Archives par étiquette : Amitié

Eutopie

Xavier DEUTSCH, La déc­la­ra­tion du juste, Sablon., 2021, 210 p., 15 €, ISBN : 9782931112038

deutsch la declaration du justeDans ce réc­it d’anticipation, Xavier Deutsch nous pro­jette en décem­bre 2087 dans les Asturies. Émile Poil, un vieil homme de 86 ans, dont le méti­er con­siste à con­duire des per­son­nes, com­mu­ni­quer des mes­sages et allumer des feux, est chargé cette fois-ci d’emmener un jeune garçon de 12 ans, Antonin, auprès de Cis­co, à 40 kilo­mètres dans les mon­tagnes. Des raisons de ce voy­age, nous ne savons rien et un brin de mys­tère plan­era tout au long du réc­it. Con­tin­uer la lec­ture

Le tandem de l’amitié

Geneviève DAMAS, Mol­ly, Lans­man, 2020, 120 p., 10 €, ISBN : 9782807102934

geneviève Damas, MollyMol­ly, de son vrai nom Marie-Odile – en hom­mage à la Tante Odile décédée pré­maturé­ment dans d’horribles souf­frances –, est une jeune fille pleine de vie qui se rend partout à vélo. À Saint-Péravy-la-Colombe, son vil­lage natal, elle va faire une petite révo­lu­tion. Alors que son père, fan incon­di­tion­nel du Grand Général de Gaulle, aimerait qu’elle tra­vaille au Car­refour comme lui, Mol­ly a d’autres ambi­tions. Con­tin­uer la lec­ture

Récit d’un résistant en herbe

Pierre CORAN, Les aven­tures des Pièces-à-Trou, Mijade, 2020, 256 p., 8,50 €, ISBN : 978–2874231513

coran les aventures des pieces a trouComme son titre l’indique, cet ent­hou­si­as­mant roman de Pierre Coran est un livre d’aventures. Il y racon­te celles du petit Simon, fraîche­ment admis dans la bande des grands de son vil­lage, surnom­més les Pièces-à-Trou, dont il va désor­mais partager les jeux, défis et exploits. Il y a quelque chose de l’ambiance de La guerre des bou­tons dans ce réc­it d’un groupe de gamins s’organisant dans la bataille, si ce n’est qu’ici, le con­flit est bien plus sérieux et leur est imposé. Leur enfance dans la cam­pagne mon­toise va en effet bien vite être boulever­sée par l’arrivée de troupes alle­man­des : nous sommes en pleine péri­ode d’Occupation et le quo­ti­di­en des jeunes garçons et de leur famille va en être rad­i­cale­ment changé. Tous vont appren­dre à vivre en côtoy­ant le dan­ger, la peur et les drames, tout en résis­tant comme ils le peu­vent. Con­tin­uer la lec­ture

Une amitié littéraire d’exception

Yves PEYRÉ, Hen­ri Michaux. Dans la fer­veur d’une com­plic­ité, Tan­dem, 2019, coll. « Alen­tours », 166 p., 14€, ISBN : 978–2‑87349–136‑9

couverture yves peyré henri michaux dans la ferveur d'une complicité Octo­bre 1984 : le corps d’Hen­ri Michaux est mis en bière en présence d’une ving­taine de per­son­nes, désignées avec soin de son vivant. Par­mi elles Yves Peyré, bib­lio­thé­caire, poète, essay­iste, proche de l’écrivain-artiste depuis 1978, année où il vient de lancer à Lyon une nou­velle et ambitieuse revue lit­téraire, L’Ire des Vents. Timide­ment con­sulté, Michaux lui a aus­sitôt accordé son intérêt et promis sans doute l’une ou l’autre con­tri­bu­tion. Les deux hommes se ren­con­trent, sym­pa­thisent rapi­de­ment mal­gré la dis­symétrie : Michaux a 79 ans, Peyré 26, le pre­mier est un créa­teur célèbre et fort sol­lic­ité, l’autre un provin­cial encore peu con­nu. Mais de nom­breux engoue­ments lit­téraires, pic­turaux et philosophiques leur sont com­muns, sans compter une pro­fonde com­plé­men­tar­ité de car­ac­tères. « J’avais ren­con­tré ce mythe inac­ces­si­ble » écrit Peyré, évo­quant « l’é­mu­la­tion qu’il voulait bien m’of­frir ». Leur rap­port était-il du type père-fils, ou plutôt de maitre à dis­ci­ple ? L’au­teur préfère les for­mules « grand frère » et « cadet », cha­cun trou­vant dans leur com­plic­ité son intérêt pro­pre : le pre­mier, se per­pétuer en trans­met­tant un pré­cieux héritage moral, le sec­ond, s’en­richir d’une expéri­ence humaine et créa­trice hors du com­mun, tous deux relançant la curiosité et la réflex­ion de l’autre. Ain­si ces six années sont-elles mar­quées par une inten­sité rela­tion­nelle rare, dont le livre de Peyré donne le réc­it à la fois émou­vant et minu­tieux. Con­tin­uer la lec­ture

Tenaces amitiés d’enfance au pays des mille collines

Monique BERNIER, Les hibis­cus sont tou­jours en fleurs, MEO, 2020, 192 p., 17 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 978–2‑8070–0236‑4

Le géno­cide rwandais restera un fait majeur de la fin du 20e siè­cle. L’ampleur du nom­bre de vic­times en regard de la pop­u­la­tion, la rapid­ité méthodique des mas­sacres et l’absence d’intervention de la com­mu­nauté inter­na­tionale ont don­né à ce drame une dimen­sion trag­ique qui ne cesse d’interpeller. De nom­breux écrivains ont puisé leur inspi­ra­tion dans ces faits, qu’ils les aient vécus ou non en tant que Rwandais. Si le sujet est loin d’avoir été épuisé, plus le temps passe, plus il impose d’apporter une con­tri­bu­tion orig­i­nale, d’autant que Monique Bernier a déjà abor­dé cette thé­ma­tique dans La honte (Les Éper­on­niers, 1999), Le silence des collines (Les Éper­on­niers, 2001), ou encore La magie du frangi­panier, roman paru en 2016 aux édi­tions Acad­e­mia.


Lire aus­si : le géno­cide des Tut­si au Rwan­da dans la lit­téra­ture belge 


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Aimer d’amitié

Jean-François FÜEG, Notre été 82, Weyrich, coll. “Plumes du coq”, 2019, 127 p., 13 €, ISBN : 978–2‑87489–525‑8

L’amitié est un sen­ti­ment uni­versel. Elle élève l’âme, cette immatéri­al­ité à la fois soli­taire et sol­idaire. Ain­si, l’amitié est peut-être la moitié de l’âme. Elle est un alter ego, un autre que soi, égal et juste, une pos­si­ble libéra­tion de l’esprit et du corps. Elle est intan­gi­ble et pure, comme l’amour. Elle est irra­tionnelle et non repro­ductible. Elle est donc immorale, car on ne peut aimer tout le monde de la même manière. Or la morale doit s’appliquer à tout être humain, dix­it Kant. Rute­beuf s’en fout. Con­tin­uer la lec­ture

Quand l’écriture révèle à soi-même et fait rayonner l’Amour…

Un coup de cœur du Carnet

Isabelle BARY, Les dix-sept valis­es, Luce Wilquin, 2018, 190 p., 19€, ISBN : 978–2‑88253–550‑4

Mathilde, une jour­nal­iste pour un mag­a­zine belge, rejoint au Maroc son amie Ali­cia Zitouni, qu’elle a ren­con­trée un an plus tôt lors d’un reportage. Ces deux-là ont accroché tout de suite mal­gré leurs dif­férences : Mathilde est une petite bour­geoise cartési­enne coincée par la loi du marché pro­fes­sion­nel, tan­dis qu’Alicia est une cheffe cuisinière lumineuse au passé chao­tique, mais qui voit le beau partout. Le pré­texte de ces retrou­vailles est la notoriété gran­dis­sante d’Alicia, qui accepte un arti­cle sur elle, unique­ment s’il est rédigé par son amie Mathilde, car la machine médi­a­tique la broie un peu trop à son goût. Besoin de bien­veil­lance oblige… Con­tin­uer la lec­ture

De l’art de s’effacer

Françoise PIRART, Seuls les échos de nos pas, Luce Wilquin, 2018, 208 p., 19€, ISBN : 978–2‑88253–547‑4

Dis­paraître sans laiss­er de traces est sans doute un art aus­si sub­til que celui du crime par­fait. Les deux récla­ment une métic­u­losité à toute épreuve et surtout une dis­cré­tion absolue. Con­tin­uer la lec­ture

Sur la route du soi

François EMMANUEL, Ana et les ombres, Actes sud, 2018, 180 p., 18.50 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 978–2‑330–09641‑0

emmanuel ana et les ombres.jpgFrançois Emmanuel n’est plus à présen­ter. Depuis près de trente ans, son œuvre se déploie et elle forme aujourd’hui un ensem­ble impres­sion­nant. Déclinée en pièces de théâtre, romans, essais et nou­velles, elle a imposé avant tout une plume au ser­vice de la sub­til­ité et  qui se met au chevet des âmes de ses per­son­nages. Dans son nou­veau roman Ana et les ombres, l’auteur, psy­chi­a­tre de for­ma­tion et de méti­er qui ne se perd jamais en diag­nos­tics et qui sem­ble avoir renon­cé à jamais nom­mer quelque forme de patholo­gie ni surtout à y enfer­mer ses per­son­nages, explore les couliss­es du mal-être pour nous livr­er la part d’irréductible human­ité qui se trou­ve au cœur des blessures qui empêchent de vivre pleine­ment. Con­tin­uer la lec­ture

Le roman de l’amitié ou repousser l’ennui d’exister

Stéphane LAMBERT, Frater­nelle mélan­col­ie, Arléa, 2018, 218 p., 19  €, ISBN : 978–2‑36308–150‑6

lambert fraternelle melancolieCe pour­rait être un roman qui com­mence avec brio par la rela­tion de la ren­con­tre entre Nathaniel Hawthorne et Her­man Melville, au Mon­u­ment Moun­tain, le 5 août 1850.

Les deux per­son­nages sont intro­duits tour à tour par un rapi­de por­trait physique et déjà com­porte­men­tal. Rien ne per­met encore de devin­er cette Frater­nelle mélan­col­ie qui fait l’objet du dernier livre de Stéphane Lam­bert. Ce début est délibéré­ment ori­en­té vers le genre romanesque et cela cor­re­spond à un choix de la part de l’auteur. Il l’affirme claire­ment : ce ne sera ni une biogra­phie ni une étude lit­téraire. Faudrait-il pour cela écarter le genre de la fic­tion ? Non. Stéphane Lam­bert revendique le droit à la sub­jec­tiv­ité dans son pro­jet, le recours à l’invention, et pour cause. Com­ment pour­rait-il se borner aux faits en l’occurrence ? Soit ils ne sont pas con­nus, soit ils sont trop rares et dis­per­sés pour livr­er un soupçon d’évidence ou sim­ple­ment un sens. En effet, que sait-on des rela­tions entre Hawthorne et Melville ? Quelques ren­con­tres ont eu lieu, des let­tres ont été échangées, mais une part de celles-ci, celles de Hawthorne, a été détru­ite par Melville, on ne sait d’ailleurs pour quel motif. Il faut ajouter le car­net de notes de Melville lui-même, intéres­sant entre pro­lix­ité et retenue. Demeurent surtout les œuvres, mine où puis­era notre auteur inspiré. Elles lui fourniront le thème de la mélan­col­ie où s’épanche la fra­ter­nité. Il faut à cet égard sig­naler l’à‑propos de l’illustration de la pre­mière de cou­ver­ture, une repro­duc­tion de Deux jeunes hommes devant la lune qui se lève sur la mer, de Cas­par David Friedrich. Con­tin­uer la lec­ture

Il était deux fois…

Véronique BIEFNOT & Fran­cis DANNEMARK, Place des Ombres, après la brume, 2017, Kyrielle, 508 p., 23,50 €/ePub : 9.99 €, ISBN : 979–10-278‑0397‑2

Mise en page 1Place des Ombres, après la brume. Un dip­tyque romanesque qui joue du mys­tère, penche vers le fan­tas­tique, cul­tive les coïn­ci­dences trou­blantes, les signes énig­ma­tiques, vagabonde d’une époque à l’autre.

On devine que Véronique Biefnot et Fran­cis Dan­nemark, qui ont déjà com­posé en duo La route des coqueli­cots et Kyrielle Blues, ont pris grand plaisir à entre­crois­er per­son­nages et intrigues, à imag­in­er des passerelles d’un roman à l’autre, sous la forme d’un chien noir vig­i­lant ou encore d’un exem­plaire, au cuir pat­iné, des Fleurs du mal, à vari­er tonal­ités et atmo­sphères, quitte à nous égar­er par­fois. Con­tin­uer la lec­ture

Le visage et l’auteure

Mathilde ALET, Petite fan­tôme, Édi­tions Luce Wilquin, 2016, 176 p., 18€/epub : 10.99 €, ISBN : 978–2882535269

aletComme chaque mer­cre­di, Gil attend Jo aux Trois Com­pères, un café sans grand charme. Cette fois, sa com­parse de ban­quette ne se con­tentera pas d’un léger retard : elle ne vien­dra pas à leur ren­dez-vous. Qu’est-ce qui a provo­qué rup­ture dans leur rit­uel par­faite­ment établi ? Com­ment s’accommoder d’une telle absence ? Dans sa vie plutôt soli­taire qu’elle voudrait réglée comme du papi­er à musique, Gil com­pense chaque faille, chaque estafilade en façon­nant des arché­types imag­i­naires avec qui mieux dia­loguer : il y avait Arnaud-chéri, le fiancé plus par­fait que celui qui se con­tente de vis­ites hor­i­zon­tales à l’improviste. Il y aura donc Joséphine, aus­si belle que la vraie, mais bien plus proche d’elle, comme dans ses sou­venirs de la rue des Goé­lands. Une grande sœur avec qui s’accorder une rela­tion non régie par con­trat, avec qui tous les sujets pour­ront être abor­dés.

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Demeure le souvenir d’une amitié ronde et pleine

Claire HUYNEN, À ma place, Cherche midi, 2016, 123 p., 12 €/ePub : 9.99 €

huynenLa sub­tile nuance, si déplaçable, entre Love and Friend­ship, se rap­pelle à nous grâce au  film récent ain­si titré, qui est l’adaptation ciné­matographique du pre­mier roman de Jane Austen,  Lady Susan. Pourquoi recourir à l’anglais pour évo­quer le dernier roman de Claire Huy­nen, À ma place ? Parce que le rap­proche­ment s’est imposé par la for­mule com­pacte et si aisé­ment assim­i­l­able qu’on n’a pas cru néces­saire d’en don­ner une ver­sion française, et aus­si, parce que le précé­dent d’une roman­cière anglaise si experte dans l’analyse des sen­ti­ments humains sus­cep­ti­ble d’encore inspir­er des relec­tures et trans­po­si­tions n’est pas inadéquat. En effet, tout, dans le bref roman de Claire Huy­nen, invite, à l’instar d’Austen,  à nuancer, ou plus exacte­ment à hésiter, peu mais sou­vent comme en est le mou­ve­ment, à aller dans un sens et à en revenir pour en suiv­re un autre. Cela en toute légèreté. Certes, dès les pre­mières pages du roman, une infor­ma­tion matérielle est don­née, dont l’importance appa­raît défini­tive. Con­tin­uer la lec­ture

Regarde dans ton assiette !

Luc BABA et Mar­i­on DIONNET, Bonne fête, mou­ton !, Édi­tions de la Province de Liège, 15 € (à par­tir de 9 ans)

babaLe pro­pos de Bonne fête, mou­ton ! ne pour­rait être plus “à pro­pos”, juste­ment, en ces drôles de temps dans lesquels peur et amal­games côtoient de près, dans la cour de récré, la légèreté d’enfants qui s’amusent les uns avec les autres et n’ont rien demandé. Con­tin­uer la lec­ture

Les mots d’Hubert de Four de Bucquentois-Lithurgue

Chris­tine VAN ACKER, Mon cher ami, Mer­lin, Les déje­uners sur l’herbe, 2015, 148 p., 15€

Ce nou­veau roman de Chris­tine Van Ack­er, dont Ici pub­lié aux édi­tions Le Dilet­tante nous avait tant impres­sion­né, com­mence par une astuce nar­ra­tive pour ren­forcer la  crédi­bil­ité du réc­it qui va suiv­re. Un père, accom­pa­g­né de sa fille Con­stance au cimetière du vil­lage, se recueille sur la tombe de son père et sur celle d’un cou­ple d’amis, Con­stance (à nou­veau) et Hubert de Four de Buc­quen­tois-Lithur­gue. Sur une plaque, ces mots : « À mon cher ami ». Con­tin­uer la lec­ture

Une joie pour la vie

Éric-Emmanuel SCHMITT, La nuit de feu, Paris, Albin Michel, 2015, 188 p., 16 € / epub : 10.99 €

La Nuit de Feu par SchmittAlors âgé de vingt-huit ans, Éric-Emmanuel Schmitt vit, dans le sud algérien, ce que l’on appelle com­muné­ment « l’expérience du désert ». Une expéri­ence réputée chang­er, par­fois durable­ment, le regard sur le monde et sur la vie. C’est peu dire dans le cas de Schmitt qui, par­ti fon­cière­ment athée dans le Hog­gar, en est revenu croy­ant con­va­in­cu. (Sans toute­fois – Dieu mer­ci ? – chercher à affubler d’une iden­tité par­ti­c­ulière la force divine qu’il dit l’avoir emporté et mar­qué à jamais de son empreinte). C’est cette « nuit de feu » qui lui a inspiré le titre de son livre, en référence à l’illumination vécue par Pas­cal et à ces mots brûlants inscrits dans la dou­blure de veste du « Mon­sieur de Port-Roy­al ». Mais pourquoi Éric-Emmanuel Schmitt, auteur de quan­tité d’ouvrages, a‑t-il atten­du vingt-cinq ans avant de se décider à ren­dre publique cette expéri­ence d’une nature par ailleurs pro­fondé­ment intime et, comme il le sug­gère, proche de l’indicible ? Il s’en explique en évo­quant sa ren­con­tre avec une jour­nal­iste protes­tante très éton­née que l’auteur d’une œuvre sou­vent mar­quée par la tragédie humaine puisse man­i­fester au quo­ti­di­en une telle équa­nim­ité et un tel amour de la vie. D’où la réponse dans ce livre où le vécu sin­guli­er de l’homme éclaire aus­si l’œuvre de l’écrivain. Mais que s’était-il passé il y a un quart de siè­cle ?

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