Bernard Quiriny à nouveau finaliste

QUIRINY©Julien Faure Leextra

Bernard Quiriny
©Julien FAURE/Leextra

L’af­faire May­er­ling, dernier roman de Bernard Quiriny (Rivages), fait décidé­ment beau­coup par­ler de lui. Déjà final­iste du prix RTL-Lire (finale­ment décerné à Isabelle Car­ré), et en lice pour le prix Orange et le prix Récami­er, il fig­ure à présent par­mi les huit final­istes du prix de La Coupole.


Lire aus­si : notre recen­sion de L’af­faire May­er­ling


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À qui perd gagne (la boule)

Alain BERENBOOM, Expo 58, l’espion perd la bouleGenèse, 2018, 272 p., 22,50 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 979–1‑0946891–34

berenboom expo 58Dix ans après la paru­tion de Périls en ce Roy­aume (qui se déroule en 1947), le détec­tive privé Michel Van Loo con­tin­ue à être con­fron­té, bon gré mal gré, aux événe­ments majeurs que vit la Bel­gique. L’exposition inter­na­tionale de 1958 était une étape oblig­ée.

Un homme est décou­vert assas­s­iné sur le chantier de l’exposition. Van Loo est sol­lic­ité par un mys­térieux com­man­di­taire qui se révèle être un fonc­tion­naire du min­istère de l’intérieur ; le détec­tive est chargé de sur­veiller les travaux ain­si que les mem­bres d’une étrange com­mis­sion chargée de véri­fi­er la bonne exé­cu­tion des travaux hydrauliques. Rebondisse­ments nom­breux et force gueuzes grena­dine vont l’amener à lever par­tielle­ment le voile sur ces mys­tères accu­mulés. Con­tin­uer la lec­ture

“J’offre un livre à un enfant” : une action pour aider les jeunes à mieux lire

offreunlivre-afficheCréée en 1995 à l’initiative de l’UNESCO, la journée mon­di­ale du livre se fêtera le 23 avril. Cette année, les édi­teurs de livres jeunesse et sco­laires, en parte­nar­i­at avec l’As­so­ci­a­tion des Édi­teurs Belges (ADEB), la Foire du livre de Brux­elles et le Cen­tre de lit­téra­ture de jeunesse de Brux­elles enten­dent prof­iter de cette journée impor­tante pour lancer un appel.

En effet, si l’on se réfère aux résul­tats en matière de com­préhen­sion à la lec­ture révélés par l’enquête inter­na­tionale PIRLS 2016 (Progress in Read­ing Lit­er­a­cy Study), nos élèves de 4e année pri­maire sont les plus faibles lecteurs de l’Union européenne et des pays mem­bre de l’OCDE: seule­ment 1 élève sur 5 dis­pose de capac­ités de lec­ture suff­isantes qui lui per­me­t­tent d’interpréter et d’intégrer des infor­ma­tions con­tenues dans un texte : à titre de com­para­i­son, la moyenne européenne s’établit à 1 élève sur 2. D’autres études, moins récentes, con­fir­ment ce triste con­stat. Con­tin­uer la lec­ture

Quand le désespoir nous mène à l’impossible

Marie-Paule ESKÉNAZI, 40 ans, trop jeune pour mourir, Acad­e­mia, 2018, 109 p., 12,50€ / ePub : 9.49 €, ISBN : 978–2‑8061–0366‑6

eskenazi 40 ans trop jeune pour mourir.jpgAprès avoir affron­té une sépa­ra­tion, un démé­nage­ment hâtif, des dettes et un change­ment de tra­vail, Marie-Paule, quar­ante ans, trois enfants en bas âge, apprend qu’elle a un can­cer du sein inopérable. S’ensuivent deux opéra­tions, une chimio et plusieurs mois de kiné, mais l’héroïne doit se ren­dre à l’évidence : elle est con­damnée. Con­tin­uer la lec­ture

Poésies chatoyantes

Pierre CORAN, Vanes­sa HIÉ, Chats rimés, Didi­er Jeunesse, 2018, 40 p., 13,90 €, ISBN : 9782278089758

coran hié chats rimésL’auteur mon­tois Pierre Coran, ancien insti­tu­teur et directeur d’école, a choisi d’entièrement con­sacr­er son dernier recueil de poèmes, Chats rimés, aux matous de tous poils. Le chat comme inspi­ra­tion ani­mal­ière, certes, mais aus­si comme exer­ci­ce styl­is­tique puisque la sonorité du mot donne sa tonal­ité à l’ensemble des textes de ce livre, lui con­férant une belle cohérence. Con­tin­uer la lec­ture

Empreintes : les trésors des bibliothèques de l’Université de Liège

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Empreintes © Jean Louis Wertz

Pour le bicen­te­naire de l’U­ni­ver­sité de Liège, l’ex­po­si­tion “Empreintes” pro­pose un fasci­nant par­cours à tra­vers les tré­sors écrits de la bib­lio­thèque de l’U­ni­ver­sité. À décou­vrir à la Cité Miroir du 21 avril au 20 juil­let 2018.  Con­tin­uer la lec­ture

Laurence Skivée, l’usage météorologique du langage

Lau­rence SKIVÉE, L’air est dif­férent, La Let­tre volée, 2018, 101 p., 17 €, ISBN : 978–2‑87317–507‑8

skivee_l air est differentArtiste plas­ti­ci­enne, Lau­rence Skivée inter­roge la vie par le dessin, par la pho­togra­phie, la sculp­ture, la vidéo au fil d’une atten­tion à ce qui se dérobe, dans une ouver­ture aux inter­stices de l’existence. Nul éton­nement à voir sa poé­tique des instants dérobés, sa descente plas­tique dans les mon­des de l’enfance en venir à la forme poé­tique, gag­n­er le ter­ri­toire mou­vant du verbe. Après le livre d’artiste Je m’emballe (La Let­tre volée, 2013), L’air est dif­férent sécrète une écri­t­ure-regard acquise au recueille­ment d’instantanés de l’existence. C’est la mort de proches qui l’a poussée à s’emparer de ce nou­veau médi­um. D’emblée, le texte tisse un lien en intéri­or­ité entre expéri­ence de la perte et éclo­sion du verbe. Comme la pho­togra­phie, le mot est chargé d’une valence tes­ti­mo­ni­ale, fait pièce à l’oubli, offi­cie un tra­vail de deuil. La forme est celle d’un mou­ve­ment en sus­pens, d’une nuée d’haïkus qui, priv­ilé­giant un principe d’économie, entend sug­gér­er la présence au tra­vers de l’absence. Cap­tures de frag­ments sen­si­tifs, émo­tifs d’une vie, désub­jec­ti­va­tion des per­son­nages pris dans une épure voi­sine de celle de Beck­ett, mise en voix d’une tragédie traitée sur le mode min­i­mal­iste du « less is more », L’air est dif­férent tournoie autour de moments minus­cules, des frôle­ments imper­cep­ti­bles de corps qui dansent « sur Fontaine et Trenet ». « Bien­tôt l’un de nous mou­rut. N’étaient restées que les cen­dres » (…) « Nous éparpil­lâmes tes cen­dres à Ostende / et le monde par­tit sur tes traces. / Anonyme Amour ». Con­tin­uer la lec­ture

Dommage collatéral

Ziska LAROUGE, Les chais­es musi­cales, Weyrich, coll. “Plumes du coq”, 2018, 192 p., 14 €, ISBN : 9782874894725

larouge les chaises musicales.pngLe deux­ième roman de la Brux­el­loise Ziska Larouge, nou­vel­liste surtout et auteure déjà d’un pre­mier roman en 2015, se présente comme un thriller. Sous ses airs de ne pas y touch­er et ses cli­mats de cama­raderie entre quadras sur le retour oscil­lant entre amour et par­fois détes­ta­tion, se cache en réal­ité une mécanique machi­avélique dont les enjeux ne se dévoilent naturelle­ment qu’en bout de course. Pas de longues descrip­tions ni d’appesantissements sur les états d’âme, mais une his­toire qui se déroule par dia­logues, voire ellipses, partagés entre le point de vue des six pro­tag­o­nistes. Con­tin­uer la lec­ture

Le prix de la Closerie des Lilas pour Odile d’Oultremont

d oultremont prix closerieOdile d’Oul­tremont a reçu le prix de la Closerie des Lilas pour son pre­mier roman, Les déraisons (édi­tions de l’Ob­ser­va­toire). Le prix de la Closerie des Lilas a été décerné pour la pre­mière fois le 7 mars 2007, veille de la journée mon­di­ale de la femme, à la Closerie des Lilas. Il a pour orig­i­nal­ité de couron­ner une roman­cière de langue française dont l’ouvrage paraît à la ren­trée de jan­vi­er. La voca­tion de ce nou­veau prix est de pro­mou­voir la lit­téra­ture fémi­nine.


Lire aus­si : notre recen­sion des Déraisons


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Où l’on suit passionnément pas à pas les premiers pas d’une autrice dans l’écriture

Chan­tal DELTENRE, Écrire en marchant. Pre­miers pas, Mael­ström, 2018, 134 p., 14 €, ISBN : ISBN : 978–2‑87505–305‑3

deltenre ecrire en marchant

Deux événe­ments minus­cules se pro­duisent à ce moment-là. Une mouche, soudain piégée au cor­don de glu qui pend du lus­tre au-dessus de ma tête, se met à vib­ri­on­ner. Sa lutte dés­espérée me vrille les oreilles. En même temps, une mésange vient se pos­er au bord de l’ap­pui de fenêtre extérieur. (…) Ma gorge se serre. (…) Je n’en peux plus de cette immo­bil­ité. Si je ne bouge pas, le tour­bil­lon qui emporte le sourire de ma grand-mère (…), l’or­dre et le décor figés de la pièce à vivre, (…), je glis­serai avec eux dans la mort, l’ex­tinc­tion.

Des fois, tout se décide sur un coup de tête. Irréfléchi. Comme une réponse, pas du tout atten­due, aux aléas ou aux impass­es de la vie. À la lec­ture d’Écrire en marchant, on se dit que Chan­tal Del­tenre aurait très bien pu ne jamais écrire, ne jamais pub­li­er. Sauf qu’il y a eu cet instant T, événe­ment fab­uleux, véri­ta­ble matrice de sa vie d’écrivain. Con­tin­uer la lec­ture

Un prix pour Réginald Gaillard

gaillard reginald

Régi­nald Gail­lard

Maître d’oeu­vre des édi­tions de Cor­levour et de la revue NUNC, Régi­nald Gail­lard est aujour­d’hui récom­pen­sé comme auteur. Son pre­mier roman, La par­ti­tion intérieure (édi­tions du Rocher, 2017) reçoit en effet le grand prix catholique de lit­téra­ture.


Lire aus­si : notre recen­sion de La par­ti­tion intérieure


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Une plongée passionnante dans les années de plomb

Un coup de cœur du Carnet

Bernard ANTOINE, Pur et nu, Mur­mure des Soirs, 2018, 435 p., 22 €, ISBN : 978–2‑930657–41‑7

À Brux­elles, le jour­nal­iste Thomas Holmer apprend que son père Egide, ancien grand reporter, est mort d’un infarc­tus dans les bras de sa maîtresse, Ana Raïtchev. Dans les affaires de son amant, celle-ci décou­vre des let­tres : une pour elle, une autre adressée à Thomas et la troisième à une cer­taine Alessia. Qui est Ana ? D’où vient-elle ? Qui est Alessia ? Quelles rela­tions unis­saient Alessia et Egide ? Telles sont les ques­tions qui se posent au début de Pur et nu, le pre­mier roman très maîtrisé de Bernard Antoine. Les répons­es relèveront de l’Histoire, car le livre met en rela­tion le présent de Thomas et Ana et le passé com­plexe de la généra­tion précé­dente, dont il s’ingénie habile­ment à tiss­er les rela­tions à tra­vers le temps. Con­tin­uer la lec­ture

L’« effet mère »

Élise BUSSIÈRE, Mal de mère, Mols, 2018, 128 p., 15,90 €, ISBN : 978–2‑87402–238‑8

bussiere mal de mere.jpgOn le scan­de depuis plusieurs décen­nies : « La mater­nité doit être un choix libre et réfléchi. » Certes, mais avoir le choix, décider de devenir mère, se penser mère, entre imma­nence et lib­erté morale, nag­er dans les courants des « avoir un enfant, c’est for­mi­da­ble ! », du sacro-saint mythe de la bonne mère et des « cela va de soi » pré­ten­du­ment mater­nels ; choisir de don­ner la vie, se trans­former en une jeune accouchée et som­br­er, être engloutie… Un fait qui touche à l’indicible, une parole qui sem­ble inaudi­ble que le deux­ième roman d’Élise Bus­sière libère. Con­tin­uer la lec­ture

Elvis mène l’enquête

Nadine MONFILS, Le rock­er en pan­tou­fles, Fleuve, 2018, 219 p., 17,90€ / ePub : 12.99 €, ISBN : 9782265117280

monfils le rocker en pantouflesEn 2016, Nadine Mon­fils avait la bril­lante idée de créer un per­son­nage haut en couleurs et qui allait devenir récur­rent : Elvis Cadil­lac. Si tu con­nais pas, il est encore temps de te met­tre à la page et de décou­vrir cette série de romans désopi­lants pub­liés chez Fleuve édi­tions. D’autant que le meilleur sosie du King est de retour et que ça va swinguer ! De la folie douce, de l’humour, du décalé qui ne se prend pas au sérieux. Enfin bref, du Belge.


Lire aus­sinotre recen­sion d’Ice cream et châ­ti­ments 


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Myriam Leroy dans la sélection du Goncourt du premier roman

LeroyEn marge du prix Goncourt, décerné à l’au­tomne, l’A­cadémie Goncourt décerne aus­si dif­férents prix dans des sec­tions par­al­lèles : le pre­mier roman, la nou­velle et la poésie. Les final­istes des deux pre­mières caté­gories pour l’an­née 2018 sont désor­mais con­nus. Avec une présence belge.  Con­tin­uer la lec­ture

En Seele avec Kamagurka

KAMAGURKA et Herr SEELE, Cow­boy Henk et le gang des offreurs de chevaux, traduit du fla­mand par Willem, FRMK, 2018, 44 p., 18 €, ISBN : 9782390220107

kamagurka cowboy henk et le gang des offreurs de chevauxEn 2014, la série de ban­des dess­inées Cow­boy Henk rece­vait le Prix du Pat­ri­moine au pres­tigieux fes­ti­val d’Angoulême. Était-ce ren­dre trop d’honneur à Kam­agur­ka, dont l’encyclopédie Wikipedia va jusqu’à affirmer que son trait est « extrême­ment sim­pliste, parais­sant presque bâclé » ? Quoi que l’on pense de son anti-œuvre, et sans s’aventurer à glos­er trop avant le non­sense per­ma­nent qui la car­ac­térise, il faut cepen­dant admet­tre que le dessi­na­teur fla­mand, passé par Hara-Kiri et Char­lie Heb­do, est bel et bien l’héritier d’une tra­di­tion bédéis­tique dont il se joue et détourne les codes à l’envi. Con­tin­uer la lec­ture