veille imméritée ». Ain­si une rela­tion à la fois con­stante et dis­symétrique s’ex­erce-t-elle entre le Dehors et le Dedans, assignés respec­tive­ment aux rôles de dis­pen­sa­teur et de béné­fi­ci­aire, mais sans exclure un pro­fond désir de com­mu­nion, sinon même de fusion : « laisse-la devenir toi / et toi / deviens la rose », « et nous lais­sons la mer / entr­er dans notre cœur ». Même si elle n’est pas explic­itée, la dimen­sion spir­ituelle de cette poésie ne laisse guère de doute : évo­ca­tion brève de thèmes tels que l’at­tente, l’e­spoir, l’é­ter­nité, sans oubli­er cette voix « qui habite au fond de notre cœur / mais est plus vaste que notre cœur ». Ain­si la rela­tion nature-poète forme-t-elle le par­fait récep­ta­cle d’une foi en devenir. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Rossel : les finalistes

Le jury du Rossel 2018 
© Le Soir

Alors que la sai­son des grands prix d’au­tomne se ter­mine en France, le prix Rossel, le plus pres­tigieux prix lit­téraire belge fran­coph­o­ne, a livré ses cinq final­istes. La sélec­tion 2018 fait la part belle aux pre­mières œuvres et aux édi­teurs français. Le lau­réat sera con­nu le 6 décem­bre.  Con­tin­uer la lec­ture

Le prix Saga Café pour Bernard Antoine

Bernard Antoine

Bernard Antoine

Bernard Antoine a reçu le prix Saga Café pour son pre­mier roman, Pur et nu (Mur­mure des soirs). Il suc­cède à Mar­cel Sel, couron­né en 2017 pour Rosa (ONLiT). Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on se dit qu’il est bon de se sentir un peu, beaucoup, comme tout le monde

Un coup de cœur du Carnet

Jérôme POLOCZEK, Autubi­ogra­phie, Arbre à paroles, coll. « IF », 2018, 84 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87406–664‑1

Jérôme Poloczek est un mon­sieur comme tout le monde. Jérôme Poloczek aime et s’en­dort, se pré­pare à manger, boit des quan­tités de ver­res d’eau, jalouse, se sent hum­ble, scrute son corps, les minus­cules change­ments de son corps, se pose des ques­tions quant au fait de vieil­lir, habite un apparte­ment qui est son apparte­ment ou un apparte­ment qui n’est pas son apparte­ment, ressent des fois de la joie des fois de la crainte, s’en­dort seul ou avec quelqu’un, a des amis et des amies, sait que plus tard son cœur et son corps con­naîtront des épreuves. Bref, Jérôme Poloczek fait l’ex­péri­ence du monde, de la vie dans le monde, et nous la rap­porte dans une Autubi­ogra­phie pince-sans-rire, fausse­ment naïve, fausse­ment douce, mais per­cu­tante. Con­tin­uer la lec­ture

Le Renaudot des Lycéens pour Adeline Dieudonné

 

Adeline Dieudonné

Ade­line Dieudon­né

Les ado­les­cents qui com­posent le jury du Renau­dot des Lycéens ont livré leur ver­dict : c’est la Belge Ade­line Dieudon­né qui rem­porte le prix pour son pre­mier roman La vraie vie (L’I­con­o­claste). Con­tin­uer la lec­ture

Bibliographie — 15 novembre 2018

Avec la bib­li­ogra­phie du Car­net, retrou­vez toutes les pub­li­ca­tions, nou­veautés et réédi­tions, en lit­téra­ture belge.

Une liste établie par Thibault Car­i­on

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Respirer des mots

Véronique JANZYK, La robe de nuit, ONLIT, 2018, 80 p., 9 € / ePub : 5.49 €, ISBN : 978–2‑87560–106‑3

Les mots que l’on respire ce sont les fleurs d’un bou­quet dont on demande le nom.

Ce serait l’apaisement, le côté posi­tif et l’espoir qui l’emportent dans ce livre de Véronique Janzyk qui tout de même en appelle à la com­pas­sion. Con­tin­uer la lec­ture

Claire Lejeune, « voix pourpre » et « contrebandière de la pensée »

Claire LEJEUNE, Pour trou­ver la clé, il fal­lut per­dre la mémoire des ser­rures, textes inédits choi­sis par Anne André, Danielle Bajomée et Mar­tine Renouprez, Arbre de Diane, coll. « Les Deux Sœurs », 2018, 96 p., 12 €, ISBN : 978–2‑930822–10‑5

La prose poé­tique, les essais de Claire Leje­une (1926–2008) sont placés sous le signe de la ful­gu­rance, d’une poé­tique rad­i­cale­ment nova­trice qui entend décloi­son­ner les savoirs, les expéri­ences afin de tra­vers­er les chapes du pou­voir, de la dom­i­na­tion et de recon­tac­ter les promess­es à venir des orig­ines. Dans les années 1960, La gangue et le feu, Le pour­pre, La geste, Le dernier tes­ta­ment, Elle sig­nent l’avènement d’une parole qui noue indis­sol­uble­ment nais­sance à soi hors des rets du patri­ar­cat, expéri­ence mys­tique d’un verbe poli­tique et poé­tique, sub­ver­sion des piliers d’une civil­i­sa­tion qui a muselé les femmes. De se dire, les sans-voix mon­tent à l’existence, gag­nent un proces­sus de sub­jec­ti­va­tion que Claire Leje­une place sous le signe de l’ouverture à l’autre de la rai­son et aux ter­res du sym­bole. « Nous ne faisons pas la poésie. Elle nous fait de nous défaire » écrivait-elle. Con­tin­uer la lec­ture

Adeline Dieudonné finaliste du Goncourt des Lycéens

Adeline Dieudonné

Ade­line Dieudon­né

Le jury du Goncourt des Lycéens 2018 a choisi cinq final­istes par­mi les quinze livres en lice. Par­mi ceux-ci se trou­ve le suc­cesseur d’Al­ice Zen­iter, récom­pen­sée en 2017. La Belge Ade­line Dieudon­né est l’une d’en­tre eux.  Con­tin­uer la lec­ture