Daphné TAMAGE, Le chant des contraires, Stock, 2026, 192 p., 19,10 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782234105645
Celles et ceux qui ont lu Daphné Tamage connaissent bien Apolline, jeune diplômée en quête de célébrité dans son premier roman (À la recherche d’Alfred Hayes), trentenaire fraichement publiée dans le deuxième (Le retour de Saturne). Nous la retrouvons désormais en quête d’elle-même et de reconnaissance maternelle dans Le chant des contraires, troisième roman de l’autrice belge, paru chez Stock. Continuer la lecture






C’était une plage d’Italie.
Il y a cinquante ans paraissait le premier numéro des Cahiers du Grif (Groupe de Recherches et d’Informations Féministes), un an après la première Journée des femmes à Bruxelles et en pleine effervescence. Les 1500 exemplaires sont vendus en vingt-quatre heures. Le féminisme est alors multiple. Sa vivacité est grandissante et son développement constant. Les rassemblements sont nombreux. Les réflexions touchent de plus en plus de domaines.
De Rimbaud à Duras, de Simenon à Bourdouxhe, de Steeman à Aymé, rares sont les écrivains qui n’ont pas entretenu un lien – étroit ou non — avec le cinéma. Entre adaptations, réécritures et translations, les relations de la littérature avec le septième art prennent des formes innombrables et variées. Elles ont donné lieu à des chefs‑d’œuvre et à des échecs, démontrant parfois que le « passage sur un autre plan » provoque inévitablement « du gagné et du perdu », comme le signale François Emmanuel. « La littérature et le cinéma forment un couple, pour le meilleur… et parfois pour le pire » rappelle Yves Namur en guise de préambule au colloque sur la littérature et le cinéma qui s’est tenu en octobre 2022 à l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique et dont les actes sont désormais publiés. 

