Archives par étiquette : Essai

Le racisme et l’antiracisme à la belge

Sarah DEMART, La fic­tion pos­tra­ciale belge. Antiracisme afrode­scen­dant, fémin­isme et aspi­ra­tions décolo­niales, Édi­tions de l’Université de Brux­elles, coll. « Soci­olo­gie et anthro­polo­gie », 2025, 188 p., 21 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782800418650

demart la fiction postcoloniale belgeSi on oublie sou­vent que le racisme est une idéolo­gie fluc­tu­ante, vari­able selon les cul­tures, les pays, les groupes soci­aux…, on réalise encore moins que son pen­dant, l’antiracisme, n’est pas une valeur uni­verselle (ce fameux uni­versel, qui lui aus­si pose bien des ques­tions), intem­porelle et détachée de tout con­texte. Il suf­fi­rait pour­tant, par exem­ple, de réu­nir des militant·es de la mou­vance « Touche pas à mon pote » des années 1980 et des activistes décolo­ni­aux d’aujourd’hui pour provo­quer de vives dis­cus­sions, mesur­er l’ampleur du décalage idéologique alors que tou.tes aspirent à une société égal­i­taire. Mais quar­ante ans de recherche, de luttes, d’évolution de la société les sépar­ent. Con­tin­uer la lec­ture

Si c’est un homme 

Michel CARLY, Simenon au cœur du crime, Weyrich, coll. « Noir cor­beau », 2025, 152 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87489–976‑8

carly simenon au coeur du crimeLa col­lec­tion « Noir cor­beau », à côté de romans policiers ancrés dans nos régions, offre un deux­ième hors-série après la remar­quable Petite his­toire du roman polici­er belge de Chris­t­ian Libens. Une suite logique, du général au par­ti­c­uli­er ; un pas­sage de relais, entre experts du père de Mai­gret, Michel Car­ly ayant déjà con­sacré une quin­zaine d’ouvrages à son sujet de prédilec­tion. Con­tin­uer la lec­ture

Henri Michaux et les drogues : une posture lyrique

Muriel PIC, Leçons de pos­ses­sion. Les archives de la drogue d’Henri Michaux, Mac­u­la, 2025, 235 p., 35 €, ISBN : 9782865891702

pic lecons de possessionL’activité édi­to­ri­ale con­sacrée par Hen­ri Michaux au domaine de la drogue cou­vre dix ans, de 1956 à 1966, au cours desquels parurent Mis­érable mir­a­cle, L’infini tur­bu­lent, Paix dans les brise­ments, Con­nais­sance par les gouf­fres et Les grandes épreuves de l’esprit. Mais il y a égale­ment quelques sou­venirs datant de 1983, Par sur­prise et Le jardin exalté. Autant de titres explicite­ment sig­nifi­ants que précè­dent au loin une allu­sion dans Ecuador en 1929 et quelques pages dis­crète­ment nom­mées Ether dans La nuit remue en 1931. Con­tin­uer la lec­ture

… Et je n’ai pas (encore) écrit tous les livres

Luc DELLISSE, Le temps de l’écrivain, Impres­sions nou­velles, 2025, 192 p., 18 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 978–2‑39070–236‑8

dellisse le temps de l'écrivainDepuis qua­tre décen­nies au moins, Luc Del­lisse s’est coif­fé alter­na­tive­ment, grâce à une rigoureuse et impa­ra­ble con­ti­nu­ité d’écriture, de toutes les cas­quettes qu’il est per­mis d’emprunter (et de garder) lorsqu’on exerce le curieux méti­er d’écrivain : romanci­er, chroniqueur, essay­iste, nou­vel­liste, poète, dra­maturge, scé­nar­iste (de bande dess­inée), enseignant (le ciné­ma notam­ment), con­férenci­er, et même, depuis 2021, académi­cien, suc­cé­dant à cette fig­ure majeure et regret­tée des let­tres belges que fut Jacques De Deck­er. Con­tin­uer la lec­ture

Célébration du quotidien

Gabriel RINGLET, Des rites pour la Vie, Albin Michel, 2025, 252 p., 19,90 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑226–50435‑7

ringlet des rites pour la vieFon­da­teur de l’École des rites, prêtre, écrivain, longtemps pro­fesseur et vice-recteur de l’Université catholique de Lou­vain, mem­bre de l’Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, Gabriel Ringlet nous offre un livre de con­vic­tions qui retrace l’invention d’une voie autre, celle des rites dont l’essayiste est le célébrant. Une voie qui se tient au-dehors des rites ecclési­aux, des céré­monies offi­cielles de l’Église et des pra­tiques céré­monielles laïques. Con­tin­uer la lec­ture

La littérature comme reconfiguration du donné

Myr­i­am WATTHEE-DELMOTTE, La lit­téra­ture, une réponse au désas­tre, Académie royale de Bel­gique, coll. « L’Académie en poche », 2025, 140 p., 9 €, ISBN : 9782803109982

watthee delmotte la litterature une reponse au desastreQue peut la lit­téra­ture ? Com­ment dis­pose-telle un espace imag­i­naire tis­sé par la fic­tion, qui soit à même d’agir sur le réel, sur le monde, sur soi, sur la pen­sée, les affects, les représen­ta­tions ? Dans son essai vigoureux autant que rigoureux, La lit­téra­ture, une réponse au désas­tre, Myr­i­am Watthee-Del­motte dresse une étude exigeante, pas­sion­née, de la manière dont la lit­téra­ture se pose comme un levi­er d’action, un dynamisme de forces qui parie pour une riposte au désas­tre. Le ques­tion­nement se découpe en plusieurs champs : une analyse de son rôle de témoin (du chœur antique de la tragédie grecque aux témoins intérieurs, extérieurs ou imag­i­naires), de ses con­tenus et des dis­posi­tifs lan­gagiers qui met­tent en forme ces derniers et une inves­ti­ga­tion des spé­ci­ficités du médi­um de la lit­téra­ture imprimée par rap­port au ciné­ma, au théâtre ou autre médi­um requérant un dis­posi­tif ver­bal. Con­tin­uer la lec­ture

Une héroïne très discrète

Romane CARMON, Yvonne Nève­jean. Sauver les enfants, Racine, 2025, 224 p., 24,95 €, ISBN : 9782390253129

carmon yvonne nevejeanEn 2019, la Ville de Brux­elles a inau­guré la rue Yvonne Nève­jean à Laeken. L’événement est en soi excep­tion­nel : selon une étude récente, dans la Région de Brux­elles Cap­i­tale, pour dix voies au nom d’un homme, on en dénom­bre une seule por­tant le nom d’une femme. Yvonne Nève­jean compte donc par­mi ces priv­ilégiées. Gageons pour­tant que par­mi celles et ceux qui liront ces lignes, rares sont ceux qui savent pré­cisé­ment qui elle est. Con­tin­uer la lec­ture

L’art comme passion

Roger Pierre TURINE, Mort aux vach­es ! Réc­it et por­traits. De Brassens à Soulages, Tan­dem, coll. « Alen­tours », 2025, 225 p., 20 €, ISBN : 9782873491598

turine mort aux vachesSous un titre qui affiche sa veine anar­chiste, le cri­tique d’art Roger Pierre Turine livre ses mémoires, un par­cours de vie ryth­mé par la pas­sion de la lib­erté, des arts plas­tiques, de l’amitié. Évo­ca­tions de sou­venirs, de ren­con­tres déci­sives en ami­tié, en amour, dans le domaine de l’art, por­traits de con­nais­sances, d’artistes, car­togra­phie d’un pas­sion­né qui embras­sa le sport avec fer­veur avant de se tourn­er vers la chan­son et, ensuite, les beaux-arts, Mort aux vach­es ! Réc­it et por­traits. De Brassens à Soulages brûle d’un souf­fle indomp­té, d’un pari pour tout ce qui inten­si­fie l’existence. Le catal­y­seur de sa pas­sion pour les arts plas­tiques porte un nom, une date, un lieu : en 1956, un des pro­fesseurs du col­lège Saint-Michel, le père de Gruben, preste un cours sur Vin­cent Van Gogh, sur le tableau Por­trait de Camille Roulin, ouvrant au futur cri­tique le chau­dron mag­ique des beaux-arts. Con­tin­uer la lec­ture

Réarticuler nos mondes

Un coup de cœur du Car­net

Déb­o­rah V. BROSTEAUX, Les désirs guer­ri­ers de la moder­nité, Seuil, 2025, 224 p., 21,50 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 9782021591446

brosteaux les desirs guerriers de la modernité[…] l’Europe n’a jamais cessé d’être en guerre. […] Le rêve européen est moins un rêve de paix que la promesse d’une sépa­ra­tion : les peu­ples d’Europe n’auront plus à vivre la guerre, mais la guerre peut être menée au loin.

Déb­o­rah V. Brosteaux est chercheuse en philoso­phie et éditrice aux édi­tions Météores. En qua­tre chapitres riche­ment doc­u­men­tés, Les désirs guer­ri­ers de la moder­nité inter­roge la dis­tance qui sépare les Occi­den­taux (héri­tiers des guer­res colo­niales et néo-colo­niales menées par ceux qui se sont défi­nis comme mod­ernes en se revendi­quant simul­tané­ment du pro­grès et de la civil­i­sa­tion) des mul­ti­ples guer­res en cours « à l’autre bout du monde ». Ces guer­res sont pour­tant le fait des puis­sances occi­den­tales impliquées plus ou moins directe­ment dans la poli­tique de ces états et dans l’économie guer­rière (sou­tiens financiers, livrai­son d’armes, parte­nar­i­ats de divers­es natures). Ain­si ren­for­cée l’idée d’un « dehors bar­bare » étranger à notre civil­i­sa­tion de « grands inno­cents », la poli­tique migra­toire se durcit et la mil­i­tari­sa­tion des fron­tières s’intensifie.  Con­tin­uer la lec­ture

Accueillir le monde animal dans la fiction

Paul ARON et Judy­ta ZBIER­S­KA-MOś­CI­C­KA (sous la dir. de), Bêtes de livres, Textyles n°67, Ker, 2024, 164 p., 18 €

textyles betes de livresPeu étudiée, peu explorée par la cri­tique, la ques­tion de la présence, de la fonc­tion de l’animal dans la lit­téra­ture belge fran­coph­o­ne se voit mise à l’honneur dans le dossier Bêtes de livres qui occupe le dernier numéro de la revue Textyles. Salu­ons la fécon­dité des analy­ses, des angles d’approche libérés par des con­tri­bu­tions qui pointent l’essor de la thé­ma­tique de l’animalité, du vivant dans la lit­téra­ture con­tem­po­raine. Con­tin­uer la lec­ture

Théorie du fantastique

Un coup de cœur du Car­net

Daniel LAROCHE, Le réc­it fan­tas­tique, Un algo­rithme com­plexe, Académie royale de Langue et Lit­téra­ture français­es, 2025, 241 p., 20 €, ISBN : 978–2‑8032–0090‑0

Laroche Le récit fantastiqueCom­ment car­ac­téris­er le réc­it fan­tas­tique? Cette ques­tion et les nom­breuses qui en dérivent ont fait couler beau­coup d’encre. Force est de con­stater qu’il n’y a pas eu de réponse opéra­toire per­me­t­tant de définir ce qu’est le « fan­tas­tique ».

Le livre de Daniel Laroche, Le réc­it fan­tas­tique, Un algo­rithme com­plexe, représente indé­ni­able­ment une étape majeure dans la réflex­ion. L’auteur com­mence par faire le bilan des ten­ta­tives précé­dentes qu’il classe en cinq grands groupes de thès­es. Pour cha­cune, il mène un exa­m­en nuancé, mon­trant autant l’intérêt de cer­taines propo­si­tions que leurs faib­less­es. Aucune cepen­dant « ne con­stitue une déf­i­ni­tion sat­is­faisante, c’est-à-dire à la fois pré­cise et total­isante ». Con­tin­uer la lec­ture

Lire la préhistoire

Pierre SCHOENTJES, Inven­ter des grottes : pré-his­toires romanesques, Le mot et le reste, 2025, 450 p., 28 € / ePub : 16,99 €, ISBN : 9782384315673

schoentjes inventer des grottesBien que la Préhis­toire con­stitue la péri­ode la plus longue de l’hu­man­ité et qu’elle fascine les sci­en­tifiques, les artistes et le grand pub­lic depuis le 19e siè­cle, l’his­toire lit­téraire n’a accordé qu’une place mar­ginale aux fic­tions met­tant en scène les orig­ines de l’homme. C’est par ce con­stat que Pierre Schoen­t­jes, pro­fesseur de lit­téra­ture française à l’U­ni­ver­sité de Gand, ouvre son dernier essai : Inven­ter des grottes : pré-his­toires romanesques. Con­tin­uer la lec­ture

La psychanalyse en mode mineur

Un coup de cœur du Car­net

Fab­rice BOURLEZ, Tacts. Remanier la psy­ch­analyse avec les fémin­istes et les queers, PUF, coll. « Per­spec­tives cri­tiques », 2025, 435 p., 24 € / ePub 19,99 €, ISBN : 9782130869559

bourlez tactsEn France, les mois qui ont précédé l’adoption du mariage pour tou·tes (2013) ont été par­ti­c­ulière­ment pénibles à vivre. Le plus offen­sant, insul­tant, blessant à subir a été pour certain·es de se voir définir par des psy­ch­analy­ses gonflé·es d’a pri­ori, à qui l’on offrait micros et tri­bunes à tout va. Iels avaient décidé d’interdire. Rien de ce qui était ânon­né ne cor­re­spondait à ce que nous sommes et vivons, nous, les queers. À chaque fois, c’était un coup de marteau asséné directe­ment au cœur par celleux qui, au con­traire, auraient dû mieux nous com­pren­dre s’iels avaient réelle­ment enten­du ce qui se dis­ait sur leur divan. Con­tin­uer la lec­ture

Bruxelles, je t’aime moi non plus

Daph­né TAMAGE, Brux­elles, Arbre qui marche, coll. « Pre­mier voy­age », 2025, 160 p., 13,90 € / ePub : 6,99 €, ISBN : 9789998772496

tamage bruxellesAprès avoir quit­té Brux­elles depuis plusieurs années, la nar­ra­trice, Daph­né, revient dans sa ville natale pour l’enterrement d’un ami cher, Stanis­las Can­drix. Un homme qui a changé sa vie, du moins son regard sur le monde et surtout sur le jazz. Elle a été son assis­tante jusqu’à ce qu’elle décide de quit­ter son pays, sa ville et son nom. On recon­naitra à tra­vers les traits du défunt le jour­nal­iste Marc Dan­val à qui le livre est dédié. Après l’enterrement, alors que Daph­né veut repar­tir au plus vite et pren­dre son train, on lui con­fie une mis­sion : don­ner le petit chat de Stan à l’une de ses amies. Pré­texte pour que Daph­né Tam­age nous entraine dans les rues de Brux­elles, de la place Sainte-Croix à la Basilique de Koekel­berg, en pas­sant par les Marolles, la place des Mar­tyrs ou encore KANAL. Chargée de sa mis­sion et accom­pa­g­née par une amie de longue date, Salomé, la nar­ra­trice explore la cité sous toutes ses cou­tures, nous con­te son his­toire, sa cul­ture, ses événe­ments et lieux majeurs. Au con­traire de Daph­né, Salomé adore Brux­elles et sait ô com­bi­en son amie aime jouer aux grandes tragé­di­ennes. Con­tin­uer la lec­ture

Des images, des mots, et vice-versa

Yves NAMUR (sous la direc­tion de), Lit­téra­ture et Pho­togra­phie. Académie royale de langue et de lit­téra­ture française de Bel­gique, 2025, 128 p., 16 €, ISBN : 978–2‑8032–0088‑7

collectif litterature et photographieImman­quable dès le pre­mier abord : la diver­sité même de cet ouvrage où dix auteurs/autrices s’intéressent aux rela­tions entretenues avec la pho­togra­phie par une série d’autres l’ayant, depuis le début des années 1980, pra­tiquée, ou observée, ou com­men­tée, ou mise en retrait. Ce petit livre réu­nit les inter­ven­tions pronon­cées en novem­bre 2024, lors d’un col­loque organ­isé à Brux­elles par l’Académie royale de langue et de lit­téra­ture française. Dix inter­ven­tions : celles de Jan Baetens, Danielle Bajomée, Muriel Claude, Luc Del­lisse, Hélène Gian­nec­chi­ni, Philippe Lekeuche, Yves Namur et Mar­tine Renouprez. Autant dire qu’il en ressort des approches sig­ni­fica­tive­ment dif­férentes sur la thé­ma­tique abor­dée, témoignant de l’impact incroy­able­ment fécond qu’a procuré l’image pho­tographique depuis son inven­tion par Niépce, vers 1825, et ce qu’il en advint par la suite. Impos­si­ble ici de ren­dre compte en détail des apports par­ti­c­uliers de ces dix chapitres en noir et blanc. Mais à tra­vers ces pages vien­nent s’inscrire des élé­ments qui, dans leur dis­par­ité, sem­blent autant de pointeaux mar­quants au sein du ter­ri­toire délim­ité. Con­tin­uer la lec­ture

Simon Leys. La clairvoyance contre l’idéologie

Simon LEYS, Ombres chi­nois­es, Nou­velle édi­tion aug­men­tée, Pré­face de Jean-François Rev­el, Les Belles Let­tres, 2025, 360 p., 15,90 €, ISBN : 9782251456560

leys ombres chinoisesLe regard que Simon Leys por­ta sur la Chine pop­u­laire dans Les habits neufs du prési­dent Mao (1971), Ombres chi­nois­es (1974), Images brisées (1976) ame­na au grand jour ce que, longtemps, les maoïstes occi­den­taux ne lui ont pas par­don­né de révéler, n’y voy­ant que le reflet d’une idéolo­gie enne­mie, anti-Mao : le bas­cule­ment de la Chine dans une bureau­cratie total­i­taire, le cauchemar dic­ta­to­r­i­al de la Révo­lu­tion cul­turelle. Essay­iste, sino­logue, tra­duc­teur de Con­fu­cius, his­to­rien de l’art, Simon Leys (pseu­do­nyme de Pierre Ryck­mans) est nom­mé attaché cul­turel à Pékin en 1972 et chargé de sil­lon­ner le pays afin d’en dress­er un rap­port glob­al. Au terme de six mois de voy­age dans une Chine qui ne délivre aux obser­va­teurs occi­den­taux qu’une vit­rine men­songère, il écrit Ombres chi­nois­es, un essai qui tient d’un pam­phlet cri­tique et d’un chant nos­tal­gique, dont le titre ren­voie autant à la tra­di­tion de la cal­ligra­phie qu’il n’a cessé d’étudier qu’au théâtre des ombres que les autorités maoïstes met­tent en scène à l’adresse des voyageurs venus d’Occident. Con­tin­uer la lec­ture