Archives par étiquette : Michel Zumkir

Le livre de l’intranquillité

Nicole MALINCONI, Poids plumes, gommes de Kikie Crêvecœur, Esper­luète, 2019, 80 p., 15 €, ISBN : 9782359841121

Qu’allait écrire Nicole Mal­in­coni, après avoir don­né voix à There­sa Stan­gl, la veuve de Franz Stan­gl, ex-com­man­dant du camp d’extermination de Tre­blin­ka (Un grand amour, 2015) et entre­pris sa pre­mière fresque his­torique (De fer et de verre. La Mai­son du Peu­ple de Vic­tor Hor­ta, 2017) ? Où son écri­t­ure allait-elle la men­er ? Elle qui n’œuvre jamais dans la com­péti­tion, le cal­cul, le bruit et la fureur du temps présent n’a pas surenchéri ; elle est rev­enue à nu, sans doc­u­men­ta­tion, au départ ; elle a retrou­vé son fidèle regard, l’a ouvert sur l’alentour, le pas très loin ; elle est retournée vers ces vies minus­cules à qui elle a tou­jours accordé une place de choix dans ses livres, vers les plus minus­cules des minus­cules, ces/ses oiseaux qu’elle aime tant. Ces oiseaux qui s’avèrent, aus­si, une épreuve pour son écri­t­ure. Con­tin­uer la lec­ture →

Dans l’antre de soi et du Duquesnoy

Lau­rent HERROU, Vie et mort du Duques­noy, Aut­ofic­tion, P.A.T., 2019, 11 €, ISBN :  978–2‑930959–08‑5

Brux­elles est la ville où Lau­rent Her­rou, né à Quim­per, ayant vécu à Nice, Paris, Ville­quiers (Cher) s’est instal­lé au début de l’année 2017 et où il séjour­nait déjà spo­radique­ment depuis plusieurs années, notam­ment à l’occasion de rési­dences d’auteur (Pas­sa Por­ta). C’est aus­si la ville où, depuis 2009, il vis­i­tait l’antre du Duques­noy, ce haut lieu du sexe gay aujourd’hui clos. Là, il jouis­sait du désir des hommes, du sien aus­si. Là, il appre­nait à mieux se con­naître, à affirmer (con­solid­er ?) son iden­tité que l’on a con­nue plus hési­tante dans Lau­ra, sa pre­mière aut­ofic­tion (« J’ai pen­sé : je suis poilu. Je suis un homme »), à exal­ter son nar­cis­sisme (« J’ai pen­sé que j’étais beau, à poil, mes cheveux longs qui tran­chaient avec le look des autres »). Con­tin­uer la lec­ture →

Combien et comment suis-je ?

Char­ly DELWART, Data­bi­ogra­phie, Flam­mar­i­on, 2019, 342 p., 19 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 978–2‑08–147971‑5

Ado­les­cent, Char­ly Del­wart avait pris l’habitude de faire des référen­dums auprès de ses amis pour l’aider à résoudre les ques­tions exis­ten­tielles dont il trou­vait dif­fi­cile­ment les répons­es, comme savoir s’il devait quit­ter ou non sa petite amie, quelles études il allait suiv­re… « Ça s’est pour­suivi jusqu’à mes vingt-huit ans. Dix années per­son­nelle­ment col­lec­tives ». La démarche de Data­bi­ogra­phie est même et autre. Pour répon­dre à toutes les ques­tions qu’il se pose – et elles sont nom­breuses, ces ques­tions ; « J’ai ques­tion à tout », dit-il – sur son iden­tité, sa per­son­nal­ité, son indi­vid­u­al­ité, il a décidé de se servir de don­nées (datas) col­lec­tives ou per­son­nelles, d’en faire des graphiques et de les illus­tr­er par des com­men­taires, des sou­venirs, des réflex­ions, des his­toires com­munes – des faits divers. Con­tin­uer la lec­ture →

Une institution pour toujours en cours d’institution

Un coup de cœur du Car­net

Jacques DUBOIS, L’institution de la lit­téra­ture, pré­face de Jean-Pierre Bertrand, post­face de Jacques Dubois, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2019, 320 p. 9,5 €, ISBN : 978–2‑87568–417‑2

Jacques Dubois a eu une car­rière riche, cohérente et mul­ti­ple[1]. L’enseignement uni­ver­si­taire (d’assistant en Moyen Âge à pro­fesseur émérite), la lit­téra­ture (Simenon, Proust, Stend­hal…) et la soci­olo­gie (proche de Pierre Bour­dieu) en sont les socles fon­da­teurs et nourriciers. Des socles à l’origine et à l’appui de L’institution de la lit­téra­ture, paru ini­tiale­ment en 1978 et qui reparaît, aug­men­té d’une pré­face et d’une post­face, dans la col­lec­tion Espace Nord qu’il a  con­tribué à créer et qu’il a lui-même dirigée plusieurs années durant. Con­tin­uer la lec­ture →

Tu m’aimes combien ?

François DE SMET, Éros cap­i­tal, Les lois du marché amoureux, Flam­mar­i­on, coll. “Cli­mats”, 2019, 400 p., 21 € / ePub : 11.99 €, ISBN : 9782081422698

On voudrait y croire encore, on voudrait y croire tou­jours que : l’amour est le plus beau, le plus pur des sen­ti­ments, la divine idylle peut nous apporter le bon­heur, nous emporter loin de la vie laborieuse, dis­pendieuse. On voudrait et puis des écrivains, des intel­lectuels brisent nos rêves. Ils nous font per­dre espoir. Mais peut-être que sans espoir – ce qui ne sig­ni­fie pas le dés­espoir – peut-on affron­ter la réal­ité au mieux, dans toutes ses dimen­sions. C’est ce que sem­ble dire le philosophe François De Smet à la fin d’Éros cap­i­tal, que ce que nous venons de lire « ne nous empris­onne dans aucun déter­min­isme ». On ajoutera : peut-être qu’il nous en libère. Mais que venons-nous de lire ?

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En compagnie de Marguerite Yourcenar

Achmy HALLEY, Mar­guerite Yource­nar, Por­trait intime, Pré­face Amélie Nothomb, Flam­mar­i­on, 2018, 208 p., 29,9 € / ePub : 20,99 €, ISBN : 9782081423626

Mar­guerite Yource­nar fait par­tie de ces écrivain.e.s dont le com­pagnon­nage est un enrichisse­ment per­ma­nent pour le lecteur. À ses côtés, on aime partager une forme de prox­im­ité et appro­fondir la sci­ence de l’humanité. Décou­vrir une vie dif­férente, faite à la fois de retraite, d’écriture, de (re-)lecture, de cul­ture, une vie imprégnée d’un monde qu’elle a beau­coup par­cou­ru. Une vie d’invention de soi. Pour mieux la con­naître, elle qui dis­ait ne pas aimer par­ler d’elle et ne le faire que dans ses livres, « et encore en prenant ces dis­tances que sont les per­son­nages du roman ou le lan­gage imper­son­nel de l’essai »[1], il y a bien sûr l’abondante cor­re­spon­dance for­mant un qua­si jour­nal, des biogra­phies dont les plus fameuses sont celles de Josyane Sav­i­gneau et de Michèle Goslar. On peut main­tenant ajouter le por­trait signé par Achmy Hal­ley, qui met sa con­nais­sance éru­dite de la vie, des archives et de l’œuvre de Mar­guerite Yource­nar au ser­vice d’un livre riche­ment illus­tré de pho­togra­phies.

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Nostalgies anthropologiques

David BERLINER, Per­dre sa cul­ture, Zones sen­si­bles, 2018, 156 p., 15 €, ISBN : 978–293-0601–35‑9

« Le temps passe », « les temps changent », « ce n’est plus ce que c’était », « tout fout le camp », « les tra­di­tions se per­dent »… On pour­rait con­tin­uer ain­si à énumér­er les phras­es dis­ant la perte et la nos­tal­gie d’un passé irréversible. De l’étude de cette nos­tal­gie David Berlin­er, anthro­po­logue, pro­fesseur à l’Université libre de Brux­elles a fait un très beau livre qu’il des­tine aux chercheurs en sci­ences sociales, aux spé­cial­istes du pat­ri­moine et des études mémorielles et muséales, aux philosophes, aux his­to­riens, aux psy­ch­an­a­lystes et psy­cho­logues, aux poli­to­logues ou aux géo­graphes. On ajoutera à tout citoyen en quête de répons­es aux replis nation­al­istes qui se ser­vent de la perte pour exprimer la peur et la haine de l’autre et empoi­son­nent nos sociétés, pour retrou­ver un peu d’optimisme au tout nos­tal­gique qui pour­rait nous étrein­dre, pour raf­fin­er la pen­sée au sujet de la pat­ri­mo­ni­al­i­sa­tion et ne pas tomber dans le poli­tique­ment cor­rect de l’authenticité. Pour cela, David Berlin­er conçoit le méti­er d’anthropologue comme celui d’un diplo­mate « qui parvient à trou­ver le mot juste pour par­ler de et avec l’autre ». Con­tin­uer la lec­ture →

Le Top 3 de Michel Zumkir

Suite et fin de notre rétro­spec­tive de l’an­née lit­téraire belge. Aujour­d’hui : le Top 3 de Michel Zumkir.


Lire aus­si : la fiche de Michel Zumkir


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Une histoire de l’édition belge à travers les siècles

Pas­cal DURAND, Tan­guy HABRAND, His­toire de l’édition en Bel­gique (XVe-XXIe siè­cle), Impres­sions nou­velles, 2018, 585 p., 26 € / ePub : 14.99 €, ISBN : 978–2‑87449–584‑7

On a sou­vent une vision réduc­trice et con­v­enue du domaine de l’édition. Il évoluerait lente­ment, tel un bou­chon de liège déri­vant sur un étang ; son rythme suiv­rait, de loin en loin, celui des pro­grès tech­niques et des trans­for­ma­tions économiques. Un livre serait tou­jours un livre : un auteur pour l’écrire, un édi­teur pour le pub­li­er et des libraires (incar­nés ou en ligne) pour le ven­dre. Si on ne peut ignor­er la tem­pête du numérique, ne serait-elle pas lim­itée à rugir dans un verre d’eau ? Car l’édition utilise les out­ils infor­ma­tiques depuis les années 1980. La lec­ture sur un sup­port numérique n’est que la par­tie ultime et vis­i­ble ; dès la con­cep­tion du man­u­scrit, l’écrivain tra­vaille déjà le plus sou­vent sur une ver­sion dématéri­al­isée qu’il enver­ra à son édi­teur… Tout ceci peut paraître un peu car­i­cat­ur­al mais n’est pas très éloigné de ce que l’on croit savoir générale­ment de l’édition et de son his­toire. Et, en ce qui con­cerne plus par­ti­c­ulière­ment l’édition belge fran­coph­o­ne, pour cer­tains elle n’a tout sim­ple­ment jamais existé. Con­tin­uer la lec­ture →

Du côté de la vie

Michelle FOUREZ, Elis­a­beth, en hiv­er, Luce Wilquin, coll. « Sméral­dine », 2018, 114 p., 12 €, ISBN : 978–2‑88253–545‑0

Michelle Fourez, Elisabeth en hiverDepuis quelques romans déjà (Une famille, Adri­enne ne m’a pas écrit…), Michelle Fourez sem­ble s’être don­né une ligne d’écriture (comme on dit une ligne de con­duite) : explor­er la psy­ché, le quo­ti­di­en, les humeurs, les rela­tions des femmes qui ont pour com­pagne la soli­tude. Des femmes, seules peut-être, seules mais pas exclu­sive­ment ; des femmes du côté de la vie. Sans se cacher de ses ratages, de ses douleurs et de ses duretés. Con­tin­uer la lec­ture →

Une jeunesse à table et aux fourneaux

Benoît PEETERS, Aurélia AURITA, Comme un chef, Cast­er­man, coll. « Écri­t­ures », 2018, 216 p., 18,95 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 9782203146754

peeters aurita comme un chef.jpgBenoît Peeters est un intel­lectuel de mul­ti­ples tal­ents. Écrivain, cri­tique, biographe (Hergé, Paul Valéry, Jacques Der­ri­da), édi­teur, co-auteur des célèbres Cités Obscures avec François Schuiten, il est aus­si, ce que l’on savait peut-être moins, un authen­tique gas­tronome – tant en dégus­ta­tion qu’en pré­pa­ra­tion. Peut-être inspiré par Le gourmet soli­taire de Jirō Taniguchi dont il est friand, il pub­lie chez Cast­er­man, dans la col­lec­tion culte « Écri­t­ures », Comme un chef, une auto­bi­ogra­phie culi­naire sous forme de roman graphique avec, aux dessins, Aurélia Auri­ta, bien con­nue pour Fraise et choco­lat, bande dess­inée aut­ofic­tive et éro­tique. Con­tin­uer la lec­ture →

Le livre de la mère

Alan SPELLER, Rideau, Esper­luète, coll. « En toutes let­tres », 2017, 48 p., 16 €, ISBN : 9782359840889

speller rideauLe titre. Un seul mot. Rideau. De fin. Sur la vie. De la mère du nar­ra­teur. Rideau. Tran­chant comme un couteau. Découpant une scène, celle du début de la fin. La scène, mise sur une scène. Encadrée. Figée en une image trem­blée. Avec le corps de la mère gisant, en son cen­tre. Réitérée. Avec les mêmes mots, ou presque. D’ailleurs, peu de mots, tout au long de ce réc­it frag­men­taire, pour cette scène et sa suite. Une suc­ces­sion de courts syn­tagmes, tels des vers libres, de trois ou qua­tre items, sans verbe sou­vent pour les lier. Des points, des vir­gules, des ellipses,  en rem­place­ment. Con­tin­uer la lec­ture →

Par amour, dit-elle

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©Vir­ginie Lançon

Un grand amour de Nicole Mal­in­coni (Esper­luète édi­tions, 2015), mise en scène de Jean-Claude Berut­ti.

Une femme seule en scène. Dans un salon (esquis­sé par le décor). Une femme, à la vie déjà vécue. Un livre à la main. Celui de la jour­nal­iste Git­ta Sere­ny, Au fond des ténèbres. Sur l’ex-commandant des camps d’extermination de Soli­bor, de Tre­blin­ka, Franz Stan­gl, l’époux de la femme en scène, There­sa Stan­gl. Qui se met à par­ler. À s’adresser à la jour­nal­iste, venue l’interviewer quelque temps aupar­a­vant. Sur ce qu’elle savait des activ­ités de son mari. Sur sa vie avec lui, pen­dant la péri­ode nazie, et ensuite, au Brésil. Où elle sem­ble avoir vécu heureuse. Elle se sou­vient de cet entre­tien. Revient sur ce qu’elle a dit et qui a con­tin­ué à tra­vailler son esprit. Con­tin­uer la lec­ture →

L’inféconde

Françoise HOUDART, Éclipse, Luce Wilquin, coll. « Sméral­dine », 2017, 176 p., 17 €, ISBN : 978–2882535368

houdart eclipseLe titre du dix-huitième livre de Françoise Houdart aux Édi­tions Luce Wilquin, Éclipse, peut paraître com­mun, de prime abord. Pour­tant, au fil des lignes, il déploie sa richesse sym­bol­ique et poly­sémique. Se nour­rit de l’investigation sur la vie (intérieure) de Mado Simoni, femme ordi­naire, éva­porée sans don­ner d’explications, une nuit de con­jonc­tion astrale sidérante, dite de « lune rouge » ou « lune de sang ». Cette dis­pari­tion con­fronte Sacha, le com­pagnon de Mado, à d’infinies ques­tions, le plonge dans les affres de la douleur, de la dérai­son (qui est fièvre et non folie) ; le met face à une évi­dence, dévo­rante : sa femme est une incon­nue pour lui. Que sait-il d’elle ? De ses abîmes ? Et surtout : qu’en ignore-t-il ? Con­tin­uer la lec­ture →

La biographie de la Maison du Peuple

Un coup de cœur du Carnet

Nicole MALINCONI, De fer et de verre. La Mai­son du Peu­ple de Vic­tor Hor­ta, Impres­sions nou­velles, 2017, 177 p., 16 €/ ePub : 9.99€, ISBN : 978–2‑87449–543‑4

malinconi de fer et de verrePour les Brux­el­lois branchés du vingt-et-unième siè­cle, la Mai­son du Peu­ple est un bar ouvert sur le Parvis Saint Gilles ; pour les aînés, un édi­fice du quarti­er de La Chapelle qu’ils ont peut-être fréquen­té, une Mai­son rouge ; pour les ama­teurs et les férus d’architecture, un bâti­ment pub­lic, chef‑d’œuvre de l’Art nou­veau, né du tal­ent Vic­tor Hor­ta à la demande du Par­ti Ouvri­er Belge à la fin du dix-neu­vième siè­cle et l’exemple type de la bru­tal­ité des spécu­la­tions immo­bil­ières, de la mémoire défail­lante des hommes et de l’inconséquente brux­el­li­sa­tion. Pour beau­coup, elle n’est pas même un sou­venir. Con­tin­uer la lec­ture →

Le double jeu de l’écriture

Ari­ane LE FORT, Beau-fils, post­face de Michel Zumkir, Les Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2017 (rééd.), 167 p., 8,50 €, ISBN : 9782875681478

le fort.jpgPrimé plusieurs fois en 2003, par le Rossel notam­ment, Beau-fils d’Ariane Le Fort mérite on ne peut mieux une réédi­tion en Espace Nord, cette fois accom­pa­g­née d’une post­face de Michel Zumkir. On est certes déjà tombé sous le charme des fic­tions de l’auteure sans qu’il soit néces­saire de se référ­er à un guide. Elle a cette habi­tude rare, somme toute, de livr­er des his­toires sim­ples à démêler, voire à dévor­er telles quelles. Mais elle les assor­tit tou­jours d’une réserve, d’un quant-à-soi qui demande qu’on s’y attarde ou qu’on y revi­enne. D’où l’utilité de com­men­taires comme cette post­face qui va attir­er notre atten­tion et débus­quer l’arrière-fable d’une appar­ente sim­plic­ité. S’y révèle le dou­ble jeu de l’écriture de Beau-Fils, ce roman qui se lit sans résis­tance, avec plaisir et qui tient le lecteur dans un cer­tain sus­pense qu’il ne dis­sipera pas. Il ne se ter­mine pas à vrai dire si ce n’est sur un doute majeur, une inter­ro­ga­tion, sorte d’adresse à un témoin imper­son­nel : Con­tin­uer la lec­ture →