Jacques LACOMBLEZ, Souvenirs, avatars & peccadilles, Recueillis et annotés par Ben Durant, Quadri, 2025, 40 p., 25 €
Années 1950, Bruxelles. Jacques Lacomblez retrouve Marcel Lecomte à la galerie St-Laurent. Lecomte vient de briser ses lunettes sur le coin d’un tramway dont il est descendu. Lacomblez a, lui, un pied dans une chaussure, l’autre dans une pantoufle. Magritte est à Ostende et supervise la réalisation de sa fresque murale, si adéquatement nommée « Le Domaine enchanté » pour le casino de Knokke. Devant Lacomblez, Magritte apostrophe un des peintres : « Joseph, mettez plus de vert dans cette pomme. » Paris. Breton découvre, au 42 rue Fontaine, les peintures que Lacomblez lui présente, introduit par l’artiste et collectionneur Jean-Jacques Lebel. Breton est contrarié par l’encrier qu’il vient de renverser sur son bureau, mais se révèle un homme charmant, dit apprécier le peintre Victor Servranckx (pas surréaliste), s’enquiert de Chavée, de Lecomte, et s’informe sur Edouard Jaguer, ami de Lacomblez et fondateur du groupe surréaliste dissident « Phases ». E.L.T. Mesens déjeune au whisky lors de ses passages à Bruxelles, Paul Colinet disserte sur le Catéchisme de Malines, Roberto Matta tue des crabes à la tâche (noire) pour ses dessins… Continuer la lecture →