MUSÉE DE LA VIE WALLONNE, Qué novèle ? Apprendre le wallon liégeois, Vol. 1 Lire le wallon liégeois, avec ou sans accent ?, Éditions de la Province de Liège, 2024, 64 p., 14 €, ISBN : 9782390102229
MUSÉE DE LA VIE WALLONNE, Qué novèle ? Apprendre le wallon liégeois, Vol. 2 Histoire et culture de la langue wallonne, Éditions de la Province de Liège, 2024, 64 p., 14 €, ISBN : 9782390102236
Louable, très louable intention de la part des Éditions de la Province de Liège et du Musée de la Vie wallonne que de proposer deux petits précis de wallon liégeois, afin de clarifier les nombreux questionnements qui subsistent à propos de cet idiôme, jugé en danger par l’UNESCO même. Si le premier volume est tout entier consacré à l’aspect phonétique de la maîtrise, avec applications et exercices à l’appui, le second propose de reparcourir l’histoire et la culture de la langue wallonne, depuis ses origines les plus profondes jusqu’à ses illustrations littéraires du 20e siècle. Continuer la lecture
Appelés sur une scène de crime, des policiers se trouvent face à un homme qui braque une arme sur eux, puis la retourne contre lui-même après avoir clamé son innocence. La victime est une jeune étudiante, sa voisine de palier, son corps est meurtri d’une dizaine de coups de couteau. Le coupable semble tout désigné malgré son déni, de quoi classer rapidement cette affaire qui soulève une vive émotion et donne lieu à l’organisation d’une marche blanche à la mémoire de la charmante demoiselle. Mais la suite d’Autopsie d’un doute nous confirmera, si besoin en était, qu’il ne faut pas prendre les apparences pour évidences, que la vérité est souvent à trouver ailleurs au terme d’une quête qui mobilise toutes les énergies.
C’est de mélancolie et dans le même mouvement, d’une fervente passion que se nourrit le dernier roman de Marc Pirlet, Une vocation. Marc Pirlet est né à Liège en 1961. Après de nombreuses années consacrées au voyage, il s’est réinstallé dans sa ville natale. En presque quinze ans, il vient de publier son huitième livre : des récits, des romans, des livres toujours marqués par une extrême attention aux trajectoires des personnages, et qui se lisent aussi comme des témoignages non « sur » l’époque mais issus des femmes et des hommes de notre histoire. Malgré la réticence de l’auteur à développer des fictions de rebonds et de mystères, il existe dans l’écriture de Marc Pirlet une puissance et une intimité de ton qui en font déjà un auteur qui compte dans le paysage littéraire. Témoins, entre autres, ces prix réguliers dont son œuvre est couronnée. Saluons ici aussi la fidélité des Éditions Murmure des soirs qui l’ont révélé en 2009.
Le nom de Jean Collette évoquera des souvenirs à beaucoup ; homme de lettres, de théâtre, de radio et de télévision, il a produit une œuvre abondante et multiforme depuis les années 60. Compagnon de route de l’« école de Liège » de poésie — il fut l’un des éditeurs du jeune Jacques Izoard, à qui ce recueil est dédié —, il livre ici, à l’âge de quatre-vingt-cinq ans, sa première œuvre en wallon.
L’endroit défriché par le fou : quel titre étrange ! C’est ainsi que le Romains auraient appelé Sclessin, Scloeticinus, où le narrateur a grandi. Quant aux Carnets d’une Côte d’Or, ils font référence à la rue où vécut sa famille.





On se souviendra d’
Guy Delhasse nous a déjà entraîné sur les pas des écrivains à Bruxelles,
Sans doute est-ce une caractéristique majeure et heureuse du roman policier actuel que de donner tout autant de place à la vie intime des enquêteurs en charge d’élucider un crime qu’à la résolution de l’énigme criminelle elle-même. En marge de l’enquête, d’autres enjeux personnels existent, qui interagissent avec celle-ci tout en formant un récit parallèle. La fille sur le banc s’inscrit pleinement dans cette veine narrative en nous intégrant dans l’équipe policière chargée de l’affaire sous la direction de Steve, un taiseux tout entier voué à sa mission qui le mobilise de jour comme de nuit, au point qu’il en oublie sa famille, ou néglige de dormir ou de manger. Sa volonté de comprendre les ressorts du crime et de dépasser les apparences crée en lui un mouvement mental sans repos auquel Bernadette De Rache nous associe tout en suivant tour à tour les autres membres de l’équipe : Marie l’impétueuse, qui fonctionne à l’instinct, Angelo, le magicien qui délie les secrets des ordinateurs et portables.
Oui, qui vraiment étions-nous ? se demande Caroline Lamarche dans son dernier récit, L’Asturienne, qui parait aujourd’hui aux Impressions Nouvelles et dans lequel elle (re)découvre l’histoire des siens.
Les éditions de la Province de Liège publient un Ardent dictionnaire des auteures & auteurs liégeois. Signé par Christian Libens, l’ouvrage allie le ludisme à l’érudition.