Théo Casciani a remporté la première édition du prix La Perle. Continuer la lecture
Archives par étiquette : Théo Casciani
Rentrée d’hiver 2026 : en route vers la Foire du livre
« Rentrée littéraire » désigne traditionnellement la période d’effervescence éditoriale qui s’étend de fin aout à début novembre. C’est à ce moment que paraissent les livres en lesquels les maisons d’édition (parisiennes) voient de possibles candidats aux Goncourt, Renaudot et autre Femina. Depuis plusieurs années, toutefois, le calendrier éditorial connait un autre temps fort, en janvier-février. Les sorties sont nombreuses et les livres qui paraissent à ce moment-là sont aussi de ceux sur lesquels les éditeurs misent particulièrement. On parle donc désormais aussi d’une rentrée littéraire d’hiver. Continuer la lecture
Aux frontières du réel
Théo CASCIANI, Insula, P.O.L, 2026, 160 p., 18 € / ePub : 12,99 €, ISBN : 9782818064924
Insula, court roman contemporain de 160 pages écrit par Théo Casciani et publié aux éditions P.O.L, nous embarque dans un monde futuriste pas si éloigné du nôtre, passant d’une fête sulfureuse londonienne à un hôpital parisien.
J’ai eu à subir la violence du monde, certes, celle qui se dresse contre les pédés, contre les pauvres, contre les ploucs ; on m’a dominé, on m’a menacé, on m’a battu. C’est vrai. Cependant, pour être honnête, pour peu que j’en sois capable, je dois commencer par vous dire qu’il m’est aussi arrivé de fauter, souvent et plus encore que je ne le crois, de trahir, de tromper ou de blesser. Continuer la lecture
Ekphrasis
Théo CASCIANI, Rétine, P.O.L., 2019, 284 p., 19,90 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 978–2‑8180–4743‑9
Rétine, premier roman de Théo Casciani paru aux éditions P.O.L., séduira ceux et celles qui aiment sortir des sentiers battus. Ce roman est d’abord un concept : rendre compte d’un univers essentiellement artistique à travers le seul prisme du regard.
Les titres des différents chapitres, comme celui du livre, en disent long dans leur brièveté : Exposition / Images / Regard / Optogramme. Tout commence au Japon, au printemps bien sûr, que l’auteur connaît manifestement bien. Le narrateur débarque au Musée préfectoral de Hyōgo à Kyoto pour participer au catalogue et à la mise en place d’une exposition de l’artiste DGF (comprenez : Dominique Gonzalez-Foerster, jamais citée comme telle dans le roman. Artiste et réalisatrice française, née en 1965, DGF, qui réside à Paris et Rio de Janeiro, a une œuvre d’envergure internationale). Exposition intitulée… Rétine. Parallèlement à ce travail, le narrateur communique par écran interposé avec son amie Hitomi, installée à Berlin pour un cours… d’histoire de l’art. Tout se tient. Quand le lecteur la découvre, elle est nue. Muette. Théo Casciani la décrit comme il le ferait d’une sculpture. Il a troqué le pinceau pour le clavier, mais il se lance dans un exercice de style précis, concis, détaillé où la description prime. Une performance sur une autre performance, mise en scène par Hitomi avec l’apparition d’un chat qu’elle a teint en rouge. « Hitomi n’était plus qu’une image ». Continuer la lecture

