Archives par étiquette : Thierry Horguelin

Horizons littéraires en vingt-deux instantanés

COLLECTIF, Fenêtres sur court, textes réunis et présentés par Laura Delaye, Nausicaa Dewez, Laurence Ghigny, Violaine Gréant et Valériane Wiot, Impressions nouvelles, coll. « Espace Nord », 2021, 278 p., 10 €, ISBN : 978-2-87568-550-6

fenetres sur courtAutomne 2021 : Espace Nord sort son 400e numéro, La Fureur de lire fête ses 30 ans. Les comptes ronds incitent à marquer le coup et ce double jubilé ne fait pas exception. Ce n’est donc pas une réédition classique dans la collection patrimoniale qui a hérité, par le hasard de la numérotation, de ces deux zéros sur sa tranche. Et, tant que l’on parle de chiffres, il ne s’agit pas à proprement d’une mais plutôt de vingt-deux rééditions. Vingt-deux !? Dans un seul volume ? Parfaitement ! Vingt-deux nouvelles, échantillon choisi parmi les plus de cent plaquettes éditées dans le cadre de la Fureur de lire. Tâche ardue à n’en pas douter. Continuer la lecture

Pratique et théorie du ciné-roman-photo

Jan BAETENS, Une fille comme toi, Jean Boîte Éditions, 2020, 48 p., 20 €, ISBN: 978-2-36568-032-5

baetens une fille comme toiEn découvrant Une fille comme toi, on a songé aux Demoiselles d’A de Yak Rivais (1979), ce roman centon exclusivement constitué de phrases tirées d’autres romans – quelque sept cents citations piochées chez plus de quatre cents auteurs et patiemment assemblées pour former un récit cohérent. Continuer la lecture

L’art de voir double

Un coup de coeur du Carnet

Thierry HORGUELIN, Nouvelles de l’autre vie, Montréal, L’Oie de Cravan, 14 €, ISBN : 9782922399998

horguelinThierry Horguelin, le plus british des citoyens de la République Libre d’Outremeuse, nous revient après un large détour par Montréal. Son recueil Nouvelles de l’autre vie, édité par l’enseigne au nom énigmatique L’Oie de Cravan, s’annonce en quatrième de couverture comme « l’exploration de quelques labyrinthes ». Égarement garanti. Continuer la lecture

Avec la langue…

Un coup de coeur du Carnet
Ghislain COTTON

horguelinVivant au XVIe siècle dans la région liégeoise, le révérend Dominicain Johannes Leo Placentius (dit Léon le Plaisant), à force sans doute de répéter qu’au commencement était le verbe, fut un des premiers praticiens connus du tautogramme, avec son Pugna porcorum (le « combat des cochons »). Cinq siècles plus tard,  avec Alphabétiques, le plaisant Thierry Horguelin, ludique militant et fin lettré, vivant lui aussi à Liège, quoique né à Montréal, inscrit aujourd’hui son nom dans cette tradition ancestrale comme dans le droit fil de l’Oulipo, cet Ouvroir de Littérature Potentielle, né en 1960 des œuvres de Raymond Queneau et François Le Lionnais. Continuer la lecture