Archives de catégorie : Coups de cœur du Carnet

Les livres qui ont par­ti­c­ulière­ment séduit la rédac­tion du Car­net et les Instants et ont reçu la men­tion “Coup de coeur”

Lire Laurence Skivée. Pour plonger sans réserve dans l’enfance de l’art

Un coup de cœur du Car­net

Lau­rence SKIVEE, Je trace, Let­tre volée, 2025, 157 p., 22 €, ISBN : 9782873176563

Skivée Je traceAvez-vous déjà vécu ça, cette sit­u­a­tion-là ? Vous êtes au télé­phone, un papi­er en main, un sty­lo à bille en main. Et, pen­dant la con­ver­sa­tion, machi­nale­ment, le sty­lo court, tire des traits abstraits, venant d’on ne sait où, ou des fig­ures comiques voire grotesques, ou la tasse ronde et jaune devant vous reprend corps et vie sur papi­er. Au fond, Je trace nous par­le de ça, de ces “choses” en nous, de ces présences qui ne deman­dent qu’à sor­tir et à voir le jour par­mi nous, sous nos doigts, parce que, par hasard, il y a un feu­tre en main, un cray­on ou un sty­lo à bille, et une feuille bien sûr, un papi­er à cou­vrir. Con­tin­uer la lec­ture

Une écologie des créatures-lumière

Un coup de cœur du Car­net

Jere­mie BRUGIDOU, Bes­ti­aire de lumière. Plongée dans les aven­tures lumineuses du vivant, L’ogre, coll. « Luci­oles », 2025, 264 p ., 22 €, ISBN : 9782377562329

brugidou bestiaire de lumiereRepenser notre rela­tion au monde, nos façons de sen­tir, de com­mu­ni­quer, de con­cevoir notre coex­is­tence avec les autres règnes du vivant à par­tir de la lumière, telle est l’ambition que se donne Jere­mie Brugi­dou dans son essai aus­si magis­tral que révo­lu­tion­naire inti­t­ulé Bes­ti­aire de lumière. Plongée dans les aven­tures lumineuses du vivant. Sous la guise de chapitres conçus comme des paliers, l’artiste-chercheur Jere­mie Brugi­dou, auteur de Ici, la Béringie (Ed. de l’Ogre), Vers une écolo­gie de l’apparition : la bio­me­di­a­lu­mi­nes­cence du ciné­ma (Ed. Mimé­sis, un essai con­sacré à James Cameron) mobilise un ques­tion­nement tout à la fois écologique, philosophique, sci­en­tifique, éthologique et artis­tique sur le phénomène de la bio­lu­mi­nes­cence. Con­tin­uer la lec­ture

À l’encre de nos peurs

Un coup de cœur du Car­net

Bar­bara ABEL, Ici s’arrête le monde, Récami­er, 2025, 368 p., 21 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782385772130

abel ici s'arrête le mondeBrux­elles, un same­di comme les autres. La famille recom­posée d’Hélène et de Raphaël est autour de la table pour fêter un anniver­saire quand éclate un bruit sourd, rapi­de­ment suivi d’autres, et que la ville se trou­ve soudaine­ment plongée dans le noir, lais­sant ses habi­tants inter­dits. Par les fenêtres, on aperçoit de grandes flammes tan­dis que des explo­sions se mul­ti­plient. Un bom­barde­ment ! Très vite s’impose le réflexe de descen­dre dans les caves de l’immeuble, muni du strict néces­saire, où l’on retrou­ve d’autres habi­tants. Il n’y a plus d’électricité, les réseaux de télé­phonie sont inac­t­ifs, les bat­ter­ies se vident. Il faut atten­dre l’aurore et une trêve dans les tirs pour par­tir aux nou­velles, con­stater les dégâts à l’entour et l’absence de toute infor­ma­tion sur la nature des faits. La nuit suiv­ante, les bom­barde­ments repren­nent avec vio­lence, nour­ris­sant la con­vic­tion qu’il faut fuir la ville. Mais les prob­lèmes à résoudre pour y par­venir sont nom­breux et les imprévus plus encore …. Con­tin­uer la lec­ture

Bonjour tendresse

Un coup de cœur du Car­net

Gwen GUÉGAN, Claire obscure, Chat polaire, 2025, 76 p., 16 €, ISBN : 978–2‑931028–40‑7

guegan claire obscureGwen Gué­gan revient avec ce nou­veau ren­dez-vous, à la fois intime et dis­tant, Claire obscure.

Je lève alors un voile / pour ren­con­tr­er cette ombre / mécon­nue / qui est là, en moi / depuis l’origine Con­tin­uer la lec­ture

Jean Claude Bologne. Le jeu des perles de vie

Un coup de cœur du Car­net

Chris­tine BINI, L’Envol et le Sil­lon. L’œuvre romanesque de Jean Claude Bologne, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es, 2025, 244 p., 20 €, ISBN : 9782803200924

bini l'envol et le sillonLa ren­con­tre entre le champ romanesque de Jean Claude Bologne et le regard de Chris­tine Bini se place sous le signe de la grâce, d’une grâce athée qui rend toute la mesure de la puis­sance esthé­tique, de la com­plex­ité et de l’exigence d’une œuvre rad­i­cale­ment sin­gulière. Le titre de l’essai, le tableau de Breughel, La Chute d’Icare (la ver­sion du musée Van Buuren) en cou­ver­ture dévoilent l’intuition qui dicte et guide l’étude : « Le titre choisi pour cet essai asso­cie Jean à l’envol, et Claude au labour, sym­bol­ique­ment. Ce sont là deux motifs impor­tants de l’œuvre romanesque de Bologne : l’aspiration à la tran­scen­dance, et l’ancrage dans l’histoire, ter­reau de la fic­tion. » La com­plé­men­tar­ité des deux gestes (le vol vers l’infini et le labour de la terre fic­tion­nelle, de la chair his­torique) par laque­lle Chris­tine Bini définit l’imaginaire du romanci­er est égaiement à l’œuvre dans l’exégèse qu’elle lui con­sacre. Con­tin­uer la lec­ture

La langue en marche

Un coup de cœur du Car­net

Car­o­line GIRAUD, Mail­lon nu, Mael­ström reEvo­lu­tion, coll. « Root­leg », 2025, 93 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87505–530‑9

giraud maillon nuDe Car­o­line Giraud, née en 1977, nous savons qu’elle vit entre Brux­elles et la Cor­rèze, qu’il ne faut pas la con­fon­dre avec une autre Car­o­line Giraud, pro­fesseure de philoso­phie à Charleville-Méz­ières – et sur Tik­Tok – et qu’elle est investie dans des pro­jets de recherche et de créa­tion poé­tiques. L’autrice de Mail­lon nu a égale­ment pub­lié dans plusieurs remar­quables revues français­es (MargellesHélasPro/p®oseLichen, La forgeLes haleurs, ou encore Peau élec­trique). Elle per­forme régulière­ment en lec­tures musi­cales ou croisées avec d’autres voix. Et voici qu’elle pub­lie, à Brux­elles, chez Mael­strÖm cet excel­lent sec­ond livre, d’une belle rigueur, d’une grande orig­i­nal­ité et d’une pro­fonde justesse. Con­tin­uer la lec­ture

L’urbexeur de la poésie

Un coup de cœur du Car­net

Vin­cent THOLOMÉ, L’existence, Dernier Télé­gramme, 2025, 211 p., 16 €, ISBN : 9791097146740

tholomé l'existenceUrbexeur de la poésie, Vin­cent Tholomé aurait trou­vé un flot de poèmes sur un site indus­triel aban­don­né, décou­vert un ciel de let­tres, d’aphorismes dis­posés au-dessus des lits du dor­toir. L’existence est une ques­tion de retours, de grav­i­ta­tions autour des mots et des choses, de voy­ages sur les ter­res de l’apparition et de la dis­pari­tion, de l’écrit qui est un fait et des faits qui sont des songes. Livre à nul autre pareil, enser­rant en ses pages « 882 poèmes expan­sion­nistes . écrits d’après les mots et les pro­pos d’Anton Nijkov . POUR DIRE QUE JE. ANTON NIJKOV . EN DÉPIT DES CIRCONSTANCES. EXISTE ENCORE », L’existence nous trans­porte dans une con­stel­la­tion poé­tique qui s’arpente en tous sens, par frag­ments, dans le con­tinu ou selon un ordre capricieux, comme dans Marelle de Julio Cor­tazar. Vin­cent Tholomé est et n’est pas Anton Nijkov qui est et n’est pas Nijin­s­ki et Artaud. Con­tin­uer la lec­ture

Tout peut encore y surgir

Un coup de cœur du Car­net

Françoise LISON-LEROY et Geof­frey DELINTE, Terre meu­ble, Ail des ours, coll. « Coqueli­cots », 2025, 54 p., 16,5 €, ISBN : 9782491457464

lisonleroy delinte terre meubleAvec Terre meu­ble, Françoise Lison-Leroy remue la représen­ta­tion sin­istre de la mort pour en brandir une nou­velle, lumineuse, joyeuse et mélan­col­ique. Par déf­i­ni­tion, une terre meu­ble est légère, tra­vail­lée, presque vivante, tout peut encore y sur­gir ; elle peut se déplac­er, laiss­er se mou­voir ceux qu’elle recou­vre. Et s’il était pos­si­ble de con­tin­uer à vivre des aven­tures avec ceux qui ne sont plus là ? À con­di­tion de garder leurs expédi­tions – détri­cotant la fron­tière du vivant et de la mort – secrètes, la nar­ra­trice et son petit frère décédé peu­vent établir une rela­tion éter­nelle, s’offrant la joie d’une échap­pée plurielle, d’un efface­ment des événe­ments irrévo­ca­bles : celui qui n’est plus revit, celle qui a per­du un être cher le retrou­ve. Le couperet de la mort est émi­et­té par une seule petite phrase, sûre d’elle, annonçant la couleur du recueil et les con­tours d’une nou­velle réal­ité : Con­tin­uer la lec­ture

Généalogie des mensonges paternels

Un coup de cœur du Car­net

Dominique COSTERMANS, Un con­teur hors père, Weyrich, coll. « Plumes du coq », 2025, 136 p., 20 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 978–2‑87489–985‑0

costermans un conteur hors pèreDominique Coster­mans aime agré­menter ses titres de jeux de mots, qu’il s’agisse de ceux de ses recueils de nou­velles comme Petites coupures (2014) ou En love mineur (2017), pub­liés chez Quad­ra­ture ou de ses romans, Out­re-Mère, réédité chez son nou­v­el édi­teur Weyrich (après des débuts chez Luce Wilquin), et le tout dernier Un con­teur hors père. Après avoir déjà abor­dé le mutisme des adultes et les secrets qui les entourent à tra­vers la fig­ure mater­nelle dans son pre­mier roman, Dominique Coster­mans y revient dans celui-ci en abor­dant cette fois le ver­sant pater­nel. Cela donne une enquête intime, comme les aime la jour­nal­iste qu’elle est, et une descente ver­tig­ineuse dans les faux-sem­blants d’un passé famil­ial, tout en se jouant du lecteur quant à la vérac­ité aut­ofic­tion­nelle du réc­it. Con­tin­uer la lec­ture

Léonce, Herman, Paul et tous les autres

Un coup de cœur du Car­net

Vio­laine LISON, avec les Car­nets de tranchées de Léonce DELAUNOY, Lequel de nous portera l’autre ?, Esper­luète, coll. « En toutes let­tres », 2025, 208 p., 22 €, ISBN : 9782359842029

lison lequel de nous portera l'autreLequel de nous portera l’autre ?, le livre de Vio­laine Lison, pub­lié belle­ment par les édi­tions Esper­luète, nous ramène à l’époque meur­trière de la Pre­mière Guerre mon­di­ale, à ce que la lit­téra­ture peut en dire aujourd’hui. Il nous plonge au cœur de l’inhumanité des con­flits, de l’humanité anni­hilée par toutes les bel­ligérances. Il brode, entremêle, tri­cote les voix, les écri­t­ures et les objets pour dire, au plus près, au plus juste, l’histoire de Léonce Delaunoy, sémi­nar­iste tour­naisien réqui­si­tion­né pour trans­porter les sol­dats au front, et de ses deux amis, Her­man Schiltz et Paul Nackart – ils sont dédi­cataires du réc­it, et leur por­tait, en uni­forme, ouvre le vol­ume. Con­tin­uer la lec­ture

Un trio inspiré

Un coup de cœur du Car­net

Alexan­dre MILLON, Bérose et moi, Mur­mure des soirs, 2025, 190 p., 17 €, ISBN‏ : ‎ 978–293123533

millon berose et moi« Qui suis-je ? Aucun auto­por­trait n’épuis­era le sujet. Mais si on par­le de qui je suis dans ce texte, alors dis­ons un trio. Auteur, nar­ra­teur, per­son­nage. Comme dans le jazz, nous impro­vi­sons sur divers­es réal­ités. En joie et en partage. (…) »

L’œil de l’écrivain Alexan­dre Mil­lon use avec sub­til­ité de deux focales. Il voit et regarde large et loin pour décrypter les pres­sions et dépres­sions du monde qui l’en­toure tout en faisant œuvre de minia­tur­iste… Il sculpte des médailles, des gros-plans et, dans ces allers-retours de scènes, de sit­u­a­tions et de rela­tions, il écrit égale­ment une forme de chronique per­ma­nente du temps qui est le sien et qui devient nôtre par la qual­ité son écri­t­ure. C’est que l’auteur pra­tique un style fait de sus­pen­sions du temps qu’il décrypte tant et tant dans des por­traits, des points et con­tre­points où l’on se dévis­age et se con­fronte à l’impertinence de la morale quand la beauté joue des tours dans les « gar­gouilles » qu’il a implan­tées ça et là tout le long de ses vagabondages énig­ma­tiques. Par ailleurs, il prête aus­si atten­tion à l’i­nat­ten­du pour dire le temps qui est le nôtre. Con­tin­uer la lec­ture

De London à Bruxelles, une fiction lumineuse

Un coup de cœur du Car­net

Gérald WITTOCK Le dernier roi, The Mel­mac Cat, 2025, 192 p., 16 €, ISBN : 978–2492759277

wittock le dernier roiDans ce pop roman, Le dernier roi, Gérald Wit­tock, par ailleurs auteur et com­pos­i­teur belge, parsème dans le réc­it une suite de QR codes qui ren­voient aux musiques pop­u­laires qui l’ont accom­pa­g­né dans l’écri­t­ure du livre. Le dernier roi est aus­si un hom­mage à Jack Lon­don et à un de ses chefs-d’œu­vres, L’ap­pel de la forêt.  Qui a lu ce livre dans sa jeunesse ne peut s’empêcher de sourire et de faire remon­ter à la mémoire un plaisir de lec­ture qui fut intense et fon­da­teur. Dans ce roman, Jack Lon­don met en scène un jeune héros et son chien Buck. Gérald Wit­tock a eu l’ex­cel­lente idée de repren­dre ce rap­port de d’homme à ani­mal aujour­d’hui dans un réc­it qui ne se passe pas en Alas­ka dans le Grand Nord mais bien en mai 1968, à Brux­elles et à Paris. Con­tin­uer la lec­ture

« Là où prolifèrent les hybrides »

Un coup de cœur du Car­net

Ayoh Kré DUCHÂTELET, La grotte aux pois­sons aveu­gles, Rot-Bo-Krik, 2025, 144 p., 13 €, ISBN : 9782959005558

duchatelet la grotte aux poissons aveuglesCes deux mon­des s’enveloppent récipro­que­ment. Les événe­ments de l’un por­tent sur la réal­ité de l’autre, toute sorte de choses tran­si­tent de l’un à l’autre, des indi­vidus, des atom­es, des affects se dédou­blent, se répliquent. […] Et c’est là, là où pro­lifèrent les hybrides, à l’endroit du frot­te­ment, du heurt, là où les dimen­sions se ren­con­trent, que nous opérons. Con­tin­uer la lec­ture

De mots parer l’instant

Un coup de cœur du Car­net

Alexan­dre MILLON, Bel­giques : Tra­gi-comédies, Ker, 2025, 122 p., 12 €, ISBN : 9782875864987

millon belgiquesLa col­lec­tion Bel­giques est une aven­ture lit­téraire à part. À con­sid­ér­er la bonne trentaine d’écrivains belges fran­coph­o­nes qui se sont prêtés au jeu depuis son lance­ment, force est de con­stater que l’exercice séduit les auteurs qui, sous le titre unique imposé au pluriel déluré, égrè­nent des univers par­ti­c­uliers qui sem­blent pou­voir se déclin­er à l’infini. Cette fois, c’est Alexan­dre Mil­lon qui tient la plume et qui nous livre des textes assez brefs (39 en moins de 120 pages). Con­tin­uer la lec­ture

Le pinceau pense et la pensée se fait pinceau

Un coup de cœur du Car­net

Stéphane LAMBERT, Fabi­enne Verdier. Les formes de l’invisible, Arléa, coll. « La ren­con­tre », 2025, 96 p., 16 €, ISBN : 978–2‑36308–424‑8

lambert fabienne verdier les formes de l'invisibleStéphane Lam­bert n’écrit pas sur la pein­ture, mais depuis elle, en elle, à par­tir de l’intensité d’une ren­con­tre dont il n’entend pas étouf­fer le mys­tère sous des grilles théoriques ren­dant inerte le geste de créa­tion. Dans son éblouis­sant essai, Fabi­enne Verdier. Les formes de l’invisible, il retrace au fil d’une pen­sée dev­enue pinceau l’aventure pic­turale frayée par Fabi­enne Verdier, une fig­ure cen­trale du paysage artis­tique con­tem­po­rain. La porte entre le monde de l’Orient et celui de l’Occident que la pein­tre a ouverte depuis son long séjour ini­ti­a­tique en Chine dans les années 1980 se redou­ble dans la tra­ver­sée des portes qui jalon­nent le par­cours de l’artiste. Con­tin­uer la lec­ture

L’art de remettre le monde à neuf

Un coup de cœur du Car­net

Lau­rence VIELLE, Les vies de Jésus, Abra­pal­abra, 2025, 84 p., 8 €, ISBN : 9782931324127

vielle les vies de jésusBon­heur fou de retrou­ver Lau­rence Vielle. Son écri­t­ure pleine. Le monde plein et généreux sur lequel ses textes, ouverts et accueil­lant, s’appuient. Non que Lau­rence Vielle aurait “des choses à dire”. Une “vision du monde” ou un “avis autorisé” à partager. Lau­rence Vielle, en écrivant et en don­nant à lire ses ren­con­tres et péré­gri­na­tions, se fichant pas mal de Lau­rence Vielle. De la vie en vrai de Lau­rence Vielle. Comme si la vie per­so de Lau­rence Vielle, don­ner corps à cette vie per­so, n’était pas du tout le but pre­mier de Lau­rence Vielle. Con­tin­uer la lec­ture