Exposition : Aragon, un écrivain dans le siècle

Dans le cadre de la Fureur de lire, l’ex­po­si­tion “Aragon, un écrivain dans le siè­cle” sera présen­tée au pub­lic du 2 au 25 octo­bre. Elle présen­tera des textes, pho­tos, man­u­scrits et édi­tions bib­lio­philes du poète et romanci­er Louis Aragon (1897–1982). Les doc­u­ments exposés sont prêtés par le col­lec­tion­neur belge Philippe Lesplin­gart.  Con­tin­uer la lec­ture

D’un roman l’autre

Nadine MONFILS, Le rêve d’un fou, Fleuve, 2019, 128 p., 14,90 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 978–2265116313

Nadine Mon­fils n’a pas fini de nous éton­ner. Spé­cial­iste du polar drôle plein d’humour baroque et couron­née de prix en cette qual­ité, elle change ici de reg­istre. Cette fois, elle met en scène dans son dernier livre, Le rêve d’un fou, un per­son­nage réel, le fac­teur Cheval dont elle cite même par moments les paroles authen­tiques. « Les rêves, ça chas­se les larmes », nous dit-elle, évo­quant la croy­ance de son héros. Il s’agit d’un vrai roman. Con­tin­uer la lec­ture

Au refuge des mots

COLLECTIF, Des tra­ver­sées et des mots. Écri­t­ures migrantes, Marda­ga, 2019, 96 p., 14.90 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑80470–714‑9

Voici une ini­tia­tive orig­i­nale née dans la foulée de la Foire du livre : rassem­bler en un recueil des textes écrits par des migrants et d’autres créés pour l’occasion par quelques-uns de nos écrivains fran­coph­o­nes et par des per­son­nes impliquées dans les mou­ve­ments aux côtés des réfugiés. Ce pari lit­téraire qui jux­ta­pose les con­tri­bu­tions en un jeu de miroirs ne va pour­tant pas de soi. Comme le rap­pelle juste­ment Xavier Deutsch : Con­tin­uer la lec­ture

Un prix Maeterlinck pour Angèle Baux-Godard

Angèle Baux-Godard

Angèle Baux-Godard est la lau­réate de l’un des prix Maeter­linck de la cri­tique, décernés le 23 sep­tem­bre. Elle a rem­porté la caté­gorie “Auteur/Autrice” pour sa pièce L’empreinte du ver­tige, pub­liée aux édi­tions Lans­man. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Saga café : les finalistes

Bernard Antoine

Bernard Antoine

Le jury du prix Saga café a livré le nom des trois final­istes de l’édi­tion 2019. Le lau­réat, annon­cé en novem­bre, suc­cédera à Bernard Antoine, primé en 2018 pour Pur et nu (Mur­mure des soirs).

Décerné chaque année par l’étab­lisse­ment lié­geois dont il porte le nom, le prix Saga café récom­pense le pre­mier roman d’un auteur belge.  Con­tin­uer la lec­ture

Le ballet des retardataires : Lost in translation

Un coup de cœur du Car­net

Maïa ABOUELEZE, Le bal­let des retar­dataires : Tokyo, tam­bours et trem­ble­ments, Inter­valles, 2019, 152 p., 16 €, ISBN : 978–2‑36956–082

En lisant le roman Le bal­let des retar­dataires (Tokyo, tam­bours et trem­ble­ments), nous mar­chons avec Maïa Aboueleze en plein cœur de Tokyo où l’autrice s’est immergée durant plusieurs mois pour per­fec­tion­ner sa con­nais­sance du taïko, une dis­ci­pline qui la pas­sionne et qui englobe à la fois la pra­tique du tam­bour, de la danse, des arts mar­ti­aux et de la médi­ta­tion.

Bien sûr, l’exil n’est pas tou­jours chose facile pour la pro­tag­o­niste qui ne par­le pas japon­ais et dont la maîtrise de l’anglais est super­flue sur l’île.  Elle ne pos­sède pas non plus les codes de la société dans laque­lle elle évolue, même si elle sait que la dig­nité et la dis­ci­pline y sont des valeurs impor­tantes. Con­tin­uer la lec­ture

Dominique Loreau. Quête et impossibles retrouvailles

Dominique LOREAU, Motus, Tan­dem, Coll. « Alen­tours », 2019, 64 p., ISBN : 978–2‑87349–137‑6

Com­ment sur­vivre à un père mort ? Com­ment se sauver du néant, recon­quérir le fil qui s’est rompu entre le père et soi, entre soi et soi ? Dans Motus, un recueil de textes poé­tiques ryth­més par des pho­togra­phies, la cinéaste et poète Dominique Lore­au tend l’oreille à ce que son père, le philosophe Max Lore­au, lui a légué, à ce qu’il a trans­mis comme impos­si­ble. Les textes son­dent une énigme, tournoient autour d’une absence, d’un éloigne­ment que vien­dra sceller la mort du père. Motus et bouche cousue, motus et lèvres qui met­tent en mots la béance, le manque… Dominique Lore­au lance une let­tre au père, moins dans la veine de celle de Kaf­ka que sous la forme d’une quête et d’un com­bat. Max Lore­au (1928–1990), le philosophe qui renou­vela la phénoménolo­gie, qui fit de la pein­ture, des arts le kairos d’une autre pen­sée, Max Lore­au, pro­fesseur à l’ULB, auteur d’une œuvre innervée par la ques­tion des com­mence­ments, se voit recon­nec­té à son « motus », au mou­ve­ment interne qui, com­man­dant sa vie, impul­sa sa pen­sée. Con­tin­uer la lec­ture

La Fureur de lire : six plaquettes à lire, six auteurs à découvrir

Chaque année, à l’oc­ca­sion de la Fureur de lire, le Ser­vice général des Let­tres et du Livre pub­lie six pla­que­ttes, cha­cune signée par un auteur, bédéiste ou auteur-illus­tra­teur de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles. Des ouvrages courts à lire pour le plaisir ou à exploiter en classe. Il y en a pour tous les âges… et tous les gen­res lit­téraires. Con­tin­uer la lec­ture

Norge l’éolien

Daniel LAROCHE, Une chan­son bonne à mâch­er. Vie et œuvre de Norge, Pré­face de Pierre Piret, Press­es Uni­ver­si­taires de Lou­vain, 2019, 266 p., 21,50 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑87558–786‑2

Comme le souligne la qua­trième de cou­ver­ture, la mémoire posthume de Norge souf­frait jusqu’à la pub­li­ca­tion du présent ouvrage d’une para­doxale lacune : voilà un poète salué par les géants (Aragon, Cocteau, Neru­da, Milosz), choyé des prix les plus impor­tants, croulant sous les recon­nais­sances et noyé dans les offi­cial­ités, mis en musique par Brassens et chan­té par Jeanne More­au, déclamé à hue et à dia, dis­séqué par d’innombrables mémorants de l’Alma mater, objet d’une mul­ti­tude d’articles, dépas­sant la sphère de sa Bel­gi­tude par l’accession à celle de la Fran­coph­o­nie – et qui pour­tant n’avait fait l’objet d’aucune étude d’ampleur. Con­tin­uer la lec­ture

Une jeunesse belge

Sophie Marie DUMONT, De l’autre côté des flammes, Genèse, 2019, 175 p., 20 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 979–10-94689–58‑5

Insér­er la fic­tion dans l’Histoire con­stitue un des moyens d’explorer un des­tin indi­vidu­el dans un lieu et un temps que le romanci­er évoque avec la lib­erté de l’imaginaire. Dans le cas de ce pre­mier roman de la blogueuse lit­téraire Sophie Marie Dumont, l’événement qui con­stitue le piv­ot du réc­it est un des drames qui a endeuil­lé la Bel­gique au siè­cle dernier, et a mar­qué les esprits et les mémoires aus­si durable­ment que, dix ans plus tôt, la cat­a­stro­phe minière du bois du Cazier : l’incendie des grands mag­a­sins L’Innovation le lun­di 22 mai 1967. Con­tin­uer la lec­ture

Cantania recherche auteur.rice

Pour le pro­jet Can­ta­nia, BOZAR est à la recherche d’un.e aut.eur.rice dont la mis­sion sera d’imaginer une his­toire et d’écrire un texte (livret) des­tiné à être chan­té par un grand chœur d’enfants (+/- 300) et des solistes professionnel.le.s.  Con­tin­uer la lec­ture

Dans l’antre de soi et du Duquesnoy

Lau­rent HERROU, Vie et mort du Duques­noy, Aut­ofic­tion, P.A.T., 2019, 11 €, ISBN :  978–2‑930959–08‑5

Brux­elles est la ville où Lau­rent Her­rou, né à Quim­per, ayant vécu à Nice, Paris, Ville­quiers (Cher) s’est instal­lé au début de l’année 2017 et où il séjour­nait déjà spo­radique­ment depuis plusieurs années, notam­ment à l’occasion de rési­dences d’auteur (Pas­sa Por­ta). C’est aus­si la ville où, depuis 2009, il vis­i­tait l’antre du Duques­noy, ce haut lieu du sexe gay aujourd’hui clos. Là, il jouis­sait du désir des hommes, du sien aus­si. Là, il appre­nait à mieux se con­naître, à affirmer (con­solid­er ?) son iden­tité que l’on a con­nue plus hési­tante dans Lau­ra, sa pre­mière aut­ofic­tion (« J’ai pen­sé : je suis poilu. Je suis un homme »), à exal­ter son nar­cis­sisme (« J’ai pen­sé que j’étais beau, à poil, mes cheveux longs qui tran­chaient avec le look des autres »). Con­tin­uer la lec­ture

La première sélection du prix du Style

Odile d’Oul­tremont

Le jury du prix du Style a livré sa pre­mière sélec­tion, dans laque­lle fig­urent deux romans belges de la ren­trée lit­téraire 2019. Le lau­réat sera désigné en novem­bre. Il suc­cédera à Pauline Delabroy-Allard, primée en 2018 pour Ça racon­te Sarah (Minu­it).  Con­tin­uer la lec­ture

Céline Delbecq, prix triennal de littérature de Tournai

Céline Del­becq © Pierre Jas­sogne

Le prix tri­en­nal de lit­téra­ture française de la ville de Tour­nai est attribué à Céline Del­becq pour sa pièce de théâtre Le vent souf­fle sur Erzé­beth (Lans­man édi­tions). Le prix lui sera remis le ven­dre­di 8 novem­bre à 18h30 à la Halle aux Draps à Tour­nai.  Con­tin­uer la lec­ture

Félix Vallotton sous l’œil de Jean-Philippe Toussaint

Félix Val­lot­ton, intim­ité (s)… et le regard de Jean-Philippe Tou­s­saint, Mar­tin de Halleux, 2019, 80 p., 24 €, ISBN : 978–2‑490393–05‑3

vallotton intimite jean-philippe toussaintDans cette mag­nifique édi­tion de gravures de Félix Val­lot­ton, Jean-Philippe Tou­s­saint part sur les traces du graveur, illus­tra­teur, pein­tre et romanci­er né à Lau­sanne  en 1865,  mort à Paris en 1925. Présen­té par Katia Polet­ti, édité par Mar­tin de Halleux (qui a pub­lié l’œuvre de Masereel), le recueil repro­duit magis­trale­ment la série Intim­ités ain­si que Les instru­ments de musique ou encore La paresse, L’assassinat, La nuit. Célèbre par ses gravures sur bois et ses illus­tra­tions en noir et blanc, Val­lot­ton réin­ven­ta la xylo­gra­phie, joua sur les con­trastes des noirs et des blancs, sans pass­er par le dégradé. Illus­tra­teur pour La revue blanche, il pub­lia en 1898 une série de dix gravures inti­t­ulées Intim­ités dans un tirage lim­ité à 30 exem­plaires. Con­tin­uer la lec­ture

Merveilleux Monsieur Hulot

David MERVEILLE, Hulot domi­no, Rouer­gue, 2019, 40 p., 17 €, ISBN : 978–2‑8126–1740‑9

Décidé­ment, Mon­sieur Hulot n’a pas fini d’inspirer David Mer­veille ! Et c’est tant mieux pour nous. Depuis son déli­cieux et sur­prenant Jacquot de Mon­sieur Hulot, pub­lié aux édi­tions du Rouer­gue en 2006 et lau­réat du Prix Québec/Wal­lonie-Brux­elles en 2007, l’auteur-illustrateur brux­el­lois, qui est aus­si pro­fesseur à Saint Luc, a con­sacré quelques ouvrages à cet emblé­ma­tique per­son­nage des films de Jacques Tati : Hel­lo Mon­sieur Hulot (qui reçut le prix de l’album belge Lib­bylit en 2011), Mon­sieur Hulot à la plage, sans oubli­er le cat­a­logue de qua­tre-vingts planch­es Mon­sieur Hulot s’expose. Autant d’albums illus­trés truf­fés de clins d’œil ciné­matographiques, d’humour et de poésie. Con­tin­uer la lec­ture