Charly DELWART, Camille de CUSSAC, Tu crois quoi ?, Marcel et Joachim, 2020, 76 p., 14 €, ISBN : 979–10-92304–79‑4
Tu crois quoi ? demande Charly Delwart à ses lecteurs. Plus habitué à s’adresser aux adultes, l’écrivain et scénariste belge, à qui l’on doit L’homme de profil même de face (Seuil, 2010), Citoyen Park (Seuil, 2012) et l’étonnant Databiographie (Flammarion, 2019), sort son troisième album jeunesse aux éditions Marcel et Joachim. Il semblerait qu’il aime poser des questions aux enfants : en effet, les précédents ouvrages s’intitulaient Mais ils sont où ? et Tu préfères quoi ? Et comme dans ceux-ci, l’interrogation est utilisée comme ressort ludique. Continuer la lecture

Ce roman pour la jeunesse de Vinciane Moeschler nous présente tour à tour le point de vue d’Audrey, 15 ans, et d’Anton, 16 ans et demi. Tous les deux dans la même classe, les adolescents se plaisent mutuellement et se jettent de temps à autre des regards à la dérobée. Peu à peu, on assiste à des tentatives balbutiées de rapprochements et à une relation qui se tisse parfois avec des malentendus.
On ne demande pas au saladier
Dans cet album composé à l’aide de collages finement travaillés, nous emboitons le pas à Lino le voyageur, qui se rend de village en village pour chanter sa ballade. Si Lino n’est pas toujours bien accueilli, il va cependant faire de belles rencontres.
La collection « Litt’ » chez Albin Michel Jeunesse est assez intéressante dans la mesure où elle propose des biographies romancées d’hommes et de femmes qui ont marqué l’histoire. Par exemple, on peut y découvrir le destin particulier de Simone Veil, Marie Curie ou Katherine Johnson.
Paru dans la collection « Exprim’ » chez l’éditeur Sarbacane, Ogresse est un roman pour adolescents frontal, sans détour, et surtout, honnête.
Avec La vie devant nous, Eva Kavian nous livre un récit polyphonique d’une bande de copains. L’histoire se déroule en une soirée où rien ne se passera comme prévu, où l’on peut même dire que tout va basculer.
Clair comme de l’eau de roches,
« En retard, je vais être en retard ! », s’exclame le lapin blanc du roman de Lewis Carroll. Anne Herbauts, qui a autrefois illustré Alice aux pays des merveilles (dans une très belle édition publiée en 2002 chez Casterman), en met un extrait en exergue de cet album sans texte.
Quelle que soit sa rigueur, on le trouve toujours trop long, trop froid, trop déprimant. L’hiver suscite peu notre enthousiasme : on peste lorsqu’il s’installe et on ne le célèbre que quand il disparaît. On tente même de le chasser à coup de carnavals, de le mater à force de proverbes, c’est dire ! La neige et ses jolis flocons n’emportent pas notre adhésion non plus. Certes, on s’en réjouit durant une séance de luge, elle intrigue par son atmosphère magiquement ouatée, on la contemple bien au chaud derrière une fenêtre, mais elle nous hérisse sous les pneus, nous désole en flaques boueuses, nous brûle par ses gerçures. Décidément, l’hiver est la mal aimée de nos saisons. Ce qui est assez injuste pour lui car « [il] est comme tout le monde. / Il n’aime pas le froid. / Mais c’est son boulot, voilà. / À l’école, il voulait faire printemps, / mais c’est un métier plutôt rare ».
Grosses pattes, longues griffes, pelage brun. Sans conteste, Kintsugi est un bel ours, grand et fort. Un brin aventureux aussi, et peut-être trop orgueilleux. Un jour, parce qu’il aime être admiré dans son audace et qu’il se délecte des chatouilles du vent entre ses orteils, il s’approche tout au bord d’une haute montagne. Mais Éole, d’humeur chagrine, souffle si fort sur son dos qu’il est précipité dans une chute qui « dure tellement longtemps qu’il a le temps de penser à mille choses. Il se dit qu’il a les poils décoiffés. Il se dit qu’il a un peu froid. Il se dit qu’il l’a un peu cherché. Il se dit qu’il recommencera. Il se dit que peut-être en bas, pour l’accueillir, il y aura des bras ».
La narratrice, Jeanne (14 ans) reçoit un message mystérieux de sa sœur Flora (18 ans) : « Je te libère de notre secret ». Son intuition lui dit que c’est important, elle se rend alors au studio où vit sa sœur pour s’assurer que tout va bien : là-bas, elle découvre Flora étendue sur son lit. Elle a avalé beaucoup de médicaments et a écrit sur le mur avec son propre sang « Tu es si belle ».
Si seulement, Lucie nous plonge dans la rencontre de deux jeunes adolescents, Lucie et Jim. Lucie vient d’emménager dans le même immeuble que Jim et se retrouve dans sa classe aussi. Elle voudrait continuer à vivre à distance des autres, mais ses professeurs ont confié à Jim la responsabilité de lui prêter ses notes pour qu’elle se remette en ordre. La voilà suivie par un jeune homme bien encombrant, soucieux d’accomplir sa tâche…
Pierre Coran, auteur incontournable en littérature jeunesse, a déjà réalisé plusieurs adaptations de textes majeurs du théâtre ou de ballet pour la jeunesse : citons par exemple l’album
Treize écrivains, quinze nouvelles, un sujet. Voilà le programme du nouvel ouvrage collectif que Ker éditions a consacré à la thématique de la traçabilité de notre vie sur le web. La maison n’en est pas à son coup d’essai puisqu’en 2015, elle avait publié un premier recueil de quatorze nouvelles,
Tom est sur le point de devenir père. Toutes les vies ne démarrent pas sur les chapeaux de roues. Certaines vies débutent même carrément mal. Et Tom est bien placé pour le savoir. Flash-back. Tom a sept ans. Il ne vit pas avec ses parents. Sa mère présente une accoutumance à l’alcool. Son père, il ne l’a jamais connu.