Jean-Baptiste BARONIAN, Dictionnaire des écrivains gastronomes. De Apollinaire à Zola, illustré par Gabrielle LAVOIR, Flammarion, 2022, 428 p., 26 € / ePub : 17,99 €, ISBN : 978–2‑0802–7971‑2
Jean-Baptiste Baronian est un écrivain prolixe. Et, dans sa bibliographie, on compte plusieurs dictionnaires, dont le Dictionnaire Rimbaud (Bouquins, Laffont, 2014) et le formidable Dictionnaire amoureux de la Belgique (Plon, 2015). À travers ses essais, biographies et anthologies, il a côtoyé bien des écrivains et partagé son admiration pour leur travail. Il a développé une connaissance bien souvent intime de ces auteurs, offrant des perspectives inédites sur leurs œuvres. C’est encore le cas avec ce beau volume, joliment pensé par l’éditeur en lui prêtant une facture bibliophilique à la jolie tranche orangée. À sa lecture, on imagine également que la gastronomie figure parmi les plaisirs incontournables de Baronian. Bonne chère et bons vins riment ici avec culture et érudition. Continuer la lecture



La famille a la cote en littérature ces derniers temps. Elle y apparaît souvent toxique, source de violences et de dysfonctionnements. Voici un récit qu’on imagine autobiographique, tout en douceur et en empathie, sur la présence offerte par un fils à sa mère devenue veuve. Un roman qui se déroule comme une petite musique de chambre.
Des existences sont parfois marquées de nostalgies, de rendez-vous manqués, d’erreurs sur la personne. Pascal Goffaux propose un récit largement autobiographique où il remet en question sa présence au monde. Confession sans concessions qui nous tend le miroir de notre propre ancrage dans l’existence.
Ceux ou celles qui héritent, pour le meilleur ou pour le pire, des vêtements d’une personne décédée récoltent, si on en a gardé la mémoire, les traces d’une vie, les souvenirs d’une époque. C’est sur cet argument, inédit à notre connaissance, que Sébastien Ministru a fondé son deuxième roman au titre on ne peut plus sobre : La garde-robe.
L’œuvre de Colette Nys-Mazure est essentiellement fondée sur la poésie. Tout part d’elle dans son écriture et tout y ramène. Y compris ici, quand elle nous livre ses visions de la Belgique dans un recueil de quinze récits…
Guy Delhasse nous a déjà entraîné sur les pas des écrivains à Bruxelles,
Dominique Costermans nous invite à une vraie fête des sens tout en entrouvrant une fenêtre sur son intimité familiale dans ce livre atypique, Les petits plats dans les grands. Il renoue avec un genre que pratiquaient nos grands-mères et arrière-grands-mères. Allègrement, on l’espère pour elles, comme c’est le cas ici.
Ce roman de Michel Lauwers, Kennedy et le dinosaure, entraîne lecteurs et lectrices dans une double enquête : familiale et criminelle, intime et historique, à partir d’un reportage sur le patrimoine bruxellois, ancêtre du street art : les publicités peintes à la main sur les murs des bâtiments de la ville au siècle précédent par des artistes méconnus, les pignonnistes.
Le narrateur de ce roman, Le Grand Lézard, le sixième de Charly Delwart, mène une double vie : la réelle, où plus rien ne fonctionne, la nocturne, la rêvée, où tout lui réussit même s’il se retrouve dans la peau d’un nain ! Introspections existentielles, psychologiques, voire psychanalytiques en vue, à gogo même, sur un ton décalé et fantaisiste. 

