Archives par étiquette : féminisme

Manifeste muséal

Colette NYS-MAZURE et Isabelle GILLET, Le tour des aban­dons : une nuit au Mufim, Inven­it, 2024, 96 p., 13 €, ISBN : 9782376801221

nys-mazure gillet le tour des abandonsÀ Tour­nai, au MuFIm, musée du folk­lore et des imag­i­naires, lors d’une nuit « privée du regard d’autres vis­i­teurs », deux habi­tantes ponctuelles se sont lovées : la philo­logue, poétesse et autrice belge Colette Nys-Mazure et Isabelle Gillet, com­mis­saire d’expositions, pro­fesseure des uni­ver­sités (Artois) et essay­iste. Le tour des aban­dons nous greffe à cette errance inspi­rante. Con­tin­uer la lec­ture

Cinquante ans de combats et réflexions à poursuivre

Car­o­line GLORIE et Tere­sa HOOGEVEEN (sous la dir. de), La pre­mière revue fémin­iste fran­coph­o­ne. Les Cahiers du Grif, Impres­sions nou­velles, 2023, 304 p., 25 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 978–2‑3970–020‑3

les cahiers du grif la premiere revue feministe francophoneIl y a cinquante ans parais­sait le pre­mier numéro des Cahiers du Grif (Groupe de Recherch­es et d’Informations Fémin­istes), un an après la pre­mière Journée des femmes à Brux­elles et en pleine effer­ves­cence. Les 1500 exem­plaires sont ven­dus en vingt-qua­tre heures. Le fémin­isme est alors mul­ti­ple. Sa vivac­ité est gran­dis­sante et son développe­ment con­stant. Les rassem­ble­ments sont nom­breux. Les réflex­ions touchent de plus en plus de domaines. Con­tin­uer la lec­ture

Sainte Hélène, non comédienne et martyre

Un coup de cœur du Car­net

Claire HUYNEN, Ceci est mon corps, Arléa, 2024, 150 p., 18 €, ISBN : 9782363083586

huynen ceci est mon corpsUn silence méta­physique mais aus­si sen­soriel baigne les pages de Ceci est mon corps. Il est raris­sime qu’à la lec­ture, on entende un texte respir­er, nous envelop­per de son souf­fle, soulever les pages. C’est à cette expéri­ence que nous con­vie Claire Huy­nen dans cet éblouis­sant roman d’une beauté tournée vers l’intime. Qu’est-ce qu’une voca­tion ? Com­ment s’empare-t-elle d’un être ? Com­ment, dans l’exercice de l’existence, Dieu sur­git-il pour trac­er un chemin, apporter une lumière, une rai­son de vivre ? Con­tin­uer la lec­ture

Nous sommes toutes et tous des cellules HeLa

Un coup de cœur du Car­net

Aliénor DEBROCQ, HeLa, Lans­man, 2023, 64 p., 12 €, ISBN : 9782807103931

debrocq helaHeLa. Qua­tre let­tres pour par­ler d’un type de cel­lules qui ont révo­lu­tion­né la sci­ence de la virolo­gie et ont con­tribué notam­ment à la nais­sance du vac­cin con­tre la poliomyélite. Qua­tre let­tres pour des cel­lules étudiées dans les lab­o­ra­toires du monde entier et repro­duites à plusieurs mil­liards d’exemplaires. Qua­tre let­tres pour les pre­mières cel­lules à être cul­tivées in vit­ro et qui con­stituent la pre­mière lignée de cel­lules immortelles. Con­tin­uer la lec­ture

Un voyage spatial vers les imaginaires queer

Un coup de cœur du Car­net

Marine FORESTIER, Les lichennes, ESAAA édi­tions, 2023, 432 p., 14 €, ISBN : 9791091505321

forestier les lichennesLes lichennes est un réc­it qui repose sur la ren­con­tre de per­son­nages provenant d’environnements rad­i­cale­ment dif­férents. On y croise entre autres : Thel­ma, la chlorophili­enne, mi-humaine mi-végé­tale, qui a gran­di sous terre, dans une grotte pleine de végé­taux dépol­lu­ants. Farouk, habille mécani­cien habi­tant du satel­lite arti­fi­ciel qui tourne autour de la terre. Ros, rebelle orig­i­naire des bas-fonds pol­lués de la planète, con­damnée à tri­er les déchets qui sont exploités par la classe dirigeante. Ana­tol, étu­di­ant médecin qui vit aux Arcades, la cité qui cul­mine au-dessus de la nappe tox­ique.  Mais ce ne sont pas là tous les per­son­nages du réc­it, d’autres per­son­nal­ités faisant ensuite leur appari­tion pour jouer le rôle d’antagoniste ou d’allié auprès des héros et héroïnes préc­itées. Con­tin­uer la lec­ture

L’amour-camaraderie

Chris­tine DELMOTTE-WEBER, La cabane d’Alexandra Kol­lon­taï, Oiseaux de nuit, coll. « Rideaux rouges », 2022, 112 p., 10 €, ISBN : 9782931101599

delmotte weber la cabane d'alexandra kollontaiAlix ren­con­tre Julia, par l’intermédiaire d’une amie com­mune. Dès les pre­mières sec­on­des passées ensem­ble, elles tombent dans les bras l’une de l’autre. S’ensuit une rela­tion. Julia est aus­si en cou­ple avec Samuel. Enfin, « en cou­ple » n’est pas tout à fait le terme appro­prié. Samuel goûte aux joies du polyamour et n’a pas moins de qua­tre rela­tions au même moment. Il encour­age Julia dans cette voie, mais elle est plus réti­cente. Des pointes de jalousie sur­gis­sent, surtout quand Alix ren­con­tre Samuel et que ces deux-là se plaisent à leur tour. Alix décou­vre ce nou­veau mode de rela­tions. Leur ren­con­tre a lieu dans la cabane de Samuel, un lieu retiré où il désire vivre autrement. Son rêve serait de s’épanouir au sein d’un poly­cule, c’est-à-dire un groupe polyamoureux. Selon lui, le cou­ple ne laisse pas de place à l’in­di­vid­u­al­ité. Sa référence dans le domaine est Alexan­dra Kol­lon­taï, une com­mu­niste et mil­i­tante fémin­iste marx­iste sovié­tique, qui a forgé une nou­velle con­cep­tion du monde. Il a d’ailleurs don­né son nom à sa cabane. Con­tin­uer la lec­ture

La princesse enfermée dans sa prison dorée se réveilla

Anne DUVIVIER, Eden Beach 1970, M.E.O., 2023, 195 p., 18 € / ePub : 10,99 €, ISBN : 9782807003682

duvivier eden beach 1970Comme le titre l‘indique, l’histoire de ce roman d’Anne Duvivi­er se situe en 1970 à Eden Beach, une sta­tion bal­néaire dans le Mary­land. Char­lotte, une jeune femme de 22 ans, vient d’y trou­ver refuge quand son mari lui a annon­cé qu’il aimait une autre femme.

Née avec une cuil­lère en argent dans la bouche, Char­lotte a tou­jours été « la fille de », puis « l’épouse de ». Elle se retrou­ve seule dans un endroit incon­nu où elle est oblig­ée de tra­vailler pour la pre­mière fois afin de financer son séjour. Très vite, elle ren­con­tre Cook­ie, qui va quelque peu bous­culer Char­lotte avec son car­ac­tère libéré assumé et son franc-par­ler (« T’es pas au ser­vice de ton mari. Arrête d’être une potiche. Ton Miguel, il n’a pas l’air de se souci­er de savoir ce que tu deviens. »). Con­tin­uer la lec­ture

#ToutesAvecLune

Pamela GHISLAIN, Lune, Lans­man, 2022, 52 p., 11 €, ISBN : 9782807103580

ghislain luneUne jeune femme, Lune Bogaert, dépose plainte con­tre l’État belge pour inac­tion envers l’égalité hommes-femmes. Un avo­cat, Gabriel de Grey­mon, maitre dans son genre, accepte d’assurer sa défense gra­tu­ite­ment. Il ne sait expli­quer ce qui le pousse à dire oui. D’habitude, il fuit ce genre de mis­sion ban­cale. Cette fois, c’est dif­férent. La déter­mi­na­tion de Lune peut-être. Darya, la secré­taire du tri­bunal de pre­mière instance qui reçoit sa plainte, la prévient que la procé­dure va pren­dre beau­coup de temps, d’argent, et qu’elle aurait plus de chance à intro­duire une plainte au nom d’un groupe. Qu’importe, Lune est déter­minée et décide de s’installer devant le tri­bunal jusqu’à ce qu’elle reçoive une réponse. Les jours passent. Les médias com­men­cent à s’intéresser à elle. On la qual­i­fie de « Gre­ta du fémin­isme ». Con­tin­uer la lec­ture

Myriam Leroy n’aime (toujours) pas

Myr­i­am LEROY, Bel­giques. Out of office, Ker, coll. “Bel­giques”, 2022, 123 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87586–326‑3

leroy belgiquesLa col­lec­tion « Bel­giques » des édi­tions Ker con­tin­ue d’ausculter, par la lit­téra­ture et façon mosaïque, les imag­i­naires de la Bel­gique. Elle s’enrichit de qua­tre nou­veaux vol­umes cet automne, par­mi lesquels celui que signe Myr­i­am Leroy.

Il y a (au moins) deux manières d’appréhender un recueil de la col­lec­tion « Bel­giques » : pour ce qu’il nous dit de la Bel­gique telle que la voit son autrice ou auteur, d’une part, et, d’autre part, pour ce qu’il fait au genre de la nou­velle. Con­tin­uer la lec­ture

Dans la voie du féminisme

Marie-Louise HAUMONT, Le tra­jet, Post­face de Daniel Laroche, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2022, 398 p., 9 €, ISBN : 978–2‑87568–569‑8

haumont le trajetIni­tiale­ment paru en 1976 aux édi­tions Gal­li­mard, le roman Le tra­jet de Marie-Louise Hau­mont (récom­pen­sé alors par le prix Fem­i­na) est aujourd’hui réédité dans la col­lec­tion Espace Nord et assor­ti d’une post­face de Daniel Laroche. Née en 1919 et décédée en 2012, Marie-Louise Hau­mont, écrivaine belge, reste encore peu con­nue dans nos con­trées, en rai­son sans doute, comme l’explique le post­faci­er, de la pro­duc­tion lit­téraire « peu var­iée et quan­ti­ta­tive­ment mod­este » de celle-ci.

Je vivais dans l’avenir comme les vieil­lards vivent dans le passé, mais le passé ne laisse aucune place à l’inconnu tan­dis que moi j’étais sans cesse à la croisée des chemins, m’engageant dans l’un, puis dans l’autre, essayant, brouil­lon­nant, effaçant pour trou­ver mieux […]. J’étais, au pro­pre, maîtresse de mon sort et gou­ver­nante du des­tin de tous les per­son­nages qui partageaient mon exis­tence sec­ondaire.  Con­tin­uer la lec­ture

Dans les griffes du monde autour de nous

Jean-Luc RENARD, Testostérone, Mur­mure des Soirs, 2022, 216 p., 20 €, ISBN : 9782930657783

renard testostéroneLe mariage peut être une cage dorée. Tel est le con­stat d’Eva et Iris, les deux pro­tag­o­nistes de Testostérone, de Jean-Luc Renard, roman dont le titre reflète bien la dom­i­na­tion, l’oppression, voire la vio­lence qui ani­ment cer­tains mâles.

Le roman démarre sur une scène ô com­bi­en famil­iale. Deux ado­les­cents, Char­line et Gilles, ont poussé leur mère Eva Wag­n­er, nar­ra­trice du livre, à pass­er la nuit à la belle étoile pour leur per­me­t­tre d’envahir la mai­son avec des amis et de fes­toy­er. La maman se retrou­ve face à un champ de batailles, tan­dis que son mari a déserté les lieux au chevet de sa mère Rosa, ago­nisante. Une belle-mère au foy­er, pédante, moral­isante, qui n’a jamais vu l’arrivée d’Eva au bras de son fils d’un bon œil. Jacques, le mari, se veut lui l’incarnation de la réus­site, de l’ego con­sumens. Rien n’est assez beau à ses yeux pour vis­i­bilis­er ses suc­cès, y com­pris extra­con­ju­gaux. Lors de cette nuit inau­gu­rale à la belle étoile, Eva est con­fron­tée à l’heure des con­stats et bilans sur l’existence qu’elle a menée jusqu’à présent, coincée qu’elle est dans un monde de con­ven­tions, d’obligations mater­nelles et con­ju­gales, de faire-val­oir des autres, quitte à sac­ri­fi­er ses valeurs et ses envies per­son­nelles. Ces con­stats, elle les énumère sans com­plai­sance à son égard : Con­tin­uer la lec­ture

Au féminin de la troisième personne

Aliette GRIZ, FLISE, Pli­er l’hier, Tétras Lyre, 2022, 82 p., 16 €, ISBN : 9782930685618

griz flise plier l hierDans Pli­er l’hier, recueil poé­tique pub­lié chez Tétras Lyre et illus­tré par Flise (artiste plas­ti­ci­enne établie à Paris), Aliette Griz s’adonne à une poésie mil­i­tante entière­ment rédigée au féminin de la troisième per­son­ne dans ce qu’elle nomme « […] un reportage / D’écorché·e·s aligné·e·s / Dans les salles d’attentes ». La pré­face de l’ouvrage, signée par le col­lec­tif Les Que­nouilles auquel appar­tient l’autrice, par­le, quant à elle, « [d’]images comme des plans qui se suc­cè­dent » et proclame : « La nar­ra­tion ne compte pas. Out le plan-séquence. Pli­er l’hier pour faire bouger les instan­ta­nés et l’image d’Épinal ». Com­prenons par ces affir­ma­tions que chaque poème se com­pose d’images apposées les unes aux autres afin de for­mer un tout cohérent et sig­nifi­ant tan­dis que, de son côté, le recueil, fait de vers libres ou de poèmes en prose, pro­gresse par frag­ments. Con­tin­uer la lec­ture

La fin du noir et blanc

Sarah SEPULCHRE, Dis, c’est quoi le genre ?, Renais­sance du livre, 2021, 96 p., 12,90 € / ePub : 7,49 €, ISBN : 978–2507057091

sepulchre dis c est quoi le genreAvec « Dis, c’est quoi ? », la Renais­sance du livre s’est dotée d’une per­ti­nente col­lec­tion de vul­gar­i­sa­tion, forte aujourd’hui d’une ving­taine de titres. Récem­ment, elle s’est enrichie d’un nou­veau vol­ume con­sacré au genre. Il est signé par Sarah Sepul­chre.

De la « théorie du genre » dénon­cée à grands cris par les ten­ants de la Manif pour tous aux vio­lences mis­es en lumière depuis le début du mou­ve­ment #metoo, en pas­sant par les polémiques sur la trans­pho­bie, réelle ou sup­posée, de J.K. Rowl­ing, la ques­tion du genre fait désor­mais régulière­ment la une de l’actualité. Enten­du sou­vent, défi­ni rarement, le mot « genre » court le risque du flou et de la perte de sens. Dis, c’est quoi le genre ? offre dès lors une mise au point bien­v­enue. Sous la plume de Sarah Sepul­chre, pro­fesseure à l’UCLouvain et spé­cial­iste des représen­ta­tions des hommes et des femmes dans les fic­tions télévisées, l’ouvrage a le mérite de fournir des infor­ma­tions claires dans un style à la fois acces­si­ble et con­cis. Il s’appuie sur une doc­u­men­ta­tion solide : qui veut appro­fondir les notions évo­quées dans un livre qui se veut surtout une intro­duc­tion pour pub­lic non-aver­ti, pour­ra se reporter aux nom­breuses références men­tion­nées par la chercheuse. Con­tin­uer la lec­ture

Lieu d’être

Un coup de cœur du Car­net

Véronique BERGEN, Annemarie Schwarzen­bach. La vie en mou­ve­ment, Dou­ble ligne, coll. « Fig­ures de l’itinérance », 2021, 19 €, ISBN : 978–2‑9701433–2‑1

bergen annemarie schwarzenbach la vie en mouvementNulle fig­ure autre que celle d’Annemarie Schwarzen­bach ne pou­vait inau­gur­er la promet­teuse col­lec­tion « Fig­ures de l’itinérance » des édi­tions Dou­ble ligne – col­lec­tion créée par Lau­rent Pit­tet, le fon­da­teur de la revue Roa­d­i­tude.

Née en 1908 à Zurich au sein d’une famille très aisée qui avait notam­ment des affinités avec l’extrême-droite, décédée à l’âge de trente-qua­tre ans, Annemarie Schwarzen­bach était une femme intense, mys­térieuse, famil­ière des extrêmes. Fémin­iste (soli­taire), antifas­ciste et antiraciste, au tra­vers de ses textes, pho­togra­phies et reportages, elle est une fig­ure impor­tante de la dénon­ci­a­tion, entre autres, de la mon­tée du fas­cisme en Europe, de la ségré­ga­tion et des con­di­tions de vie des ouvri­ers en Amérique du Nord, de l’exploitation de l’Orient par un Occi­dent malade. Con­tin­uer la lec­ture

De l’inconvénient d’être née fille

Sophie DEROISIN, Petites filles d’autrefois 1750–1940, Pré­face de Véronique Bergen, Académie royale de la langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2021, 340 p., 24 €, ISBN : 978–2‑8032–0060‑3

deroisin petites filles d'autrefoisL’Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es pour­suit son tra­vail de (ré)édition d’œuvres du pat­ri­moine lit­téraire belge. Après L’herbe qui trem­ble de Paul Willems et le Théâtre de Jacques De Deck­er, l’institution pose un choix plus sin­guli­er en repub­liant Petites filles d’autrefois 1750–1940 de Sophie Deroisin.

Ce nom ne dira sans doute rien à la majorité. Sophie Deroisin, nom de plume de Marie de Rom­rée de Vich­enet (1909–1994), est pour­tant l’autrice d’une dizaine de livres. Des romans et des essais prin­ci­pale­ment, mais aus­si le recueil de nou­velles Les dames qui lui a valu le prix Rossel en 1975. Petites filles d’autrefois est son dernier ouvrage, paru en 1984. Con­tin­uer la lec­ture

Le pacte des femmes

Agniesz­ka LOSKA, Le néo­fan­tas­tique féminin d’Anne Duguël, Wydawnict­wo Uni­w­er­syte­tu Śląskiego, 2020, 228 p., 8 € (29,90 zł), ISBN : 978–83-226‑3864‑4

loska le neofantastique feminin d anne duguelEn décem­bre 2020, parait en Pologne Le néo­fan­tas­tique féminin d’Anne Duguël, pre­mière mono­gra­phie con­sacrée à l’autrice belge plus con­nue sous le nom de Gud­ule (célèbre pour ses romans des­tinés à la jeunesse).

Dans cet ouvrage, Agniesz­ka Los­ka, doc­teure en let­tres à l’Institut d’Études lit­téraires de l’Université de Silésie, s’intéresse à l’autre ver­sant de l’œuvre d’Anne Duguël. Celui con­sacré aux adultes. Si cette étude n’entend pas embrass­er tous les livres de la boulim­ique autrice, elle per­met d’entrevoir com­ment Anne Boc­quil­lon-Liger-Belair (1945–2015) s’est emparée d’un genre cher aux let­tres belges. Le fan­tas­tique. Com­ment, surtout, elle l’a fait évoluer. À sa façon. En déam­bu­lant « dans les méan­dres féminins ». Con­tin­uer la lec­ture