Archives par étiquette : Bruxelles

Bourses d’écriture “Bruxelles s’écrit”

En parte­nar­i­at avec 5 insti­tu­tions cul­turelles de la cap­i­tale, la Ville de Brux­elles lance un appel à can­di­da­tures pour des bours­es d’écri­t­ure. Le nom de l’opéra­tion? “Brux­elles s’écrit”.  Con­tin­uer la lec­ture

Trouver refuge

Un coup de cœur du Car­net

Marie-Bernadette MARS, Rhap­sodie afghane, Acad­e­mia, 2023, 240 p., 21 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 9782806136374

mars rhapsodie afghaneNée des con­fi­dences d’une amie de l’autrice, cette fic­tion place côte à côte un can­di­dat réfugié afghan et une femme belge d’une cinquan­taine d’années. Enseignante, mère de deux enfants, elle, dont le prénom nous est tu, se trou­ve à un moment de sa vie où la voie sem­ble toute tracée. Mais elle a lais­sé par­tir un mari et vit avec un goût de trop peu. Lui a une jeune épouse restée au pays avec leur enfant, il veut obtenir le droit de séjour et les faire venir quand tout sera réglé. Ces deux-là dont la vie est en sus­pens vont entre­crois­er leurs des­tins et vivre une his­toire d’amour qui défie les idées reçues. Con­tin­uer la lec­ture

BX, je t’aime

Béné­dicte LOTOKO, Ça brille encore, Impres­sions nou­velles, coll. « For Intérieur », 2024, 214 p., 18 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 9782390701033

lotoko ca brille encoreLa tem­po­ral­ité : un été fiévreux, un juil­let-août nerveux. Le lieu : Brux­elles, dans ses rues, ses espaces et ses endroits fam­i­liers, et dans des apparte­ments aus­si. La pro­tag­o­niste : Clotilde, une quadra, métisse, aisée, lec­trice com­pul­sive. La sit­u­a­tion ini­tiale : un peu beau­coup paumée, Clotilde ne parvient pas à faire le deuil de son amour passé, Antoine, avec qui elle a été en cou­ple un lus­tre. L’élément déclencheur : lors d’une soirée sur l’Allée du Kaai, où « la jeunesse alter­na­tive bronze entre deux taffes », elle croise un incon­nu qui lui plaît : « Du regard lan­goureux à la couleur de la peau, du style décon­trac­té à l’aisance altière, de sa jolie bouche à sa mus­cu­la­ture que je devine. C’est lui que je veux, c’est lui que je n’aurai pas. » Si Clotilde n’étouffe pas sous l’optimisme, sa ren­con­tre avec Taw­fiq va pour­tant ryth­mer ses prochaines semaines. Con­tin­uer la lec­ture

Mots de passes

Jean-Louis DU ROY, Fais descen­dre le Polon­ais, Le cri, 2023, 312 p., 22,90 €, ISBN : 9782390010586

du roy fais descendre le polonaisÉcrivain désar­gen­té en panne d’inspiration, sans cesse relancé par son édi­teur, le nar­ra­teur prin­ci­pal est appelé par Edgard Brandt, un avo­cat qu’il a côtoyé des décen­nies plus tôt sur les bancs de l’université. Un ren­dez-vous est fixé dans un restau­rant et un fois les mots de retrou­vailles échangés, Brandt lui demande de l’introduire auprès de son édi­teur auquel il a un man­u­scrit à présen­ter. Il pré­cise que le temps presse, car il est atteint d’un mal incur­able. L’avocat a une répu­ta­tion sul­fureuse due aux caus­es qu’il a défendues, à ses fréquen­ta­tions, mais aus­si à sa per­son­nal­ité bru­tale et nar­cis­sique. Con­tin­uer la lec­ture

Un architecte oublié 

Françoise LEVIE, L’architecte fan­tôme. À la recherche d’Octave Van Rys­sel­berghe, Impres­sions nou­velles, 2023, 328 p., 29,50 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 9782390700821

levie l'architecte fantomeRéal­isatrice de doc­u­men­taires, biographe, Françoise Levie con­stru­it une œuvre à la croisée de l’enquête et de l’imaginaire, de la veine biographique et du réc­it qui donne voix à des fig­ures cap­tives de l’ombre. Non pas des incon­nus, des météores que la capricieuse déesse Postérité a con­damnés à l’oubli, mais des créa­teurs qui, ayant par­fois œuvré à l’effacement de leur nom, végè­tent dans une région de clair-obscur. Après ses livres sur Éti­enne-Gas­pard Robert­son (Étienne-Gas­pard Robert­son, la vie d’un fan­tas­magore), sur l’utopiste Paul Otlet (L’homme qui voulait class­er le mondePaul Otlet et le Mun­da­neum), ses films sur la pein­tre Anna Boch (Anna et Vin­cent), sur le nation­al­iste con­go­lais Pan­da Far­nana, la pein­tre Éve­lyne Axell, le pein­tre Alfred Stevens, Françoise Levie nous livre une mono­gra­phie inspirée d’un archi­tec­ture-clé de l’Art nou­veau, Octave Van Rys­sel­berghe. Con­tin­uer la lec­ture

Grotesques bruxelloises

Lau­rent BAYER, La végan­delle, Quad­ra­ture, 2023, 128 p., 18 €, ISBN : 978–2‑931080–34‑4

Bayer La végandelleEve­lyne se perd dans le dédale des archives du palais de jus­tice. Char­més par leurs échanges virtuels, Bernard et Valérie sont fin prêts pour une ren­con­tre réelle. Anne-Chan­tal n’a aucune envie de répon­dre à l’invitation de la baronne, mais les absents ont tou­jours tort. Employée dans un mag­a­sin de vête­ments chic, la jeune Melody peine à sat­is­faire un client exigeant qui broie du noir. Pour recon­quérir Isabelle, Antoine a élaboré un plan au min­u­tage essen­tiel, qu’un imprévu pour­rait bien com­pro­met­tre. Jean-Pierre ne savait que faire de l’héritage de sa tante, jusqu’à une vis­ite au Cimetière du Père-Lachaise. Récem­ment con­ver­tie à l’islam, Lat­i­fa entame son pre­mier jeûne du mois de ramadan. Fab­rice, Français expa­trié à Brux­elles, croy­ait effectuer une bonne action en ren­dant vis­ite à Jen­nyke le jour du réveil­lon de Noël. Pour con­cur­rencer le cabaret « Chez Mam­my », Fred ouvre son pro­pre étab­lisse­ment et devient « Mar­raine ». Récem­ment licen­cié, Arnaud décide de con­tribuer à un monde meilleur en lançant son pro­pre pro­jet : la fricadelle végane. Con­tin­uer la lec­ture

Thérèse, Rose, Ratte

Flo­rence RICHTER, Rose étrange au Mont des Arts, Sam­sa, 2023, 114 p., 18 €, ISBN : 9782875934642

richter rose etrange au mont des arts« Le roman com­porte trois par­ties qui se répon­dent : d’abord deux fic­tions, l’autobiographie d’un végé­tal rosier marin, entre­coupée de com­men­taires d’une mam­mifère, une rat­te. La troisième par­tie relève de la réal­ité la plus con­crète ; il s’agit d’extraits du Jour­nal intime, inédit à ce jour, de ma grand-mère, la roman­cière Marie-Thérèse Bodart […] » Tel est l’incipit de Rose étrange au Mont des Arts, dans la « note (néces­saire) de l’autrice ». Flo­rence Richter l’annonce d’emblée : son réc­it explor­era dif­férents points de vue, cha­cun claire­ment annon­cé à chaque début de chapitre. Si l’existence de la fleur et celle de la rongeuse se croisent, celle de Thérèse s’inscrit en petites notes choisies émanant d’un passé révolu. Car, au moment où se déroule l’histoire con­tée, l’humanité a dis­paru, depuis longtemps, en 2054 exacte­ment, et la nature a repris ses droits sur la Terre en général et le Mont des Arts en par­ti­c­uli­er. Con­tin­uer la lec­ture

Abelgicisation

Juan D’OULTREMONT, Bel­giques, Ker, coll. « Bel­giques, 2023, 12 € / ePub : 6,99 €, ISBN : 978–2‑87586–447‑5

d'oultremont belgiquesKer a, depuis quelques années, pris l’habitude, à chaque ren­trée lit­téraire, de sor­tir trois recueils titrés Bel­giques. Cette année, Juan d’Oultremont, fait par­tie des élus et nous livre 10 nou­velles dont 7 sont inédites.

10 textes qui nous emmè­nent à la décou­verte d’un Brux­elles (et d’une Bel­gique) dystopiques par­fois, utopiques sou­vent, sur­réal­istes tou­jours et dans lesquels, les per­son­nages prénom­més « Judas » revi­en­nent tels des mantras. Et il faut savoir que dans Judas, il y a tou­jours un peu de Juan. Le car­ac­tère auto­bi­ographique de cer­tains des textes ici rassem­blés ne peut d’ailleurs être dis­simulé. Con­tin­uer la lec­ture

Le Poetik Bazar, 3e édition

poetik bazar

Le Poet­ik Bazar, salon lit­téraire brux­el­lois dédié à la poésie, revient du 22 au 24 sep­tem­bre, pour une 3e édi­tion. Elle sera à nou­veau le lieu de ren­con­tres entre maisons d’édi­tion du Nord et du Sud de la Bel­gique. Con­tin­uer la lec­ture

« Écrire sans pourquoi »

Jacques SOJCHER, Jac­ki est sage, Impres­sions nou­velles, 2023, 149 p., 16 € / ePub : 9,99 €, ISBN : 978–2‑39070–069‑2

sojcher jacki est sageAvec Jac­ki est sage, Jacques Sojch­er s’historialise et signe son pre­mier roman. Le philosophe-artiste s’ancre – s’encre – en tant que per­son­nage de sa vie et nous livre une auto­bi­ogra­phie dont la prose, par la ciselure de l’écriture, sim­ple et nue, approche par­fois le poème.

Le réc­it s’ouvre dans sa fan­tas­ma­tique vie in-utero, dans le ven­tre de sa mère. Jac­ki, cou­vé par celle-ci, sera celui qui naî­tra dans la four­rure, au cœur de Brux­elles, le fils du père par­ti avec le XXIIIe con­voi, dont il ne restera que des légen­des, l’enfant caché devenu « Jac­ki Tout­court » chez l’oncle Mau­rice et la tante Bertha, le gamin qui ne cessera de jouer, le petit à l’affinité accrue pour le mot petit. Con­tin­uer la lec­ture

Les mots les plus courts pour revenir vers soi

Antoine WAUTERS, Le plus court chemin, Verdier, 2023, 256 p., 19,50 € / ePub : 16,99 €, ISBN : 978–2‑37856–177‑2

wauters le plus court cheminCer­taines per­son­nes éprou­vent par­fois le sen­ti­ment qu’il leur est impos­si­ble de pou­voir échap­per au passé, à l’histoire famil­iale, à la con­di­tion sociale et cul­turelle qui a con­tribué à les con­stru­ire. Comme si ce passé empêchait de vivre le présent, ou, pire, d’envisager l’avenir, tout mod­este qu’il soit. Ce n’est pas que ce passé soit mieux, ou moins bien, ou franche­ment destruc­teur, c’est qu’il est là, un par­a­site qui s’incruste en per­ma­nence dans l’aujourd’hui. Le nou­veau livre d’Antoine Wauters qui paraît en cette ren­trée lit­téraire s’inscrit à rebours de cette con­stata­tion, sans pour autant lui dénier tout crédit. Le plus court chemin, s’il est bien sous-titré « roman », aurait pu être un « réc­it » auto­bi­ographique, mais l’auteur de Mah­moud ou la mon­tée des eaux (Verdier, 2021) maîtrise les nuances séman­tiques et n’entend pas céder à la con­fu­sion. Le roman, auto­bi­ographique ou non, laisse accès à cette part de fic­tion qui per­met par­fois une mise à dis­tance bien­v­enue lorsque la nos­tal­gie, par exem­ple, pour­rait s’avérer être un élé­ment d’enfermement, et non d’ouverture. Con­tin­uer la lec­ture

Humour et causticité

Jean-François FONSON et Fer­nand WICHELER, La demoi­selle de mag­a­sin – théâtre, Sam­sa, coll. « Des let­tres brux­el­lois­es », 2023, 158 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87593–434‑5

fonson et wicheler la demoiselle de magasinLes édi­tions Sam­sa, dans la col­lec­tion « Des let­tres brux­el­lois­es », vien­nent d’in­scrire à leur cat­a­logue une pièce de théâtre, La demoi­selle de mag­a­sin de Jean-François Fon­son et Fer­nand Wichel­er, qui con­nut un suc­cès inter­na­tion­al en 1913 après l’impressionnante tor­nade théâ­trale que fut Le mariage de Made­moi­selle Beule­mans des mêmes auteurs…

De nom­breuses tra­duc­tions et une ver­sion ciné­matographique con­sacrèrent La demoi­selle de mag­a­sin comme une œuvre de théâtre belge qui jouait de tous les ressorts de la comédie mais aus­si du « con­te de fées » social. Plus que Maeter­linck, Ghelderode,… fort mon­tés sur les scènes mon­di­ales d’alors, cette pièce con­nut un incroy­able suc­cès, elle ren­voie  à cette révo­lu­tion du com­merce urbain : l’invention des grands mag­a­sins. Au milieu du 19e siè­cle à Paris, les grands mag­a­sins et, dans la suite, le Bon Marché,… seront le punc­tum de l’accès de la classe moyenne et pop­u­laire à cette nou­velle Insti­tu­tion de la con­som­ma­tion et des rela­tions entre vendeurs et clients. Jusque là, seuls les hommes avaient le droit de pra­ti­quer ce méti­er de « vendeur ». Ce suc­cès évidem­ment se déplace vite à Brux­elles et c’est en 1860 que le Bon Marché y sera inau­guré. La logique de cette nou­velle pra­tique com­mer­ciale et finan­cière con­siste à offrir au meilleur prix, dans un grand lieu chic, un max­i­mum de pro­duits des­tinés aux femmes à la mode. Comme les hommes se seraient retrou­vés dans des sit­u­a­tions ambiguës lors des rap­ports de vente, la demoi­selle de mag­a­sin fut lit­térale­ment inven­tée ! Ce fut donc une pro­mo­tion sociale pour de nom­breuses jeunes femmes dans un méti­er recon­nu et par ailleurs épuisant : tou­jours sourire, servir, ne jamais s’asseoir, pen­dant dix heures par jour…. Con­tin­uer la lec­ture

Onze Bruxelles, notre Brüssel, novembre 1918

Philippe REMY-WILKIN, Onze Brux­elles, Sam­sa, 2023, 106 p., 18 €, ISBN : 978–2‑87593–450‑5

remy wilkin onze bruxellesAprès avoir situé son avant-dernier roman, Les sœurs noires (éd. Weyrich, coll. « Plumes du coq ») dans la ville de Tour­nai, Philippe Remy-Wilkin nous fait décou­vrir Brux­elles à l’occasion de la sor­tie de son dernier livre, Onze Brux­elles, aux édi­tions Sam­sa avec lesquelles il a déjà pub­lié plusieurs ouvrages. Et pas n’importe quelle Brux­elles ! Il saisit la cap­i­tale belge durant quelques jours du mois de novem­bre 1918, neuf journées pour être pré­cis durant lesquelles l’occupant alle­mand a com­pris que la défaite est actée et pré­pare son départ. À l’image de la pho­to de cou­ver­ture, il s’agit d’une péri­ode trou­ble, entre nuit et brouil­lard, craintes et espoirs, ombres et lumières. Con­tin­uer la lec­ture

Bruxelles au fil des écrivains

Paul ARON, Lau­rence BROGNIEZ, Sol­bosch, Édi­tions de l’u­ni­ver­sité de Brux­elles, coll. “Guides lit­téraires de Brux­elles”, 2022, 84 p., 12 €, ISBN : 9782800418070
Paul ARON, Lau­rence BROGNIEZ, Quarti­er Canal, Édi­tions de l’u­ni­ver­sité de Brux­elles, coll. “Guides lit­téraires de Brux­elles”, 2022, 116 p., 12 €, ISBN : 9782800418087

aron brogniez solboschLa lit­téra­ture naît dans des lieux, elle s’en inspire, elle les imprègne, elle s’y imprime. Chaque jour, nous croi­sons, sans le savoir, les routes d’écrivains – anciens ou con­tem­po­rains –, nous pas­sons devant leur mai­son, nous humons l’ambiance de leurs quartiers, nous tra­ver­sons les paysages qui ont mod­elé leur imag­i­naire, l’univers dont ils ont su saisir l’âme d’un trait de plume, la géo­gra­phie qu’ils ont trans­fig­urée. Pourquoi ne pas chauss­er les lunettes de la lit­téra­ture pour décou­vrir la ville ? Flân­er dans l’espace comme on flâne dans les textes – des livres pour bous­sole ? Con­tin­uer la lec­ture

Retrouvailles avec une famille commune

Un coup de cœur du Car­net

Olivia MOLNAR et Ald­win RAOUL, Atlas des plantes de mau­vaise vie, Hélice Hélas, 2023, 72 p., 24 €, ISBN : 9782940700264

molnar atlas des plantes de mauvaise vieL’Atlas des plantes de mau­vaise vie est présen­té comme un « her­bier de l’infra-ordinaire » en écho au tra­vail de Georges Perec. 31 plantes ver­nac­u­laires s’y déploient, ayant en com­mun la  par­tic­u­lar­ité de grandir à l’état sauvage dans les rues de Brux­elles, mais aus­si partout dans les villes du Nord de l’Europe. Elles sur-vivent entre les pavés, dans les anfrac­tu­osités des trot­toirs, sous le béton qui, banale­ment, nous encer­cle de toute part. En prenant le temps de s’arrêter sur leurs exis­tences, les artistes Olivia Mornar et Ald­win Raoul s’attèlent à mon­tr­er la richesse du lex­ique dans lequel les plantes appa­rais­sent. Cette richesse est un trem­plin pour activ­er notre imag­i­naire végé­tal, et rap­pel­er à notre mémoire les mythes, les his­toires et les légen­des que les plantes véhicu­lent. À chaque plante est reliée une recherche minu­tieuse dans des gri­moires, des livres savants et autres tré­sors les consignant, les pro­tégeant. On y redé­cou­vre que les plantes ne sont pas seule­ment de mau­vais­es herbes insignifi­antes et invis­i­bles. Elles sont surtout des « com­pagnonnes dis­crètes » de l’humanité. Majori­taires sur la planète et il est plus que temps d’en par­ler, de leur accorder de l’attention et du soin, pour voir le monde autrement, pour déplac­er et trans­former notre rap­port à la ville, à la nature, à l’humanité. Con­tin­uer la lec­ture

Poutine & Co

Un coup de cœur du Car­net

Alain BERENBOOM, Clan­des­tine, Genèse, 2023, 248 p., 22,50 €, ISBN : 978–2‑382010–235

berenboom clandestineL’Histoire est tou­jours une sur­prise, elle ne se répète jamais à l’identique et a besoin de romanciers, d’écrivains, d’historiens pour piéger les paress­es des com­para­isons. Alain Beren­boom pra­tique, dans une joie com­mu­nica­tive, un art rare : celui de fouiller, de dépli­er et de scruter le Grand Réc­it par le prisme des per­son­nages qu’il a con­stru­its de roman en roman, à par­tir d’une qual­ité néces­saire à tout véri­ta­ble écrivain, l’ironie.

Dans son dernier roman en date, Clan­des­tine, l’écrivain s’attache à une péri­ode glaciaire de l’Histoire de l’Occident (et du Monde) : le temps som­bre, cré­d­ule et obscène à la fois qui suiv­it la chute du Mur de Berlin. Con­tin­uer la lec­ture