Maxime LAMIROY, Le Cuirassé Pouchkine, Lamiroy, 2025, 78 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87595–975‑1
La passion de la littérature, de la culture russe, l’existence aimantée par la magie des Lettres sous-tendent le récit Le Cuirassé Pouchkine, qui figure au nombre des nombreux inédits laissés par Maxime Lamiroy, un jeune écrivain, philosophe, traducteur et éditeur qui nous a quittés en juillet 2024. Nous retrouvons les parfums qui composent ses autres textes (Deux sœurs, Les juges pénitents…) et dessinent un univers à la lisière de l’onirisme et du réel. Virtuose de la mise en abyme, Maxime Lamiroy livre des fragments autobiographiques éloignés du courant hégémonique de la littérature du « je », décantés dans un au-delà de l’auto-fiction. Aiguillé par Mathieu, un ami slavophile qu’il connut durant ses études de langue et de littérature russes, le narrateur s’adonne à une quête qui a pour décor le centre-ville de Bruxelles et pour but la librairie « Le Cuirassé Pouchkine », un lieu dédié aux Lettres russes. Le piéton de Paris de Léon-Paul Fargue devient un piéton bruxellois infatigable qui sillonne la rue de Flandre, la place Sainte-Catherine, la galerie des Princes avec la soif d’un bibliophile qui pose une équivalence secrète entre déambulations géographiques et pérégrinations mentales et romanesques. Continuer la lecture













D’une densité dessillante, l’opus Les danses de Roberto Succo de Véronique Bergen est construit à l’image de la rêverie de sa narratrice. Celle-ci arpente les rues de Bruxelles, de même que nous, lecteurs, arpentons les phrases de Véronique Bergen serties dans l’émail de la langue.
Le roman, dernier en date de Jacques Lefèbvre, L’amazone du Cirio, commence par une sorte d’accolade littéraire à un projet lancé dans la quiétude du célèbre café restaurant Cirio près de la Bourse de Bruxelles où nous rencontrons le narrateur, ancien professeur de français, romancier dilettante, fin connaisseur des pays de l’Europe orientale, ex pays de l’Est, et une collègue polonaise rencontrée lors d’un Congrès à Vienne et qu’il retrouve à Bruxelles.