Archives par étiquette : Texte et image

Le petit prince prend le métro

Ludovic FLAMANT et Jeroen HOLLANDER, Pas­sagers, Esper­luète, 2018, 48 p., 14 €, ISBN : 978–2‑35984–097‑1

A pri­ori, on peut hésiter entre des cartes du ciel et des cartes souter­raines. Ou bien ce sont des cir­cuits pour appren­dre l’électricité ? Des plans de con­nex­ions synap­tiques dans la boîte crâni­enne ? Ou bien le labyrinthe à bor­ds per­dus de minces ter­ri­ers ? C’est peut-être le réseau raison­né des racines des hêtres de la Forêt de Soignes ? De ces points et lignes ain­si fixés sur les pages four­mille une intense mobil­ité… Prob­a­ble­ment celle de nos émo­tions, de nos obses­sions enfouies dans la pro­fondeur incar­tographi­able de nos cerveaux. Con­tin­uer la lec­ture

Le silence de la Poupée

Un coup de cœur du Carnet

Goele DEWANCKEL (images) et Car­o­line LAMARCHE (textes), La Poupée de Mon­sieur Silence, FRMK, 2018, 56 p., 19€, ISBN : 9782390220121

La Poupée de Mon­sieur Silence, c’est d’abord un objet que l’on décou­vre en l’examinant sous tous les angles. Le livre, superbe­ment soigné, sub­jugue par sa con­cep­tion. Sa jaque­tte est déjà une œuvre en soi : la palette intérieure se décline, de gauche à droite, à tra­vers de gros nuages bor­deaux, rouges, canard, mar­ron, qui pren­nent peu à peu la teinte de dif­férents bleus, élec­trique, clair et cyan. Ce mou­ve­ment d’éclaircissement et de refroidisse­ment est en par­fait accord avec la par­tie de la cou­ver­ture en vis-à-vis : en pre­mière, des feuilles de chêne noires, ver­ti­cales, sur fond vio­let ; en qua­trième, ces mêmes feuilles, cette fois désor­don­nées, nervurées et ondu­lantes, oranges sur ocre. Et lorsque l’on revient en arrière – car pourquoi ne pas com­mencer par le com­mence­ment, lecteur empressé ? – c’est la jaque­tte extérieure den­sé­ment col­orée qui happe l’admiration. Elle recèle toute l’atmosphère du livre : de sub­tiles dis­so­nances, alour­dies par le poids d’une fausse gaité d’autant plus man­i­feste qu’elle s’inscrit dans une per­spec­tive ascen­sion­nelle (soutenue par le for­mat longiligne de la pub­li­ca­tion). L’on perçoit instinc­tive­ment un malaise, l’on est intrigué. Dire que l’on n’a même pas encore tourné la pre­mière page… Con­tin­uer la lec­ture

Dans l’intimité familiale des koalas

Un coup de cœur du Carnet

Anne HERBAUTS, Les koalas ne lisent pas de livres / Les griz­zlis ne dor­ment qu’en hiv­er, Esper­luète Édi­tions, 2018, 64 p., 18 €, ISBN : 9782359840957

Ce n’est pas un mais deux albums d’Anne Herbauts que pub­lie l’éditeur belge Esper­luète. Ou, plus exacte­ment, deux livres en un seul et sin­guli­er objet : un livre à deux entrées, qui, par un habile jeu de reli­ure, se lit de façon telle que, lorsqu’on en ter­mine un et qu’on le referme, on se trou­ve face à la cou­ver­ture de l’autre. Fidèle à son habi­tude, Anne Herbauts joue avec la matéri­al­ité du livre en en créant deux dos-à-dos (l’un dédié aux mamans et aux papas, l’autre aux papas et aux mamans). Et comme d’habitude, le dis­posi­tif adop­té fait pleine­ment sens. Con­tin­uer la lec­ture

Instants de vie

Olivi­er ODAERT, Soli­tudes, Illus­tra­tions de Syl­vain Del­court, Acad­e­mia, 2018, 121 p., 15 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 978–2‑8061–0381‑9

odaert solitudesSoli­tudes. Un recueil de nou­velles brèves, sai­sis­sant des instants qui mar­quent notre vie, et que nous gar­dons secrets, cachés dans les plis du quo­ti­di­en.

Ici, un homme assis depuis des heures sur un banc, dans un parc, immo­bile, silen­cieux, ne sem­ble pas con­scient de la présence à ses côtés d’un jeune garçon qui lui prend la main, cherche son regard per­du dans le loin­tain. Il se lève, s’en va marcher sans but dans les allées, revient, inter­roge douce­ment : « On y va, Papa ? », ne reçoit pas de réponse. Le soir tombe, le froid pince, les pas­sants ont déserté le parc. Et le garçon part à son tour, après avoir une dernière fois posé con­tre sa joue une main désor­mais froide et rigide, et mur­muré un bon­soir à l’accent d’adieu. (Papa) Con­tin­uer la lec­ture

Universeul

Tito DUPRET, Uni­verseul – La Vie par haïkus, Uni­verseul, 2017, 79 p., 29€, ISBN : 978–2‑9602081–0‑8

Un haïku c’est
Entre cul­ture et nature
Un instan­ta­né
L’ex­pres­sion d’une émo­tion
Un tout petit con­fet­ti

dupret universeul la vie par haikusTelle est la déf­i­ni­tion, dans les règles de l’art, que livre Tito Dupret de cette expres­sion lit­téraire née au Japon et dérivée du tan­ka : le haïku. Formelle­ment, ces poèmes, brefs et dens­es, s’articulent autour de trois péri­odes de 17 mores (5 – 7 – 5) pour le haïku, adjoints de 14 autres réu­nis en un ver­set (5 – 7 – 5 / 7 – 7) pour le tan­ka. Sym­bol­ique­ment, tous deux captent la Nature, les saisons et l’instant présent dans des évo­ca­tions fugaces. Tito Dupret en a rassem­blé soix­ante-trois, dans son recueil Uni­verseul – La Vie par haïkus, et les a assor­tis de soix­ante-qua­tre pho­togra­phies pris­es à divers endroits du globe : près de chez nous (Bel­gique, France, Mona­co), un peu plus loin (Ital­ie, Roumanie), et plus avant encore (Chine, Macao, Thaï­lande, Tibet, Viet­nam, Égypte, Éthiopie, Afghanistan, Tan­zanie). De ses voy­ages, ici et ailleurs, à l’intérieur et à l’extérieur, il a rap­porté visions, impres­sions et réflex­ions : Con­tin­uer la lec­ture

Poésies chatoyantes

Pierre CORAN, Vanes­sa HIÉ, Chats rimés, Didi­er Jeunesse, 2018, 40 p., 13,90 €, ISBN : 9782278089758

coran hié chats rimésL’auteur mon­tois Pierre Coran, ancien insti­tu­teur et directeur d’école, a choisi d’entièrement con­sacr­er son dernier recueil de poèmes, Chats rimés, aux matous de tous poils. Le chat comme inspi­ra­tion ani­mal­ière, certes, mais aus­si comme exer­ci­ce styl­is­tique puisque la sonorité du mot donne sa tonal­ité à l’ensemble des textes de ce livre, lui con­férant une belle cohérence. Con­tin­uer la lec­ture

Une rencontre au pays de Delvaux

Jean JAUNIAUX, Per­cep­tion de Del­vaux, édi­tion Au Hibou des dunes, 2018, 40 p., 8 €, ISBN : 978–2‑96022128–0‑8

jauniaux perception de delvaux.jpgSous le titre intri­g­ant Per­cep­tion de Del­vaux, une nou­velle de Jean Jau­ni­aux imag­ine une ren­con­tre touchante, un jour d’été, dans le musée de Saint-Ides­bald con­sacré au pein­tre.

Le nar­ra­teur, l’autocariste qui a con­duit un groupe de touristes japon­ais de Bruges à Gand, puis jusqu’à Saint-Ides­bald, et l’accompagne dans sa vis­ite, remar­que une jeune fille qui s’attarde devant chaque tableau, lais­sant s’éloigner ses com­pagnons de voy­age avec leur guide jacas­sant, absorbée par sa con­tem­pla­tion fer­vente. Con­tin­uer la lec­ture

Les mondes sensibles de Béatrice Libert

Béa­trice LIBERT, Ce qui vieil­lit sur la patience des fruits verts : antholo­gie, Choix et pré­face d’Yves Namur, Pein­tures de Fran­cis Joiris, Tail­lis Pré, 2018, 180 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87450–129‑6</span>

libert ce qui vieillit sur la patience des fruits vertsYves Namur a signé de nom­breuses antholo­gies de qual­ité, seul ou en tan­dem avec la regret­tée Lil­iane Wouters. Son cat­a­logue du Tail­lis Pré atteste de ses goûts et de son juge­ment d’éditeur. Tout choix étant un par­ti-pris, il est inévitable que le tra­vail d’éditeur ou d’anthologiste soit sujet à con­tro­verse : il en assume par­faite­ment le risque depuis le début des années 1980. Et il rend ici jus­tice à un poète auquel les lan­derneaux lit­téraires suc­ces­sifs ont prêté, comme à beau­coup de femmes dans l’histoire des Let­tres, une atten­tion trop sou­vent super­fi­cielle. Béa­trice Lib­ert n’est pour­tant pas une incon­nue : péd­a­gogue, ani­ma­trice d’ateliers d’écriture et de col­lec­tions lit­téraires, dont l’une dédiée à la jeunesse, elle est sen­si­ble aux arts plas­tiques. En atteste dans la présente édi­tion la mise en valeur d’un Fran­cis Joiris, artiste lié­geois tout à fait par­ti­c­uli­er dont l’univers fasci­nant est digne de l’Arte Povera. Cette sen­si­bil­ité pic­turale est présente aus­si dans la bib­li­ogra­phie du poète, où fig­urent nom­bre de livres avec des plas­ti­ciens con­tem­po­rains, ain­si que dans son art poé­tique per­son­nel, où la pein­ture est, soit thème inspi­rant, soit présente dans sa manière de voir le monde. Con­tin­uer la lec­ture

Navigateur solitaire

Claude RAUCY, Sans équipage, dessins de Jean Morette, Bleu d’Encre, 2017, 60 p., 12 €, ISBN : 978–2‑930725–16‑1

raucy sans equipage.jpgSans équipage, ain­si se nomme le dernier esquif poé­tique de Claude Raucy ; il a toute­fois pour bagage, pour com­pag­nie, une douzaine de dessins de Jean Morette, ce pas­sager si peu clan­des­tin du recueil. C’est que les deux vieux loups furent mous­sail­lons à Vieux-Vir­ton, au temps jadis, et nav­iguèrent de con­serve entre les bancs de la même école vil­la­geoise, à Saint-Mard. Et puis les lieux, les itinéraires, les vies changèrent. S’ils firent tous deux pro­fes­sion d’enseignant, Raucy a notoire­ment con­stru­it une riche bib­li­ogra­phie de romans pour la jeunesse, tan­dis que Morette a édi­fié une œuvre plas­tique recon­nue, con­sacrée plus par­ti­c­ulière­ment à la sculp­ture. Comme par un espiè­gle clin d’œil de l’âge mûr, les voici réu­nis pour la pre­mière fois dans une créa­tion com­mune. Sans équipage emporte à son bord trente-et-un poèmes, qua­tre chan­sons pour la mer et onze dessins. Un beau via­tique ! Con­tin­uer la lec­ture

Le passage du témoin

Un coup de cœur du Carnet

André GOLDBERG (pho­togra­phies), Dominique ROZENBERG (témoignages recueil­lis), Le Pas­sage du Témoin, Por­traits et témoignages de rescapés des camps de con­cen­tra­tion et d’extermination nazis, Let­tre volée, co-édi­tion Mémoire d’Auschwitz/Fondation Auschwitz, 2017, 248 p., 25 €, ISBN : 978–2873175016
Une expo­si­tion se tient au Muse­um Kaz­erne Dossin jusqu’au 30 jan­vi­er 2018.

passage du témoinLes livres qui s’élèvent au per­for­matif, qui réalisent ce que leur titre annonce appar­ti­en­nent à la classe rare des inter­cesseurs. Dotée de nou­velles pré­faces, d’un his­torique actu­al­isé, cette nou­velle édi­tion du Pas­sage du Témoin est un événe­ment comme il le fut en 1995. Com­posé de sou­veraines pho­togra­phies d’André Gold­berg et de trente-sept témoignages de rescapés des camps nazis recueil­lis par Dominique Rozen­berg, il lègue aux généra­tions présentes et futures des con­cré­tions de vie, les expéri­ences sin­gulières de ceux et celles qui ont survécu à l’enfer des camps. Ce livre est un bâton témoin qui passera de généra­tion en généra­tion afin que ces vies qui furent plongées dans l’inhumain ne som­brent pas dans l’oubli. Con­tin­uer la lec­ture

« Créer sa liberté ! »

Anne LETORÉ, Françoise LISON-LEROY, Colette NYS-MAZURE (textes), Annette MASQUILIER (illus­tra­tions), Rouge mise en plis, avec une post­face de Mar­i­anne Kirsch, L’Âne qui butine, coll. « Scolopen­dre », 2017, 124 p., 29€, ISBN :  978–2‑9197–1218‑2

rouge mise en plis 1.pngTout part d’Annette Masquili­er. Artiste plas­ti­ci­enne et ani­ma­trice d’un ate­lier de théâtre et de mar­i­on­nettes pour per­son­nes hand­i­capées men­tales, elle inter­roge dans son tra­vail l’humain et la société, avec un accent par­ti­c­uli­er mis sur les femmes : « Ma créa­tion par­le des femmes, mais ques­tionne égale­ment… Qu’en est-il des codes, des non-dits, des images qui nous sont imposées par la société et que l’on s’impose… C’est une recherche de lib­erté d’être, de parole, de vérité, de retrou­ver son essen­tiel, pro­pre à cha­cun, à cha­cune… » Son cre­do ? « Créer sa lib­erté » ! Alors, elle a dess­iné. Une femme, épouse, mère, d’âge moyen. Une femme au vis­age vidé de ses traits (même si, par­fois, des larmes coulent). Une femme d’intérieur, tabli­er orange ; une femme à l’intérieur, escarpins rouges. Une femme bardée d’une ser­pil­lière, d’une poêle, d’oreilles, de jambes coupées, d’un cœur éprou­vé. Une femme qui picore sa vie. Une femme tirail­lée par des aspi­ra­tions con­traires ; enrac­inée, légère. Une femme à la recherche de ses cail­loux de Petite Poucette. Con­tin­uer la lec­ture

C’est une perte fertile…

Un coup de cœur du Carnet

Véronique WAUTIER, Con­tin­uo, Pein­tures d’Anne SLACIK, L’Herbe qui trem­ble, 2017, 60 p., 13 €, ISBN : 9782918220527

wautier continuoJacques Izoard l’aurait à coup sûr savouré, ce recueil de poèmes, frag­ile­ment cam­pé entre deux fanaux repeints au bleu Nico­las de Staël ; il lui aurait plu, le lyrisme dis­cret, comme mis en sour­dine sous la pudeur et la déli­catesse d’expression, mais à l’émotion tou­jours vibratile, de Véronique Wau­ti­er dans Con­tin­uo. Lyrisme, car le « je » est assumé et réaf­fir­mé tout au long de cette suite, mais il n’a rien de con­quérant, d’agressif. Con­scient de ses lim­ites, il préfère au con­traire se tenir sur les berges de son fleuve intérieur et con­stater le réel qui l’entoure, en usant du moins fiable des out­ils, le lan­gage. Le lan­gage ? Qu’il soit cet impos­si­ble lieu com­mun à ceux qui / par­lent et ne par­lent pas. Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on regarde des photographies pour mieux plonger dans son monde intérieur

Un coup de cœur du Carnet

Jean-François FLAMEY, Non Dits, Yel­low Now, 2017, 120 p., 19€, ISBN : 9782873404192

flameyNon dits, qu’est-ce que c’est ? Un ouvrage de pho­togra­phies. Mais pas que. Une boîte à imag­i­naire aus­si. Une mécanique jouis­sive faite pour que, mine de rien, on se racon­te des films, nous, les regar­dants, les regar­dantes. Une machiner­ie nous invi­tant à faire tourn­er à plein régime nos fac­ultés de scé­nar­istes ou de rêveurs, en tout cas. Con­tin­uer la lec­ture

L’espace des esprits fendus

Eugène SAVITZKAYA, Sis­ter, avec des dessins de Bérengère VALLET, pré­face d’Hélène MATHON, L’œil d’or, 2017, 64 p., 11 €, ISBN : 978–2‑913661–81‑3

savitzkaya sister.jpgOn peut abor­der les textes d’Eugène Sav­itzkaya qui com­posent ce petit recueil inti­t­ulé Sis­ter, d’au moins deux manières dis­tinctes, tant l’écriture se tient d’elle-même sur une crête : celle qui sépare ordi­naire­ment le monde des gens dits « nor­maux » de celui qu’on peut appel­er ici les « esprits fendus ». Les « esprits fendus » sont ceux qui vivent, et le plus sou­vent jusqu’à leur fin, dans un « espace du dedans » (pour repren­dre un titre d’Henri Michaux), et cepen­dant plongés, immergés, noyés par­fois, dans le monde des « nor­maux ». L’espace du dedans schiz­o­phrénique est absol­u­ment indi­vid­u­al­isé, rad­i­cale­ment per­son­nal­isé, si on le rap­porte à la norme du vivre en société, alors que tout « esprit fendu » pos­sède en lui-même, jusqu’aux plus douloureuses souf­frances, son corps, ses dou­bles, ses gestes, actes et lan­gages, ses dia­logues et ses pen­sées, ses douceurs et ses haines, ses amours et ses dés­espérances. Con­tin­uer la lec­ture

Bons baisers d’Athènes

Un coup de cœur du Carnet

Anne PENDERS, Kalá, La Let­tre Volée, 2017, 128 p., 19 €, ISBN : 978–2873174842

penders.jpgDepuis longtemps, Anne Pen­ders traîne ses tongs un peu partout dans le monde. En Chine. Aux States. À Mar­seille. À Brux­elles, mais oui, aus­si, par­fois. Depuis longtemps, Anne Pen­ders écrit, pho­togra­phie, filme, prend du son, partout où elle passe, partout où elle laisse traîn­er ses tongs. Non qu’Anne Pen­ders serait une de ces autri­ces dites voyageuses, écrivant, de livre en livre, des espèces de jour­naux de voy­ages où elle nous nar­rerait ses états d’âme nomades, ses ren­con­tres splen­dides, ses déboires ou ses con­fronta­tions avec le paysage, la mère nature ou toute autre chose du même acabit. Non. Pas du tout son genre. Anne Pen­ders serait plutôt du style, me sem­ble-t-il, à faire de ses voy­ages des pré­textes. Des occa­sions de sus­citer l’écri­t­ure, tant lit­téraire que radio­phonique ou pho­tographique. Des occa­sions de met­tre en bran­le, en quelque sorte, la « machine à penser, la machine à écrire Pen­ders ». Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on s’initie avec joie à la stripoésie

Un coup de cœur du Carnet

Ken­ny OZIER-LAFONTAINE et Vin­cent LEFÈBVRE, Bulles (stripoé­tiques), Maesltröm, 2017, 86 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87505–284‑1

ozier lafontaineOn peut tou­jours bougonner. Déplor­er, par exem­ple, que, de nos jours, la poésie soit, plus que jamais, le par­ent pau­vre de la lit­téra­ture. Soit, plus que jamais, vic­time des clichés ayant cours dans les médias et dans l’e­sprit de ses lecteurs poten­tiels, etc.

Oui mais. Con­tin­uer la lec­ture