Archives par étiquette : Roland Ladrière

Des silhouettes qui vont, viennent et disparaissent…

Roland LADRIÈRE, La danse uni­verselle, Tail­lis Pré, 2026, 75 p., 16 €, ISBN : 978–2‑87450–252‑1

ladriere la danse universelleLa danse uni­verselle, titre du nou­veau recueil de Roland Ladrière, pour­rait être un mou­ve­ment bal­ancé orig­i­naire d’Espagne ou d’Italie, une cha­conne peut-être. En tous cas, une danse à trois temps ryth­mée par les trois moments de l’existence, la nais­sance, la vie, la mort. Une danse, un mou­ve­ment per­pétuel qui s’illustre ici par la présence du même poème en tête et en fin de vol­ume. Con­tin­uer la lec­ture

Rentrée d’hiver 2026 : en route vers la Foire du livre

RL hiver 2026 visu

« Ren­trée lit­téraire » désigne tra­di­tion­nelle­ment la péri­ode d’effervescence édi­to­ri­ale qui s’étend de fin aout à début novem­bre. C’est à ce moment que parais­sent les livres en lesquels les maisons d’édition (parisi­ennes) voient de pos­si­bles can­di­dats aux Goncourt, Renau­dot et autre Fem­i­na. Depuis plusieurs années, toute­fois, le cal­en­dri­er édi­to­r­i­al con­nait un autre temps fort, en jan­vi­er-févri­er. Les sor­ties sont nom­breuses et les livres qui parais­sent à ce moment-là sont aus­si de ceux sur lesquels les édi­teurs mis­ent par­ti­c­ulière­ment. On par­le donc désor­mais aus­si d’une ren­trée lit­téraire d’hiver. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2024 d’Éric Brogniet

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2024 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion d’Éric Brog­ni­et.  Con­tin­uer la lec­ture

Une voix vers l’inconnaissance

Un coup de cœur du Car­net

Roland LADRIÈRE, Encres & Trem­blé, Édi­tions de Cor­levour, 2024, 80 p., 15 €, ISBN : 978–2‑37209–133‑6

ladriere encres et tremblésRoland Ladrière (1948) est l’au­teur de recueils poé­tiques, de livres d’artistes, de réc­its et de textes cri­tiques. Par­mi ses tra­duc­tions de la poésie ital­i­enne con­tem­po­raine : une ver­sion com­plète des Œuvres poé­tiques de Sal­va­tore Qua­si­mo­do (prix Nobel 1959) ain­si que des recueils d’Elisa Biagi­ni (Depuis une fis­sure et Fil­a­ments), Sil­via Bre (La fin de cet art) et Fran­co Mar­coal­di (Le temps désor­mais comp­té et Pièges). Comme cri­tique lit­téraire, il col­la­bore aux revues La forge (France) et Le jour­nal des poètes (Bel­gique). Son œuvre pose une inter­ro­ga­tion con­stante sur les pou­voirs du lan­gage poé­tique à tra­vers une écri­t­ure peu bavarde, musi­cale, très phénoménologique et sou­vent apho­ris­tique. La sur­réal­ité des poèmes de Ladrière n’est nulle­ment automa­tique. Elle sem­ble sur­gir d’un indéter­miné de la langue, d’où provi­en­nent des éclats, des aperçus vers le noy­au de ce qui est. Une forme de mys­tique y est opérante. Comme l’écrit Philippe Jones : « La poésie […] n’a pas pour mis­sion d’être le compte ren­du, plus ou moins sub­limé, des faits et gestes du poète ; elle est un moyen de se situer et de se con­naître, d’extraire du vécu le pou­voir d’en reculer l’horizon[1] ». Con­tin­uer la lec­ture

Que demander sinon l’intensité ?

Roland LADRIÈRE, Un refuge chez Ver­meer précédé de Le détail pur dans l’indistinct, Tail­lis pré, 2019, 82 p., 14 €, ISBN : 978–2‑87450–146‑3

Que deman­der sinon l’intensité ?” Ces mots, ren­con­trés au détour des poèmes en prose de Roland Ladrière com­posant Un refuge chez Ver­meer précédé de Le détail pur dans l’indistinct, pour­raient être placés en exer­gue du recueil.

Impres­sions sub­tile­ment gravées, images inci­sives ou nuancées, éclairs de pléni­tude ou d’amertume dessi­nent une par­ti­tion où la con­fi­dence ouvre sur le mys­tère. Con­tin­uer la lec­ture