Catalogue illustré de l’exposition Verhaeren.Un poète pour l’Europe, 80 p.
Émile VERHAEREN, Les villages illusoires, 2016, Espace Nord, 224 p., 9 €
Émile VERHAEREN, Les Villages illusoires — Dorpen van zinsbedrog, traduit par Stefaan Van den Bremt, gravures d’Henri Ramah, 2016, Louvain, éd. P, 80 p.
Émile Verhaeren Veerman, poèmes choisis et traduits par Koen Stassijns, 2016, Lannoo, Tielt, 364 p.
Poète majeur, dramaturge original, critique d’art intuitif et pénétrant, Émile Verhaeren est l’une des grandes figures de notre histoire, de notre culture. L’une des plus chères, qui a marqué notre sensibilité de son souffle, son lyrisme, sa force, sa ferveur.
Chacun de nous garde en mémoire tels vers, telles proses aux accents personnels ; évoque son souvenir en se promenant dans les doux paysages des rives de l’Escaut qu’il a tant chantés.
Mais ce qu’on ne soupçonne pas toujours, c’est le rayonnement de son œuvre et de sa personnalité, célèbres dès la fin des années 1890, et avec plus d’éclat encore entre 1900 et 1910, dans l’Europe entière et jusqu’en Russie. Sa foi dans le vieux continent, son aspiration à une Europe unie, exemplaire (« L’Europe est une forge où se frappe l’idée »). Continuer la lecture
« Au cœur de l’écriture / l’ombre de la main / Au cœur de l’ombre / une fêlure / Au cœur de la fêlure / l’absence / Au creux de l’absence / la poésie »
Quelle amitié magnifique ! Confiante, profonde, vigilante, inaltérable, elle a uni, un demi-siècle durant, André Gide et Maria Van Rysselberghe, dite la Petite Dame, et s’incarne dans une Correspondance éditée aujourd’hui par les soins de Peter Schnyder et Juliette Solvès.
Trois visages de l’écrit. Trois recueils poétiques de feu et de méditation, où Liliane Wouters accomplit cette « descente à travers soi » par laquelle seulement on peut s’atteindre au plus profond, au plus intime. Au plus près de sa vérité.
La jeune dessinatrice Sacha Orff a choisi d’intituler son premier livre La nuit réclame une issue. Un titre entre ombre et lumière. Entre attente et promesse.
Avez-vous déjà senti, respiré la force et la douceur d’un arbre que vous étreigniez, avec la certitude d’être à votre juste place dans le monde ?
Berlue d’Hurluberlu. Le titre nous promet quelques surprises étourdissantes.
Si l’écrivain et journaliste anversois Alain Germoz, fils de Roger Avermaete, nous a quittés en juin 2013 (« décédé prématurément à l’âge de 92 ans », précise l’avis nécrologique qu’il avait rédigé lui-même… !), ses amis entendent bien garder vivant son souvenir. Ils se sont réunis pour publier un dernier texte, La tueuse professionnelle, découvert parmi les innombrables manuscrits et notes inédites qu’il laissait derrière lui.
C’est avec l’ironie pour fil conducteur qu’Isabelle Moreels étudie en profondeur l’œuvre de Jean Muno dans son essai Jean Muno. La subversion souriante de l’ironie. Un choix qui semble aller de soi, tant cette liberté moqueuse, discrètement rebelle, de regard et de ton imprègne les romans, contes et nouvelles de l’écrivain qui nous a quittés trop tôt, et nous manque. 
Éditeur, écrivain (Anarchie (copyright), Iljeon, 1995. On n’est pas sérieux quand il y a 17 ans), Bruno Wajskop nous entraîne aujourd’hui à la découverte ébouriffante de son Funny Reich, un roman-fable où l’imagination rejoint la science-fiction.
Ailleurs. Un titre qui fait rêver. Loin d’ici, le ciel ne serait-il pas plus bleu, l’horizon plus vaste, appelant les découvertes, les hasards heureux, l’envol des possibles ?
« Engagée. Encagée. Enragée, aussi. »

