Un coup de cœur du Carnet
Gauthier CHAPELLE, avec la participation de Michèle DECOUST, Le vivant comme modèle. Pour un biomimétisme radical, Préfaces de Nicolas Hulot et de Jean-Marie Pelt, Dessins de Luc Schuiten, Albin Michel, Espaces libres Poche, 2020, 432 p., 11 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 9782226320186
D’une prodigieuse richesse conceptuelle, bouillonnant d’innovations pratiques, Le vivant comme modèle. Pour un biomimétisme radical nous délivre des schèmes de penser, de sentir nous donnant la possibilité de nouer une nouvelle alliance avec les formes du vivant. Ingénieur agronome, biologiste, concepteur de la collapsologie avec Raphaël Stevens et Pablo Servigne, ancien élève de Janine Benyus qui a développé la théorie du biomimétisme, Gauthier Chapelle déplie toutes les vertus du biomimétisme, à savoir l’ensemble des processus d’innovation (économiques, technologiques..) que les humains peuvent mettre en place en suivant une idée-clé : ces innovations et ces stratégies à faible impact environnemental doivent être inspirées par le modèle du vivant, par les phénomènes que la nature, les organismes ont expérimentés depuis des milliards d’années. Continuer la lecture
L’image est formidable : livres et littérature sont des zeppelins.
La collection « Litt’ » chez Albin Michel Jeunesse est assez intéressante dans la mesure où elle propose des biographies romancées d’hommes et de femmes qui ont marqué l’histoire. Par exemple, on peut y découvrir le destin particulier de Simone Veil, Marie Curie ou Katherine Johnson.
Il fait bleu sous les tombes. Le titre – un brin de mystère, un soupçon de poésie – donne d’emblée le ton du premier roman de Caroline Valentiny, qui lance la rentrée littéraire d’hiver des éditions Albin Michel.
Pour sa vingt-huitième rentrée littéraire, Amélie Nothomb revient avec un roman au titre minimaliste : Soif. Elle y raconte les derniers jours de Jésus, à la première personne. 
Sam, c’est le récit livré par Jerry, un trentenaire qu’un beau matin d’octobre Sam, sa compagne, a planté là, sans mot dire. Frappé de plein fouet par ce départ, il doit faire face au manque, vivre avec lui ; tout comme son fils, Tobias. Un tête-à-tête avec un fiston de cinq ans qui les laisse seuls, en prise avec l’absence. Jusqu’au jour où il décide de tout plaquer, saute dans sa Honda déglinguée et file chercher son petit : « Tobias s’est approché. A vu les sacs sur la banquette arrière et a demandé On va où ? Je lui ai répondu : On va chercher maman. ». Destination : « Sluttenavverden », le toponyme livré par Sam lors de son premier et dernier coup de fil, là où elle est allée. « Slutten av verden », le bout du monde. Débute alors un long voyage, un périple sans fin dans les fjords, les rivières glacées, sur les sols fragiles glacés, dans les tourbillons enneigés, les plaines de la toundra.
Le besoin de rituel est inscrit au cœur de l’humain, fût-ce sous la forme du café du matin, préparé au Bodum, au percolateur ou à l’italienne, servi long ou serré, avec ou sans sucre, noir ou au lait, dans telle tasse, toutes choses que le lieutenant Estalère (dans les romans policiers de Fred Vargas) connaît sur le bout des doigts, compétence grâce à laquelle il participe puissamment à la liturgie des réunions plénières de l’équipe du commissaire Adamsberg. Le rituel quotidien, avec la suite et la fuite des jours, a été magnifié par Colette Nys-Mazure, dans son beau recueil Célébration du quotidien, préfacé par Gabriel Ringlet.
Auteur d’une œuvre importante qui se diffracte en romans, récits (La Faute des femmes, L’Arpenteur de mémoire, Fermé pour cause d’Apocalypse…), en essais (Histoire de la pudeur, Le Mysticisme athée, Histoire du sentiment amoureux, Histoire du couple,
Sept ans après son dernier roman, Le Triomphe de Namur (La Muette, 2011), l’écrivain, cinéaste, bédéiste et homme de télévision Stefan Liberski publie La cité des femmes aux éditions Albin Michel.
Auteur de romans, pièces de théâtre, essais, c’est avec un recueil de nouvelles qu’Éric-Emmanuel Schmitt nous invite à la réflexion à l’occasion de cette rentrée littéraire. Quatre nouvelles, quatre occasions de pardonner.
Il y a vingt-cinq ans, en 1992, paraissait Hygiène de l’assassin, premier roman d’Amélie Nothomb et acte inaugural d’une œuvre ample et singulière. Aujourd’hui, la romancière célèbre ses cinq lustres de création littéraire – et autant d’années passées chez le même éditeur, Albin Michel – avec un vingt-sixième roman
Après l’Histoire du couple, en 2016, c’est sur l’histoire du coup de foudre que le romancier et essayiste Jean Claude Bologne se penche cette fois, en fin sondeur des sentiments et des comportements humains.