Archives par étiquette : écologie

Héritage incandescent

Sophie VANDEVEUGLE, Feu le vieux monde, Denoël, 2023, 192 p., 17 €, ISBN : 978–2‑207–17815‑7

vandeveugle feu le vieux mondeLa chaleur est étouf­fante. Dans sa cham­bre, Sil­via peine à trou­ver le som­meil. Éten­due sur son lit, elle fixe une mouche au pla­fond. Elle se lève pour ouvrir les fenêtres et ten­ter de ren­dre l’air un peu plus res­pirable, en vain. Ce n’est pas un courant d’air frais mais un bruit inquié­tant et de plus en plus fort qui pénètre la pièce puis la mai­son toute entière, avant de réveiller le vil­lage de Bas-les-Monts. 

À une époque indéter­minée, dans laque­lle le lecteur recon­naî­tra aisé­ment d’effrayantes scories du présent, une guerre sans relâche fait rage. Tous les hommes du bourg ont été mobil­isés pour ten­ter d’épargner les habi­ta­tions des incendies dévas­ta­teurs. Le com­bat, long et pénible, sem­ble inutile. À mesure que les jours passent, les flammes révè­lent leur supéri­or­ité sur tous les êtres : Con­tin­uer la lec­ture →

Poétique au format paysage

Aliénor DEBROCQ, Ici un paysage, Arbre à paroles, coll. « iF », 2023, 74 p., 14 €, ISBN : 978–2‑87406–729‑7

debrocq ici un paysageElle a quit­té Paris pour les bassins houillers de la Creuse, hap­pée par un devoir de mémoire. Elle a délais­sé son dix-huitième arrondisse­ment pour préserv­er l’Histoire, recenser, sauver, sor­tir de l’ombre le passé com­mun de Lavaveix-les-Mines, « une ouver­ture vers un monde de silence et paix, loin des ten­ta­tions et des per­ver­sions urbaines ». De sa Fiat 500 de loca­tion, son point de fuite se pré­cis­era : « Lavaveix : son improb­a­ble Musée du Chat aux portes clos­es, sa grand-rue pas­sante, son Proxi à la devan­ture défraîchie, son anci­enne école trans­for­mée en salle d’exposition et, surtout, ses pom­pes à essence aban­don­nées, ves­tiges d’une Route 66 locale – la départe­men­tale 942, qui mèn­erait de Fel­letin à Guéret. ». Elle arpente les intrigues du vil­lage, avec, çà et là, ses per­son­nages : Méline Gail­lard, ses col­lègues de l’Inventaire, Wendy, Steve Lep­our­cq, Cir­cé et Valère. Dans la quête de la mémoire des hommes inscrite dans les sil­lons et val­lons du lieu, l’historienne inven­to­rie le passé, immergée dans l’instant du sur­gisse­ment en devenir. Con­tin­uer la lec­ture →

Véronique Bergen ou la langue brise-lame

Un coup de cœur du Car­net

Véronique BERGEN, Écume, ONLiT, 2023, 24,99 €, ISBN : 978–2‑87560–159‑9

Mise à jour du 29/08/2023 : Écume reparait en coédi­tion entre Les équa­teurs et Onlit le 30/08/2023

bergen écume bergen ecumeChaque nou­v­el opus de Véronique Bergen révèle l’immensité d’un monde insoupçon­né. Son nou­veau roman, Écume, pub­lié aux édi­tions ONLIT (qui avaient accueil­li Tous doivent être sauvés ou aucun en 2018 et Icône H. en 2021), n’y déroge pas. Plongeant dans l’élément aqua­tique, Écume, au titre aus­si tranché qu’évocateur, éclabousse les riv­ières du con­formisme.

S’ouvrant sur la for­mule « Détrompez-vous », le roman affole d’emblée nos bous­soles et nos sex­tants. Il est tail­lé dans la syn­taxe de la mer, épouse les voca­bles des êtres qui l’habitent. Écume sec­oue les vagues de l’Histoire, plonge dans les bas-fonds de la mémoire, puise dans la matière noire des « océani­cides » et des ruées vers le sper­ma­ceti qui n’a valeur d’or qu’au prix de mas­sacres, pour livr­er un hymne à la lib­erté à l’état sauvage. Con­tin­uer la lec­ture →

Plus chauds que le climat

Max de RADIGUÈS, Hugo PIETTE, Eddie & Noé, Sar­ba­cane, 2023, 80 p., 14,90 €, ISBN : 9782377318452

de radigues piette eddie & noéAller à l’école, voilà qui sem­ble bien sec­ondaire à l’heure de l’urgence cli­ma­tique. Eddie et Noé préfèrent man­i­fester pour sauver le monde. « La planète sèche, alors nous aus­si ! » s’exclame Sarah, une copine de classe qui les suit dans leur grève. Mais comme ils ne peu­vent pas chang­er toute la société d’un coup, peut-être devraient-ils com­mencer par ce qui leur est proche ? Par exem­ple… leur école, aka l’Athénée Dirk Frimout !

Comme si les prob­lèmes envi­ron­nemen­taux ne suff­i­saient pas, ces ados sont con­fron­tés à d’autres dif­fi­cultés : ne pas se faire attrap­er par le directeur (spoil­er alert : c’est raté), télécharg­er Sex edu­ca­tion pour éviter qu’il n’apparaisse dans l’historique de la plate­forme de stream­ing, garder son petit frère parce que maman tra­vaille tard, s’assumer tel qu’on est, avoir le cœur brisé, se dis­put­er avec sa meilleure amie, trou­ver le moyen de se réc­on­cili­er… Con­tin­uer la lec­ture →

Les enjeux vitaux de la biodiversité

Un coup de cœur du Car­net

Marc SCHMITZ (coor­di­na­tion), Le souf­fleur de feuilles. La bio­di­ver­sité n’est pas un luxe, elle est vitale, Pré­face de Vin­ciane Despret, Couleur livres, 2022, 128 p., 12 €, ISBN : 9782870039342

collectif le souffleur de feuillesC’est à par­tir d’un lieu bien pré­cis, de la réserve naturelle du Kin­sendael située dans le sud de Brux­elles que l’ouvrage col­lec­tif Le souf­fleur de feuilles. La bio­di­ver­sité n’est pas un luxe, elle est vitale inter­roge les ressources con­ceptuelles et les scé­nar­ios à met­tre en œuvre sur le ter­rain afin de fab­ri­quer « des mon­des encore hab­it­a­bles » (Vin­ciane Despret) où se nouent des liens har­monieux entre humains et non-humains. Com­posé d’acteurs issus de divers­es dis­ci­plines, un col­lec­tif de con­tribu­teurs (Isabelle Stengers, Serge Gutwirth, Vin­ciane Despret qui signe la pré­face, Marc Schmitz qui coor­donne l’ouvrage, Mar­tine De Beck­er, Thérèse Verteneuil, Benoît Dumont, Olivi­er De Schut­ter, Jean-Claude Gré­goire, Paul De Gob­ert, Amau­ry Van­laer) s’empare des ques­tions des ter­ri­toires de vie où se déploient des mon­des sauvages, semi-sauvages, de l’érosion cat­a­strophique de la bio­di­ver­sité, de la frag­men­ta­tion de l’habitat, de la spa­tio­phagie, de l’urbanisation galopante qui men­a­cent la survie d’innombrables espèces ani­males et végé­tales pour penser un change­ment de par­a­digme qui en passe par le local. Con­tin­uer la lec­ture →

Sauvagerie, nature et civilisation impitoyable

Alexan­dre GALAND, Del­phine JACQUOT, Sauvage ?, Seuil jeunesse, 2022,
64 p., 20,90 €, ISBN : 9791023514797  

galand jacquot sauvageEn 2018, Alexan­dre Galand (doc­teur en his­toire, en art et en archéolo­gie) et Del­phine Jacquot (illus­tra­trice) nous avaient envoûtés avec Mon­stres et Mer­veilles (Le Seuil jeunesse), une vis­ite dans les cab­i­nets de curiosités à tra­vers le temps. Avec Sauvage ?, le même duo, pas­sion­né d’étrange et d’extravagance, nous emmène loin dans les ques­tion­nements sur l’autre et nos représen­ta­tions de l’altérité.

Extrême­ment bien doc­u­men­tée, Sauvage ? est une ency­clopédie de 64 pages immenses, com­posée de 4 par­ties, le sauvage des légen­des, des « sauvages » pour l’Occident, la nature sauvage, les sauvages masqués. Un immense album jeunesse, un texte-image pour adultes et enfants nous invi­tant à penser l’autre. On y trou­ve les belles illus­tra­tions (les crédits se trou­vent détail­lés à la fin du livre), les mis­es en scène fab­uleuses de Del­phine Jacquot dont on recon­naît le trait. Con­tin­uer la lec­ture →

Le jardinier-soleil

Chris­tine VAN ACKER, Émile Claus. Le vieux Jar­dinier, Inven­it, coll. « Ekphra­sis », 2022, 54 p., 14 €, ISBN : 9782376800927

van acker le vieux jardinierDans la très belle col­lec­tion « Ekphra­sis » des Édi­tions Inven­it, basée sur le principe du dia­logue entre un écrivain et une œuvre muséale, Chris­tine Van Ack­er décline un texte flo­ral-cos­mique, d’une écopoésie sub­tile, con­sacré au tableau Le vieux jar­dinier du pein­tre Émile Claus. C’est à par­tir du ray­on­nement d’Hélios qu’elle approche cette œuvre exposée à La Bover­ie à Liège et qu’elle déroule un texte-tour­nesol autour d’un artiste qui fut une des fig­ures mar­quantes du lumin­isme. La con­fronta­tion relève de mul­ti­ples reg­istres : du reg­istre exis­ten­tiel dès lors que l’éclat héli­aque du Vieux jar­dinier « sauve des vies », sauve « quelques mois » de celle de l’autrice au creux de l’hiver du con­fine­ment, reg­istre du réc­it biographique, des échos de l’enfance, reg­istre de l’esthétique et des effets qu’il pro­duit, reg­istre d’une sen­si­bil­ité et d’un engage­ment écologiques. Dans ce por­trait d’un por­trait, Chris­tine Van Ack­er tisse des fils de soie, d’or, de mousse entre le corps-monde du per­son­nage peint par Émile Claus et le corps-terre de son grand-père, déplie la carte du Temps et de ses rav­ages écologiques, remonte de la fin du 19e siè­cle à notre présent dévasté. Le mou­ve­ment s’enfonce dans l’esprit et la matière du tableau autant que dans les rêves qui pro­lon­gent la géo­gra­phie de sa com­po­si­tion. Con­tin­uer la lec­ture →

L’envol d’un colibri

Marie COLOT, 113 raisons d’espérer, Mag­nard jeunesse, coll. « La brève », 2022, 77 p., 8,90 € / ePub : 6,49 €, ISBN : 9782210974739

colot 113 raisons d'espérerMarie Colot pub­lie un nou­v­el opus dans la col­lec­tion « La brève » chez Mag­nard jeunesse, car­ac­térisée par des textes courts disponibles dans un for­mat à lire et à écouter. Nous décou­vrons ici le jeune Noé, 14 ans, écrasé par un monde trop angois­sant pour lui. Con­scient de la grave crise cli­ma­tique dans laque­lle nous sommes plongés, il rédi­ge des listes pour se don­ner l’illusion de tenir les drames à dis­tance.

Empêtré dans une forme de tor­peur à cause de la six­ième extinc­tion de masse, il est hor­ri­fié face à son frère Louis qui vit sa vie d’adolescent insou­ciant et ses par­ents qui ont décidé d’avoir un nou­v­el enfant. Il se sent bien seul avec ses peurs, s’isole de plus en plus de ce qu’il con­sid­ère comme l’inconscience humaine, il est qual­i­fié de sen­si­ble et de pes­simiste. Le voilà figé dans un piège dont il ne voit pas l’issue, ce qui rend la com­mu­ni­ca­tion avec lui par­fois dif­fi­cile telle­ment le sujet le tient à cœur. Con­tin­uer la lec­ture →

« C’est quoi, cette histoire de fin du monde ? »

Pablo SERVIGNE et Gau­thi­er CHAPELLE, L’effondrement (et après) expliqué à nos enfants… et à nos par­ents, Seuil, 2022, 192 p., 12 €, ISBN : 978–2‑02–146648‑5

chapelle et servigne l'effondrement et aprèsC’est Lucie, 13 ans, qui s’adresse ain­si à son père. Elle en a marre de pass­er pour une idiote auprès de ses potes à l’école, avec leurs his­toires d’effondrement de (au choix) notre société, notre civil­i­sa­tion, notre planète, la terre entière. Et en plus, elle flippe, ça l’inquiète ce truc qu’on ne parvient pas à cern­er bien claire­ment. C’est si grave que ça, c’est une cat­a­stro­phe prévis­i­ble, ou au con­traire ça peut nous tomber dessus n’importe quand ? Oui, elle sait bien qu’il y a : le réchauf­fe­ment cli­ma­tique, la mul­ti­pli­ca­tion d’incendies gigan­tesques, la fonte des glaces dans l’Antarctique, les oura­gans, les tor­nades, les inon­da­tions, les réfugiés, les épidémies, les pol­lu­tions, les pénuries et la guerre en Ukraine… Mais est-ce que tout ça tient vrai­ment ensem­ble ? Con­tin­uer la lec­ture →

Un seul arbre manque et tout est dépeuplé

Car­o­line LAMARCHE (autrice) et Aurélia DESCHAMPS (illus­tra­trice), Mille arbres, Cot­Cot­Cot, coll. « Com­bats », 2022, 80 p., 13,50 €, ISBN : 9782930941264

lamarche deschamps mille arbresPrésen­ter Car­o­line Lamarche serait vain. Ne pas soulign­er son éton­nant tal­ent, inex­cus­able. L’étoile Lamarche brille au sein d’une con­stel­la­tion qui n’a de cesse de s’étendre et de ren­forcer à chaque mou­ve­ment la cohérence de son noy­au. Dans le ciel des mots, sa lumière n’aveugle pas ; elle éclaire ou fil­tre, souligne ou enrobe. Elle se suit, en prose ou poésie, réc­its dens­es ou nar­ra­tions longues, solo ou col­lab­o­ra­tions, imag­i­naires d’enfants ou univers pour adultes. L’oralité tient égale­ment une place lumineuse dans la sphère lit­téraire lamarchi­enne : ses textes ont de nom­breuses fois été mis en scène et elle a écrit plusieurs pièces radio­phoniques. C’est d’ailleurs l’une de ces dernières qui se trou­ve à la base de ce roman pour jeunes ado­les­cents, inau­gu­rant ain­si la nou­velle propo­si­tion des réjouis­santes édi­tions Cot­Cot­Cot : « Com­bats, une col­lec­tion de romans engagés dont la devise est “com­bat­tre main­tenant pour con­stru­ire demain” ». Con­tin­uer la lec­ture →

Fiction sur glace

Jere­mie BRUGIDOU, Ici, la Béringie, L’ogre, 2021, 226 p., 19 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 9782377561049

brugidou ici la beringieLa pro­gres­sion de la fonte des glaces du Grand Nord est désor­mais con­nue de tous. Des régions entières, autre­fois inac­ces­si­bles, livrent peu à peu leurs secrets et sus­ci­tent toutes sortes de con­voitis­es. Jere­mie Brugi­dou a imag­iné ce qu’il pour­rait en advenir dans un futur proche. Con­tin­uer la lec­ture →

Les mots pour le pire

Gil BARTHOLEYNS, Le hante­ment du monde. Zoonoses et pathocène, Dehors, 2021, 120 p., 13 €, ISBN : 978–2‑3675–1028‑6

bartholeyns le hantement du mondeLes pho­tos qui intro­duisent le livre don­nent un ton très clair : per­cée d’une voie fer­rovi­aire en pleine forêt, engin pul­vérisant de l’astrazine sur un champ, parcs à bes­ti­aux pour abat­toir, éle­vage fer­mé de poulets et une ahuris­sante colline de crânes et d’ossements de bisons. Le hante­ment du monde est celui des mil­liards de cadavres de vies ani­males que nous lais­sons der­rière nous, tâche que nous pour­suiv­ons sans inter­mit­tence aux fonde­ments de notre vie quo­ti­di­enne. Con­tin­uer la lec­ture →

La révolution des champignons

Clarisse DERRUINE, Décom­po­si­tion, Ker Édi­tions, 2021, 132 p., 12 €, ISBN : 9782875862969

derruinne decompositionDans Décom­po­si­tion, Clarisse Der­ru­ine nous donne à lire une dystopie qui se déroule dans une ville fic­tive et s’étend sur plus d’une dizaine d’années. Le monde tel que nous le con­nais­sons est atteint par un mal sin­guli­er : une colonie de champignons envahit le pays et s’infiltre partout dans les lieux publics, mais aus­si les foy­ers. Con­tin­uer la lec­ture →

« Les hommes écouteront-ils les oiseaux, eux aussi ? »

Un coup de cœur du Car­net

Valen­tine LAFFITTE, Aux qua­tre coins du monde, Ver­sant Sud, coll. « Les pétoches », 2020, 40 p., 15.90 €, ISBN : 978–2‑930938–11‑0

valentine laffitte aux quatre coins du mondeVéri­ta­ble écrin de douceur, de déli­catesse, l’album Aux qua­tre coins du monde est un bijou de plus pro­posé par l’éditeur Ver­sant Sud. Inscrit à juste titre dans la col­lec­tion “Les pétoches”, ce deux­ième opus de l’autrice et illus­tra­trice Valen­tine Laf­fitte est un medi­um intel­li­gent pour exprimer ce que nous craignons et red­ou­tons… en l’occurrence, un monde qui, lit­térale­ment, se déna­ture. Con­tin­uer la lec­ture →

Réinventer une compatibilité de l’humain avec la biosphère

Un coup de cœur du Car­net

Gau­thi­er CHAPELLE, avec la par­tic­i­pa­tion de Michèle DECOUST, Le vivant comme mod­èle. Pour un bio­mimétisme rad­i­cal, Pré­faces de Nico­las Hulot et de Jean-Marie Pelt, Dessins de Luc Schuiten, Albin Michel, Espaces libres Poche, 2020, 432 p., 11 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 9782226320186

le vivant comme modèle de gauthier chapelle livre de pocheD’une prodigieuse richesse con­ceptuelle, bouil­lon­nant d’innovations pra­tiques, Le vivant comme mod­èle. Pour un bio­mimétisme rad­i­cal nous délivre des schèmes de penser, de sen­tir nous don­nant la pos­si­bil­ité de nouer une nou­velle alliance avec les formes du vivant. Ingénieur agronome, biol­o­giste, con­cep­teur de la col­lap­solo­gie avec Raphaël Stevens et Pablo Servi­gne, ancien élève de Janine Benyus qui a dévelop­pé la théorie du bio­mimétisme, Gau­thi­er Chapelle déplie toutes les ver­tus du bio­mimétisme, à savoir l’ensemble des proces­sus d’innovation (économiques, tech­nologiques..) que les humains peu­vent met­tre en place en suiv­ant une idée-clé : ces inno­va­tions et ces straté­gies à faible impact envi­ron­nemen­tal doivent être inspirées par le mod­èle du vivant, par les phénomènes que la nature, les organ­ismes ont expéri­men­tés depuis des mil­liards d’années. Con­tin­uer la lec­ture →

Quand la transition écologique va de pair avec la transition intérieure

Géral­dine REMY, Qui veut la peau de la licorne ?, Ker, coll. « Témoins du monde », 2020, 279 p., 18 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2‑87586–275‑4

géraldine remy qui veut la peau de la licorneEn 2018, Géral­dine Remy nous fai­sait décou­vrir les licornes dans son pre­mier livre Les secrets de la licorne. On y appre­nait que dans le con­texte de tran­si­tion écologique, ce cheval fab­uleux avec sa corne unique au milieu du front représente toute per­son­ne qui cherche à con­som­mer (et vivre) dif­férem­ment. Dans son nou­veau livre Qui veut la peau de la licorne ?, on retrou­ve l’unicorne (alias Géral­dine, la com­para­i­son s’arrête là) pour un témoignage juste, franc, empreint d’autodérision où Géral­dine racon­te quel genre de par­cours – ini­ti­a­tique – elle a tra­ver­sé pour pass­er de l’écoanxiété à la résilience intérieure. Con­tin­uer la lec­ture →