Alexandre MILLON, 37, rue de Nimy. Les incroyables Florides, Murmure des soirs, 2019, 170 p., 17 €, ISBN : 978–2‑930657–51‑6
Pour les Montois curieux de leur belle ville, le titre du dernier livre d’Alexandre Millon, 37 rue de Nimy, publié aux éditions Murmure des soirs, évoquera l’adresse d’une demeure bourgeoise remarquable et un haut lieu de la culture littéraire depuis qu’il a été rénové. Pour les autres, il aura le mérite de les intriguer. Quant au sous-titre, Les incroyables Florides, il parlera aux rimbaldiens acharnés, qui se souviendront des vers du Bateau ivre : « J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides/Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux/D’hommes ! » Continuer la lecture
Rétine, premier roman de Théo Casciani paru aux éditions P.O.L., séduira ceux et celles qui aiment sortir des sentiers battus. Ce roman est d’abord un concept : rendre compte d’un univers essentiellement artistique à travers le seul prisme du regard.
Voilà le genre d’ouvrage qui séduit d’emblée, par sa seule facture, les bibliophiles au rang desquels s’inscrit l’auteur, Jean-Baptiste Baronian. Couverture cartonnée, vignette reprenant une gravure de la Grand-Place en couverture, iconographie sépia sur papier crème et autres caractéristiques qui invitent le lecteur à découvrir ce Guide secret de Bruxelles.
Geneviève Damas a l’art de donner la parole à ceux, et surtout celles, qui n’ont pas toujours droit de cité dans nos sociétés. Après une migrante et celle qui va lui apporter soutien et logement dans Patricia, son précédent roman publié chez Gallimard, elle donne cette fois la parole à une adolescente dont la vie va prendre une direction inattendue.
La littérature serait-elle le meilleur moyen de découvrir une région ? Comment percevoir autrement l’esprit d’un lieu qu’à travers la perception intime qu’en donne un écrivain ? Les éditions Magellan & Cie ont répondu avec conviction à ces questions en imaginant leur collection « Miniatures », qui vient de consacrer un de ses derniers titres à la Belgique.
Il n’est pas fréquent d’avoir sous les yeux un roman qui soit une vraie surprise. Par le thème et l’écriture, Le mangeur de livres, premier roman de Stéphane Malandrin, réalisateur et scénariste français installé à Bruxelles, nous a apporté ce bonheur. 
Heureux qui comme Schliemann, fit de – très – nombreux voyages et surtout de multiples découvertes qui révolutionnèrent l’archéologie. Voici, grossièrement résumé, le sujet du neuvième livre publié par Michel Claise, indéfectiblement fidèle aux éditions Luce Wilquin.
Lui, Christophe, a publié, il y a un an seulement,
L’œuvre de Vincent Engel s’élabore selon une architecture audacieuse et ambitieuse, à l’exemple de la cité mystérieuse au cœur de ce roman ample : Maramisa. Ses livres s’emboîtent telles des matriochkas, les unes en contenant d’autres, pour aller s’amplifiant. Les lecteurs assidus d’Engel se souviendront que le roman Maramisa se trouvait en germe dans une nouvelle lauréate du Concours de Nouvelles de Radio France Internationale (RFI), publiée en 1993 (!) dans son premier recueil : Légendes en attente. Longue genèse que le lecteur peut découvrir sur le site du roman, où Vincent Engel propose des prolongements à son livre, en mode réalité augmentée : vidéos, musique, iconographies, textes divers, FAQ, forum, rencontres, etc.
Douze ans. La littérature est souvent histoire de patience : il aura fallu attendre douze ans pour pouvoir lire un nouveau roman d’Alexandre Millon qu’on avait découvert avec, notamment, Mer calme à peu agitée, paru au Dilettante ou Sumo sur brin d’herbe, paru au Grand Miroir. Mais le temps éditorial coïncide rarement avec le temps de l’écriture et, si Alexandre Millon n’a plus publié durant plus d’une décennie, il n’en écrivait pas moins. La preuve noir sur blanc avec la sortie de son dernier roman, Le périmètre de vie, aux éditions Murmure des soirs.
Après un premier roman Les mots de Russie (éd. E.M.E.), remarqué par le prix des Amis des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles, plusieurs recueils de poésie ainsi que des pièces de théâtre et des nouvelles, Isabelle Bielecki propose un deuxième roman, Les tulipes du Japon, aux éditions M.E.O. Le roman d’une femme au parcours étonnant à travers lequel le lecteur est en droit de lire des accents autobiographiques, à partir des éléments que lui fournit la quatrième de couverture.
C’est sur manuscrit et à l’occasion de la Foire du Livre de Bruxelles 2018 qu’Isabelle Corlier a remporté le premier prix Fintro Écritures noires 2017. Un prix tout à fait mérité pour Ring Est, que les éditions Ker ont publié dans la foulée. Un premier roman d’une grande maturité, tant dans la manière de mener une intrigue hors norme que de décrire le quotidien d’un jeune veuf, père d’une gamine en bas âge, juge d’instruction de profession : Aubry Dabancourt.
Voilà plus de quinze ans que ses lecteurs attendaient un nouveau livre de Carino Bucciarelli. Leur patience a été payante puisque 2018 voit la sortie d’un recueil de nouvelles, Dispersion, de très bonne tenue.