Jean DAIVE, Penser la perception, Atelier contemporain, 2022, 25 €, ISBN : 978–2‑85035–063‑4
Troisième volet du cycle Le monde encore une fois, Penser la perception fait suite aux ouvrages L’exclusion (2015) et Pas encore une image (2020) pour interroger le rapport, très vaste et large, de la parole à l’image. Somme d’interviews et de textes consacrés à divers artistes, Penser la perception se consacre pour sa part essentiellement à la question de la sensation au travers de la photographie, du film et de l’écriture. Comme l’écrit Jean Daive dans l’avant-propos, « Il y a très tôt une fébrilité visuelle ou acoustique qui stimule sans toutefois l’expliquer le déplacement (notre déplacement) et cherche néanmoins à comprendre ses étendues sinon son existence et ses liaisons. » Continuer la lecture

En découvrant Une fille comme toi, on a songé aux Demoiselles d’A de Yak Rivais (1979), ce roman centon exclusivement constitué de phrases tirées d’autres romans – quelque sept cents citations piochées chez plus de quatre cents auteurs et patiemment assemblées pour former un récit cohérent.
Disons-le d’emblée : Alerte 5 est un livre formidable. Le bédéaste belge Max de Radiguès s’est attaqué à une grande aventure spatiale : à la suite de l’explosion d’une fusée lors de son lancement, provoquant le décès des trois astronautes qui avaient embarqué à son bord, la NASA suspecte une attaque terroriste. Aussitôt, le secteur est en panique et passe en niveau d’Alerte 5, le plus élevé. Un protocole strict, censé assurer la sécurité de tous, devra être appliqué par les astronautes, mais aussi les cinq protagonistes de cet album, en pleine mission scientifique sur la base d’exploration martienne. Alors qu’ils étaient déjà géographiquement isolés, les rares contacts qu’ils avaient avec l’extérieur leur sont désormais totalement interdits, et ils se retrouvent plus reclus que jamais. Comment vont-ils s’en sortir ?
Déjà, le nom ! « Dark Vador » en français, une traduction qui n’est pas trop bancale : George Lucas, le créateur du personnage, a confessé avoir construit le nom « Darth Vader » en écho à l’idée d’un « père sombre » (« Dark Father » en anglais).
Véronique Bergen propose une réflexion éblouissante à partir de la trame thématique d’un film-culte qui fit scandale au moment de sa diffusion (1974) : Portier de nuit de Liliana Cavani, réalisatrice qui, dans la plupart de ses films, s’attache à décrire la complexité des sentiments amoureux, les zones d’ombre de l’être humain, englué dans des situations historiques, politiques ou sociales troublées.


Simenon et le cinéma, c’est une histoire d’amitiés (avec des réalisateurs et des acteurs de renom), d’argent aussi, certes – puisque le romancier comprit très tôt le bénéfice que lui rapportaient les adaptations de ses romans, quitte à en céder les droits en des temps où il eût été moins compromettant de s’abstenir. Une histoire d’amour surtout, qui commence par un coup de foudre entre Septième Art et Littérature, et se poursuit en idylle entre texte et image, jusqu’à ce que surgissent les inévitables questionnements sur leur fidélité respective… Heureusement, les nombreuses divergences n’amenèrent jamais à la rupture définitive. 
L’anecdote est connue, elle est entrée dans la légende. Le téléphone d’un jeune designer belge spécialisé dans la réalisation d’affiches de films en tirage limité sonne. L’affiche de Jaws (Spielberg, 1975) ? Le mystérieux interlocuteur veut le stock entier. Au bout du fil ? Steven Spielberg en personne.
Cet ouvrage constitue une réédition d’un
« Un rêve de bagel, c’est un rêve et non pas un bagel » disait Harry, l’oncle de Michaël. Soit, le rêve du petit pain ne rassasie pas. Mais il peut donner faim ou créer des envies. C’est ce qui arrive dans ce roman, Le rêve de Harry, à Michaël, agent immobilier dans le Bruxelles des années 2000, après avoir été détective privé. Difficile de faire fortune dans ce métier où tous les coups sont permis. Mais le hasard peut bien faire les choses.
À l’occasion de