Archives par étiquette : Myriam Watthee-Delmotte

Rentrée d’hiver 2026 : en route vers la Foire du livre

RL hiver 2026 visu

« Ren­trée lit­téraire » désigne tra­di­tion­nelle­ment la péri­ode d’effervescence édi­to­ri­ale qui s’étend de fin aout à début novem­bre. C’est à ce moment que parais­sent les livres en lesquels les maisons d’édition (parisi­ennes) voient de pos­si­bles can­di­dats aux Goncourt, Renau­dot et autre Fem­i­na. Depuis plusieurs années, toute­fois, le cal­en­dri­er édi­to­r­i­al con­nait un autre temps fort, en jan­vi­er-févri­er. Les sor­ties sont nom­breuses et les livres qui parais­sent à ce moment-là sont aus­si de ceux sur lesquels les édi­teurs mis­ent par­ti­c­ulière­ment. On par­le donc désor­mais aus­si d’une ren­trée lit­téraire d’hiver. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2025 d’Angélique Tasiaux

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2025 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion d’Angélique Tasi­aux. Con­tin­uer la lec­ture

Prix Malesherbes, le Libraire du roi 2025

Myriam Watthee-Delmotte

Myr­i­am Watthee-Del­motte — © G. Van­den­driess­che

Pour sa cinquième édi­tion, le prix Malesherbes, le Libraire du roi récom­pense Myr­i­am Watthee-Del­motte.  Con­tin­uer la lec­ture

La littérature comme reconfiguration du donné

Myr­i­am WATTHEE-DELMOTTE, La lit­téra­ture, une réponse au désas­tre, Académie royale de Bel­gique, coll. « L’Académie en poche », 2025, 140 p., 9 €, ISBN : 9782803109982

watthee delmotte la litterature une reponse au desastreQue peut la lit­téra­ture ? Com­ment dis­pose-telle un espace imag­i­naire tis­sé par la fic­tion, qui soit à même d’agir sur le réel, sur le monde, sur soi, sur la pen­sée, les affects, les représen­ta­tions ? Dans son essai vigoureux autant que rigoureux, La lit­téra­ture, une réponse au désas­tre, Myr­i­am Watthee-Del­motte dresse une étude exigeante, pas­sion­née, de la manière dont la lit­téra­ture se pose comme un levi­er d’action, un dynamisme de forces qui parie pour une riposte au désas­tre. Le ques­tion­nement se découpe en plusieurs champs : une analyse de son rôle de témoin (du chœur antique de la tragédie grecque aux témoins intérieurs, extérieurs ou imag­i­naires), de ses con­tenus et des dis­posi­tifs lan­gagiers qui met­tent en forme ces derniers et une inves­ti­ga­tion des spé­ci­ficités du médi­um de la lit­téra­ture imprimée par rap­port au ciné­ma, au théâtre ou autre médi­um requérant un dis­posi­tif ver­bal. Con­tin­uer la lec­ture

La littérature ou l’infini de la baleine blanche

Un coup de cœur du Car­net

Myr­i­am WATTHEE-DELMOTTE, Indemne. Où va Moby-Dick ?, Actes Sud, 2025, 320 p., 23,50 € / ePub : 17,09 €, ISBN : 9782330206802

watthee delmotte indemne ou va moby dickInven­ter l’odyssée du chef‑d’œuvre de Her­mann Melville, Moby Dick, en s’appuyant sur une éru­di­tion vire­voltante de vie, tel est le pari haute­ment gag­né sous l’horizon duquel Indemne se tient. Chercheuse de renom, spé­cial­isée dans les rap­ports entre la lit­téra­ture et les arts de la fin du 19ème siè­cle, essay­iste (Bauchau. Sous l’éclat de la sibylle ; Dépass­er la mort. L’agir de la lit­téra­ture…), Myr­i­am Watthee-Del­motte nous plonge dans les eaux d’un pre­mier roman éblouis­sant qui nous éclabousse par son intel­li­gence et sa pro­fondeur. Con­tin­uer la lec­ture

Espiègles : les lauréats en vidéo

La Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles a décerné ses prix lit­téraires, les Espiè­gles, ce lun­di 20 novem­bre. Comme chaque année, des cap­sules vidéos présen­tent les lau­réates et lau­réats. Con­tin­uer la lec­ture

La Fédération Wallonie-Bruxelles décerne les Espiègles

logo Espiègles

La Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles a remis ses prix lit­téraires ce 20 novem­bre au Théâtre roy­al du Parc. Dix auteurs et autri­ces ont été récom­pen­sés. À cette occa­sion, les prix ont aus­si dévoilé leur nou­veau nom. Appelez-les désor­mais les Espiè­gles. Con­tin­uer la lec­ture

Le sacré chez Henry Bauchau

Revue inter­na­tionale Hen­ry Bauchau, Traces du sacré, n°10, 2019, Press­es Uni­ver­si­taires de Lou­vain, 215 p., 23 € / PDF : 15.50€, ISBN : 978–2‑87558–928‑6

Dans ce dernier vol­ume de la Revue inter­na­tionale Hen­ry Bauchau, dirigé par Myr­i­am Watthee-Del­motte et Cather­ine Mayaux, l’œuvre d’Henry Bauchau est approchée sous l’angle du sacré. À côté de très beaux inédits — inédits poé­tiques, Bla­son de décem­bre, cir­ca 1967 et extraits de la cor­re­spon­dance avec Jean-Pierre Jos­sua —, fig­ure un dossier thé­ma­tique réu­nis­sant prin­ci­pale­ment les con­tri­bu­tions de chercheurs lors d’un col­loque dirigé par Anne-Claire Bel­lo et Olivi­er Belin. Inter­ro­geant l’agissement du sacré dans l’imaginaire de Bauchau, nom­breux sont les chercheurs à analyser la manière dont le sacré tran­sit la langue du romanci­er, du poète, du dra­maturge, du diariste, soit qu’ils se penchent sur les fig­ures de saints, de mys­tiques, de héros mythologiques (Saint François d’Assise, Œdipe, Gengis Khan…), qui par­courent ses créa­tions, soit qu’ils abor­dent l’adhésion de Bauchau à la philoso­phie per­son­nal­iste d’Emmanuel Mounier ou encore son rap­port à Rim­baud. Mar­qué par le chris­tian­isme de son milieu cul­turel d’origine, défenseur ardent de la foi lors de ses pre­mières années, Hen­ry Bauchau se détachera de l’Église après la Deux­ième Guerre mon­di­ale, pour­suiv­ant une quête spir­ituelle détachée de l’institution ecclésiale, ouverte aux spir­i­tu­al­ités ori­en­tales, boud­dhisme, taoïsme. Con­tin­uer la lec­ture

L’expérience littéraire face à la mort

Myr­i­am WATTHEE-DELMOTTE, Dépass­er la mort. L’a­gir de la lit­téra­ture, Actes Sud, 2019, 272 p., 21 €, ISBN : 978–2‑330–11804‑4

« Je suis juste quelqu’un qui, comme nous tous, a vu s’effondrer la falaise juste à côté de soi, qui a trem­blé au bord du gouf­fre, et qui a échap­pé au ver­tige parce qu’un, puis deux, puis un grand nom­bre d’écrivains lui ont pris la main pour le tir­er en arrière. Venez, je vous précède et je les suis. »

En ouver­ture de son dernier livre, Myr­i­am Watthee-Del­motte nous fait la con­fi­dence du sui­cide d’un ami, André, dont la mort à quar­ante ans a provo­qué le séisme intime dans lequel nous plonge la dis­pari­tion des êtres chers. Ce boule­verse­ment laisse sans voix et sans mots ceux qui, au con­traire de Myr­i­am Watthee-Del­motte, n’ont pas exploré les voies de résilience que la lit­téra­ture nous ouvre et dont l’auteure de Dépass­er la mort nous pro­pose ici quelques titres choi­sis dans sa bib­lio­thèque. Celle qui a créé le Cen­tre de Recherche sur l’Imag­i­naire à l’Université catholique de Lou­vain a élar­gi le champ du lit­téraire à celui de la musique : son livre nous pro­pose un accom­pa­g­ne­ment musi­cal sélec­tion­né dans le cat­a­logue du label Cypres, et disponible en écoute libre sur le site de l’éditeur musi­cal.

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Henry Bauchau hypermédiatique

Henry Bauchau

Dans le pro­longe­ment du col­loque “Hen­ry Bauchau, le don d’in­téri­or­ité” et de l’ex­po­si­tion “Hen­ry Bauchau, l’épreuve du temps”, le musée roy­al de Mariemont pub­lie Hen­ry Bauchau, l’épreuve du temps (1913–2012), pre­mier numéro de sa col­lec­tion “Les dig­i­tales”. Con­tin­uer la lec­ture

Le mythe, fil d’Ariane

Met­ka ZUPANČIČ (dir.), La Myth­o­cri­tique con­tem­po­raine au féminin. Dia­logue entre théorie et pra­tique, Édi­tions Kartha­la, col­lec­tion « Let­tres du Sud », 2016, 180 p., 19€/ePub : 14.99 €

zupancicLes mythes sont au cœur de l’humain. Ils mar­quent notre (in)conscient, tant dans la sin­gu­lar­ité que dans la col­lec­tiv­ité. Cer­taines fig­ures emblé­ma­tiques, issues des réc­its anciens, ont tra­ver­sé les épo­ques, et se voient donc sans cesse réac­tivées, refaçon­nées, revis­itées, notam­ment en lit­téra­ture. Rien d’étonnant dès lors que leur per­ma­nence et leur trans­for­ma­tion stim­u­lent égale­ment des réflex­ions plus théoriques, à l’instar du recueil d’articles La Myth­o­cri­tique con­tem­po­raine au féminin. Con­tin­uer la lec­ture

“La poésie est le réel absolu”

Francine GHYSEN

lekeucheS’entretenant avec Myr­i­am Watthee-Del­motte, en ouver­ture du numéro de la revue Nu(e) qui lui est dédié, Philippe Lekeuche embrasse ain­si sa con­cep­tion de la poésie, ancrée au plus pro­fond de son être, de sa vie :

Pas de poésie sans amour (donc sans soli­tude), sans art et sans folie. Et la poésie doit aus­si per­pétuelle­ment se débrouiller avec ce reste de sex­u­al­ité qui échappe à toute sub­li­ma­tion. Pour moi, je le dis hum­ble­ment, la poésie est mon risque suprême, elle me pose la ques­tion qui me taraude douloureuse­ment : « Qu’est-ce que l’amour, lui-même divisé en ses mul­ti­ples fig­ures ? ». Con­tin­uer la lec­ture