
États de sièges
Auteur : Massimo Bortolini
Autres auteurs/autrices : Anna Ayanoglou, Karoline Buchner, Lorenzo Cecchi, Fidéline Dujeu, Kenan Görgün, Aliette Griz, Verena Hanf, Corine Jamar, Françoise Lalande, Françoise Lison-Leroy, Karel Logist, Veronika Mabardi, Stéphane Maton-Vann, Alexandre Million, Jean-Pierre Pisetta, Francesco Pittau, Pilar Pujadas, Daniel Soil, Annemarie Trekker
Maison d’édition : Couleur livres
Année d’édition : 2026
Nombre de pages : 116
Prix : 16 €
Livre numérique : /
EAN : 9782870039755
Objet a priori banal s’il en est, mais qui a toute sa place dans différents registres de notre vie quotidienne, la chaise fait partie de la famille étendue des sièges, trônes, tabourets, et autres fauteuils : une pièce de mobilier destinée prioritairement à s’asseoir. Cette évidence que l’IA viendra compléter sans nul doute par d’autres, a pourtant régulièrement incité à la littérature, à la rêverie, à la chansonnette, au discours politique ou médical, et de manière imagée, concrète, ludique ou joyeusement absurde. Dans le cadre littéraire qui nous occupe, on peut noter, au hasard du 20e siècle, que le poète et boxeur excentrique pré-dadaïste Arthur Cravan (1887–1918) s’était fendu d’un aphorisme à portée philosophique, basé sur une seule vérité anatomique, préambule nécessaire à l’existence d’un siège : « La supériorité de l’homme est d’avoir un cul ». Achille Chavée, poète surréaliste de La Louvière, lui avait emboité le pas avec cette sentence irréfutable, du moins en apparence : « La chaise est toujours assise ». André Balthazar, cofondateur du Daily-Bul a publié, il y a plus d’un quart de siècle, avec le dessinateur Roland Breucker, un petit recueil de proses ironiques entièrement dédié à La Chaise (1999). Plus récemment, en 2019 et sous le même titre, Jean-Philippe Toussaint a écrit un texte dans le cadre d’une exposition où il intervenait, au Musée des Arts décoratifs et du design de Bordeaux. Continuer la lecture



Elie est cinéaste et il débarque en Tunisie au plein cœur des mouvements du printemps arabe. Son arrivée dans le pays vise initialement à préparer un retour sur les lieux de tournage du film de Jean-Jacques Andrien, Le fils d’Amr est mort (1975). Mais dès qu’il pose le pied sur le sol tunisien, il est pris dans le tourbillon d’espoir qui anime la population qui se mobilise dans les rues. Dans sa foulée et derrière sa caméra, nous arpentons les assemblées, les sit-in, les défilés.
Divisé en trois parties, Petite plaisance est un court roman qui nous plonge dans l’univers de 3 personnages sortis groggy de la seconde guerre mondiale (« Il n’y a pas que mes machines qui sont sous séquestre. Mon esprit aussi. Mon crâne est comme bosselé. Je n’ai plus de tonus. J’ai quelques pertes de mémoire. Je ne puis mieux me comparer qu’à un ballon à la dérive. »).