Archives par étiquette : David Besschops

Comment écrire par les oreilles autant que par la tête

Un coup de cœur du Car­net

David BESSCHOPS et Christoph BRUNEEL, En quête du p, Âne qui butine, coll. « Amphis­bène », 2025, 22 €, ISBN : 9782919712366

besschops bruneel en quete du pEn quête du p est le pre­mier livre d’Amphisbène, la nou­velle col­lec­tion de L’Âne qui Butine. Le “con­cept” de la col­lec­tion ? Très sim­ple. Un duo d’auteurs ou d’autrices écrit à qua­tre mains un livre de poèmes, de fic­tions, ou d’autres choses encore. Peu importe. Pourvu qu’il y ait l’ivresse. Le même duo four­nissant des œuvres plas­tiques ou visuelles, elles aus­si pro­duites à qua­tre mains. Con­tin­uer la lec­ture

Rentrée littéraire 2025 : continuité et renouveau

rentree 2025

Immuable temps fort de l’année édi­to­ri­ale française, la « ren­trée lit­téraire d’automne » sus­cite beau­coup d’attention en Bel­gique aus­si.

De la part des libraires et des lecteurs, évidem­ment, puisque la lit­téra­ture pub­liée en France reste, de loin, la plus ven­due chez nous. Pour les auteurs et autri­ces belges pub­liés en France, cette ren­trée est pleine­ment la leur, et ils se mêleront, comme tous les romanciers hexag­o­naux, à l’effervescence du moment et notam­ment à la course aux prix. Les maisons d’édition belges, quant à elles, adoptent vis-à-vis de cette péri­ode des atti­tudes divers­es. Cer­taines en font un moment-phare de leur année. Elles optent alors pour un pro­gramme d’ampleur, et des dates de paru­tion qui rejoignent celles des voisins français (fin août), ou sont au con­traire plus tar­dives, pour éviter une con­cur­rence déséquili­brée. D’autres maisons, sans être inac­tives au cours du deux­ième semes­tre, pla­cent plutôt le cen­tre de grav­ité de leur année édi­to­ri­ale à la Foire du livre de Brux­elles, et présen­tent donc un pro­gramme plus léger pour l’automne.

Tour d’horizon des auteurs et autri­ces belges qui fer­ont la ren­trée 2025, en Bel­gique ou à l’étranger. Con­tin­uer la lec­ture

Paradoxes de l’asile

Un coup de cœur du Car­net

David BESSCHOPS, Asile d’un seul, Dan­cot-Pin­chart, 2023, 62 p., 14 €, ISBN : 978–2‑9602796–3‑4

besschops asile d'un seulVous m’offrez les murs
Or l’immanence est dans votre camp 

Après son implaca­ble opus Faut-il que tout meure pour que rien ne s’achève ? (pub­lié en 2022 aux édi­tions L’Âne qui butine), David Bess­chops emmène à nou­veau son lecteur dans les con­trées du vac­ille­ment, à tra­vers son nou­veau recueil : Asile d’un seul. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2022 de Charline Lambert

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2022 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Char­line Lam­bert. Con­tin­uer la lec­ture

David Besschops ou l’incommunicabilité

Un coup de cœur du Car­net

David BESSCHOPS, Faut-il que tout meure pour que rien ne s’achève ?, L’Âne qui butine, coll. « Troglodyte », 2022, 11 €

besschops faut il que tout change pour que rien ne s acheve« On ne com­prend pas quel drame j’ai pré­ten­du ouïr. »

À con­tre-courant d’une lit­téra­ture con­tem­po­raine per­pétuelle­ment en fête et de ses parades menées tam­bour bat­tant avec force péta­rades, le tra­vail de David Bess­chops s’impose comme l’un des plus intran­sigeants de notre époque. Aux recueils Trou com­mun (2010), Avec un orgasme sur la tête en guise de bon­net d’âne (2017) ou Pla­cen­ta (2018) vient s’ajouter ce petit opus, Faut-il que tout meure pour que rien ne s’achève ?, pub­lié aux édi­tions L’Âne qui butine. Peu (re)connus, les ouvrages de Bess­chops, depuis son pre­mier recueil Car­men (2006), sont de ceux qu’on se passe sous le man­teau ou qu’on acquiert comme des livres de col­lec­tion. Ain­si, sans doute, de cer­tains des plus grands livres ou des plus grands écrivains : peu de pail­lettes, peu de médailles mais un halo feu­tré et pérenne.   Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on découvre avec bonheur l’ébouriffant catalogue d’une toute neuve maison d’édition

David BESSCHOPS, Pla­cen­ta, Cor­mor en Nup­tial, 2018, 56 p., 18 €, ISBN : 978–2‑96022–432‑0

Christophe BRUNEEL et Thier­ry RAT, No Lim­it Tanger, Charnier philo­soph­ico-sonore, Cor­mor en Nup­tial, 2018, 80 p., 22 €, ISBN : ISBN : 978–2‑96022–433‑7

Cham­pagne ! Pas tous les jours qu’une nou­velle mai­son d’édi­tions fait irrup­tion dans le paysage ! Pas tous les jours qu’une toute neuve, toute belle, mai­son d’édi­tons débar­que avec autant de gouaille, aut­nt de par­ti-pris ! Pas tous les jours qu’une mai­son d’édi­tions décide de n’en faire qu’à sa tête ! Qu’à ne nous don­ner à lire que des OVNIS, objets ver­baux et rad­i­caux, cousus main, fab­riqués mai­son, par d’au­then­tiques amoureux du verbe, n’ayant que faire de plaire ou de séduire, suiv­ant leur « ligne », leur rap­port, tout per­so, avec la langue !

Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on se dit que la vie serait bigrement intense si on se mettait à parler comme des idiots

Un coup de cœur du Carnet

David BESSCHOPS, Avec un orgasme sur la tête en guise de bon­net d’âne, Boum­boum­tralala, 2017, 28 p., ISBN : 978–2‑36469–15‑9 

 ils m’ap­pel­lent l’id­iot

                                   s’imag­i­nent que cette traîne luisante que je pour­su­is depuis des années le ruban des mots ne peut être ni con­tré ni entière­ment déroulé qu’il n’y a rien à préserv­er qu’il est vain d’in­ve­stir dans une langue qui se main­tient avec les bêtes en périphérie de l’essen­tiel se penche au-dessus du vide s’y abreuve par­fois (…)

besschops avec un orgasme sur la tete en guise de bonnet d ane.jpg.pngDavid Bess­chops est un grand. Un très grand. Qu’il écrive par­fois des livres tout petits, de moins de vingt pages, à de tout petits tirages, chez de tout petits édi­teurs, ne change rien à l’af­faire : lire Bess­chops, c’est se pren­dre, en pleine fig­ure, de la lit­téra­ture, et de la bonne, c’est se pren­dre un sacré con­den­sé de langue ardente, habitée, de langue qui dépote et décoiffe, saute nerveuse­ment d’une idée à une autre, d’une for­mu­la­tion inat­ten­due à une autre, sans à‑coups pour­tant, dans un beau déroulé plutôt, un long ruban qui ne s’ar­rêterait pas. Con­tin­uer la lec­ture

Où l’on fait la connaissance de Rouflandre et de ses cinq fées minimes

David BESSCHOPS, De Ménage et de Fan­taisie, Le Coudri­er, 2015, 112 p., 16 €

besschops de menage et de fantaisieDavid Bess­chops, ce grand roux efflan­qué, est un funam­bule. Un danseur de corde. Un mag­nifique « styl­iste » pirou­et­tant – hop ! salto mor­tale ! –  sur son fil au beau milieu du Grand Canyon au Col­orado. Con­tin­uer la lec­ture

Besschop(s) ou la souille familiale

David BESSCHOPS, Besschop(s), L’âne qui butine, s.d.,191 p., 22 €

besschops_demaeseneerLes édi­tions de L’Âne qui butine ont le don de dénich­er des météores lit­téraires ! Au gré des trou­vailles, le cat­a­logue s’affirme, s’affine, s’affûte. Leur belle et exigeante col­lec­tion “Xylophage” (dont chaque ouvrage est tiré pré­cisé­ment à 317 exem­plaires sur un Vergé choisi) s’enrichit d’un texte hors norme, inclass­able. Con­tin­uer la lec­ture