Archives de catégorie : Édités en Belgique

La lit­téra­ture belge pub­liée en Bel­gique : toutes nos recen­sions de livres parus dans des maisons d’édi­tion belges.

« La parole est au témoin »

Sophie PIRSON, Qua­tre saisons plus une, Arbre à paroles, coll. « iF », 2024, 18 €, ISBN : 9782874067518

pirson quatre saisons plus uneDurant les saisons qu’a duré le procès des atten­tats de Brux­elles, Sophie Pir­son tient un car­net de bord. Qua­tre saisons plus une offre une immer­sion poé­tique dans le procès des attaques ter­ror­istes de Brux­elles et parait aujourd’hui aux édi­tions L’Arbre à Paroles, dans leur col­lec­tion « iF » dirigée par Antoine Wauters. L’autrice, à la suite de ce jour funeste du 22 mars 2016, y avait déjà con­sacré deux réc­its Le print­emps c’é­tait hier (Indekeuken édi­tions, 2018) – lequel clôt la présente édi­tion – et Cou­vrez les biens, il fait froid dehors… (Édi­tions du Cerisi­er, 2021). Con­tin­uer la lec­ture

Les pixels cannibales

Pierre STIVAL, À deux heures de voiture d’Hollywood, Cac­tus inébran­lable, 2024, 154 p., 16 €, ISBN : 978–2‑39049–106‑4

stival a deux heures de voiture d'hollywoodAffalé devant l’écran, je me blot­tis dans mes bras, je décide enfin de ne plus bouger. Sous la cou­ver­ture syn­thé­tique, je me pro­tège du monde gris des col­is qui voy­a­gent. Le désert de Mojave étale ses beautés col­orées et ses corps nus échoués sur les margelles des piscines. Le film des vies dorées défile sous mes yeux.

Dans ce « cauchemar cli­ma­tisé » comme l’écrivait Hen­ry Miller il y a cinquante ans, un homme, dans son stu­dio de la ban­lieue parisi­enne, ex-tra­vailleur de chez « A », délire, accroc aux émis­sions – aux écrans plutôt – de PSTV, une chaîne de téléréal­ité explo­rant les exploits dérisoires des habi­tants de Palm Springs, Cal­i­fornie. Con­tin­uer la lec­ture

Braconnière de riens

Mar­tine ROUHART, Guet­ter les embel­lies, Pré­face Patrick Devaux, Illus­tra­tions Isabelle Simon, Coudri­er, 2024, 62 p., 18 €, ISBN 978–2‑39052–065‑8

rouhart guetter les embelliesDepuis peu prési­dente de l’Association des écrivains de Bel­gique (AEB), mem­bre active de l’Association des écrivains et artistes de Wal­lonie (AREAW), Mar­tine Rouhart est une per­son­nal­ité attachante du monde des Let­tres belges de langue française. On la con­naît prin­ci­pale­ment comme poétesse, une forme qu’elle alterne avec la prose romanesque. On se sou­vien­dra entre autres d’un émou­vant réc­it auto­bi­ographique Les ailes bat­tantes (2021, Édi­tions M.E.O.) et du roman Les fan­tômes de Théodore (2020, Édi­tions Mur­mure des soirs). Con­tin­uer la lec­ture

Les pianos de la guerre

Céline PIETERS et Celia DUCAJU, Inter­lude, Dar­gaud, 2024, 104 p., 21 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 9782505122746

pieters ducaju interludeTout droit inspiré de ce qui pour­rait sem­bler un con­te poé­tique, Inter­lude retrace pour­tant une his­toire inspirée de faits réels se déroulant pen­dant la Sec­onde guerre mon­di­ale. Depuis 1941, l’ar­mée améri­caine est entrée en guerre con­tre les forces de l’Axe. Les com­bats sont longs et les hommes ten­tent de garder l’e­spoir coûte que coûte. L’u­sine de piano Stein­way par­ticipe, comme toutes les autres entre­pris­es, à l’ef­fort de guerre. Restric­tions sur le fer, le cuiv­re et le laiton oblig­ent, l’u­sine est réaf­fec­tée à la con­struc­tion des ailes, queues et autres pièces d’avion. Pour­tant dès la fin de l’an­née, Théodore Stein­way, prési­dent de la société, reçoit une demande du War Pro­duc­tion Board pour des pianos mil­i­taires robustes, il est temps pour l’ar­mée de relancer le moral des troupes. Con­tin­uer la lec­ture

Entre les mondes

Anna Safi­a­tou TOURE, Her­bier du départe­ment con­go­lais des Ser­res royales de Laeken, CFC, 2024, 64 p., 16 €, ISBN : 9782875721044

toure Herbier du département congolais des Serres royales de LaekenAu départ, un fait his­torique : les plantes ramenées du Con­go par les colons, pour agré­menter de leurs couleurs et leurs tex­tures les Ser­res royales de Laeken, n’ont pas survécu au cli­mat belge. Un siè­cle plus tard, une artiste fran­co-mali­enne s’empare du réc­it pour le tor­dre, en extraire la sève restée vivace – en dor­mance – sous l’écorce momi­fiée du réel. Con­tin­uer la lec­ture

« Une ville qui aurait bel et bien existé »

Un coup de cœur du Car­net

François LIÉNARD, Joyeuse entrée, CFC, coll. « La ville écrite », 2024, 160 p., 18 €, ISBN : 9782875720993

liénarrd joyeuse entreeIl m’aura fal­lu atten­dre cinquante et un ans pour me ren­dre compte que j’habitais un poème. Celui qui fig­ure aux pages 78 et 79 de Joyeuse entrée de François Lié­nard. Inti­t­ulé « La ville en papi­er », ce texte sil­lonne les librairies d’ancien et autres bouquiner­ies qui pul­lu­laient à Brux­elles jusqu’à la fin des années 1990. À cha­cune de ses lignes, je fran­chis une porte mille fois franchie, le plus sou­vent assor­tie d’un coup de car­il­lon, je me laisse pénétr­er par une odeur mille fois humée, mélange sub­til de papi­er, cuir, tabac et bois­erie vernissée, et le ver­tige me saisit comme à chaque fois face aux hauts murs tapis­sés d’ouvrages d’art de Posa­da, et à La Borgne Agasse le sourire de Jean-Pierre Canon, qui m’invite de sa voix érail­lée à partager un verre de rouge à sa table où s’accumulent les Cahiers André Bail­lon, se remet à flot­ter devant moi. Les enseignes Nijin­s­ki, Papyrus, celles de la rue des Éper­on­niers et de la Galerie Borti­er, dansent sous mes pas de fouineur, de chineur invétéré, et je m’enorgueillis d’avoir pu encore jouir, dans ma ving­taine, de ces lieux sacrés et pré­caires, voués à l’engloutissement, car ils ne font plus par­tie main­tenant que du monde en moi, et il n’est plus de vrai, passé un cer­tain âge, que les prom­e­nades intérieures. Con­tin­uer la lec­ture

« La vie va super vite »

Un coup de cœur du Car­net

Math­ias BAIJOT, Le voy­age d’Irma, Cot­Cot­Cot, coll. « Les ran­don­nées graphiques », 2024, 144 p., 21 €, ISBN : 978–2‑930941–64‑6

baijot le voyage d'irma« Irma voulait enten­dre les his­toires d’ailleurs. Peu­pler sa vie de mille et un réc­its, comme autant de facettes sur une boule dis­co… » L’imposante baleine à bosse, d’une grâce inef­fa­ble dans les eaux quadrillées d’un océan-piscine ou au cen­tre d’un chapiteau scin­til­lant à la manière sat­ur­day night fever, porte en elle le désir de tout lecteur ou écou­teur de lit­téra­ture : s’extraire de l’ici et main­tenant, tran­siter dans un là-bas-à-ce-moment-là, en revenir avec des frag­ments de lieux, d’époques, de « je » (« tu », « il/elle/on » …), de regards, de vies, d’univers. Con­tin­uer la lec­ture

Surréalisme, pour ainsi dire…

Xavier CANONNE, Char­lotte DOYEN, Thier­ry MASSIN, Ade­line ROSSION et Chris­telle ROUSSEAU, Image(s) d’une col­lec­tion, tome 2, Musée de la Pho­togra­phie de Charleroi, 2024, 352 p., 45 €, ISBN : 978‑2871 830 863

surrealisme pour ainsi dire

Le cen­te­naire de la paru­tion du Man­i­feste du sur­réal­isme d’André Bre­ton – et, en Bel­gique, du groupe Cor­re­spon­dance for­mé de Paul Nougé, Camille Goe­mans, Mar­cel Lecomte – est mar­qué par de très nom­breuses man­i­fes­ta­tions et expo­si­tions, dans notre pays et à tra­vers le monde. Le Musée de la Pho­togra­phie à Charleroi saisit l’occasion pour présen­ter l’apport essen­tiel des par­tic­i­pants du mou­ve­ment à la pho­togra­phie, qui con­stitue l’un des axes majeurs de ses col­lec­tions. Le sur­réal­isme au prisme de la pho­togra­phie, ou la pho­togra­phie au prisme du sur­réal­isme ? Les deux ori­en­ta­tions tien­nent la route et se com­plè­tent, car par­mi les avant-gardes du 20e siè­cle, peu ont autant mar­qué l’avancée du medi­um pho­tographique dans l’histoire (vivante) de l’art que le sur­réal­isme. Con­tin­uer la lec­ture

Nos abîmes intérieurs

Flo­rence NOËL, Sylvie DURBEC, Rup­tures d’étoile, Chat polaire, 2024, 77 p., 15 €, ISBN : 978–2‑931028–33‑9

noel ruptures d'étoileNée à Ciney en 1973, Flo­rence Noël a une for­ma­tion en his­toire, en ori­en­tal­isme, en théolo­gie et en didac­tique. Ce livre est son neu­vième recueil de poèmes. Pour Solom­bre (Le Tail­lis Pré) elle a reçu le prix Dela­by-Mour­maux en 2019. Comme c’est le cas ici encore avec Sylvie Durbec, son tra­vail d’écriture se nour­rit régulière­ment de col­lab­o­ra­tions avec d’autres artistes. Sylvie Durbec, artiste plas­ti­ci­enne française, orig­i­naire de Mar­seille, est aus­si autrice (poésie, théâtre, lit­téra­ture jeunesse, romans). Elle est lau­réate du prix Jean Fol­lain pour Mar­seille éclats et quartiers paru chez Jacques Bré­mond en 2008. Son œuvre sen­si­ble est mar­quée par le tra­vail de mémoire, une forme à la fois épurée et col­orée de trans­fig­u­ra­tion lyrique et l’influence du pein­tre Chaïm Sou­tine qui depuis longtemps requiert son atten­tion. Con­tin­uer la lec­ture

L’atelier de l’auteur

Un coup de cœur du Car­net

Paul EMOND, Une fab­rique de per­son­nages, Académie royale de langue et de lit­téra­ture français­es de Bel­gique, 2024, 264 p., 20 €, ISBN : 978–2‑8032–0083‑2

emond une fabrique de personnagesCom­ment s’écrit un texte pour le théâtre, des­tiné à être mis en scène et joué, com­ment se crée un per­son­nage, com­ment s’élabore un univers théâ­tral ? C’est pour nous faire décou­vrir ses inter­ro­ga­tions qu’avec Une fab­rique de per­son­nages, Paul Emond ouvre son ate­lier. Le livre est un recueil de textes pour une part déjà pub­liés et remaniés pour cette édi­tion, d’autres tout récents.  Ce n’est pas un essai rigoureuse­ment organ­isé, plutôt des chemins de tra­vers­es suiv­is çà et là, dans une pro­gres­sion en zig-zag qui ne perd jamais en cohérence. Con­tin­uer la lec­ture

Deux ou trois considérations sur Pieterke Mol

Un coup de cœur du Car­net

Pieterke MOL, Com­ment dire au revoir à un père absent ?, Édi­tions Bleu dans vert, coll. « Peau com­mune », 2024, 82 p., 9 €, ISBN : 9782960269383

mol comment dire aurevoir à un pere absentConsidération # 1 : où il est dit qu’on crée pour ne pas n’être qu’un bout de viande déjà morte

Com­ment dire au revoir à un père déjà mort ? Com­ment tourn­er la page ? Qu’est-ce que lut­ter ? Pourquoi lut­ter ? Êtes-vous issu ou issue d’une famille tox­ique ? Assu­jet­tie à l’al­cool ? Échappe-t-on jamais aux ven­tres de nos mères ? Des lieux de nos nais­sances ? Hérite-t-on pour tou­jours des assué­tudes de nos père et mère ? Pieterke Mol est jeune, pho­tographe, autrice et réal­isatrice de pod­casts. Dès ses études, elle décide : ses créa­tions, pho­tos, textes, sons, seront auto­bi­ographiques. Non parce que Pieterke Mol con­sid­ér­erait son par­cours de vie comme exem­plaire : il n’y a rien de “gourouesque” dans la démarche de Pieterke Mol. Il y a du feu. Une langue splen­dide. Incan­des­cente. En 2020, Ça va n’aller, son pre­mier roman, avait ébloui, par­venant même, une pre­mière pour un livre auto-édité, à con­courir loin pour le Prix Rossel, tant le style de Pieterke Mol empor­tait ses lec­tri­ces et lecteurs dans un déluge de phras­es brèves et de mots puis­sants faisant bas­culer le réc­it de sa vie du côté de la lit­téra­ture plutôt que dans la “sim­ple” rela­tion d’une expéri­ence douloureuse, d’une enfance triste et mor­tifère et de sa pro­pre lutte dans l’en­fer de la coke et de l’al­cool. Con­tin­uer la lec­ture

Georges Lebouc, un vrai patriote, une fois !

Georges LEBOUC, Vie et survie de la lit­téra­ture brux­el­loise, Lamiroy, 2024, 20 €, ISBN : 9782875959393

lebouc vie et survieUne curieuse dame à l’allure soignée, coif­fée d’un cha­peau et plongée dans la lec­ture du Mariage de Mlle Beule­mans (1910) de Frantz Fon­son et Fer­nand Wichel­er. C’est la fameuse Madame Cha­peau de Bosse­mans et Cop­penolle de Paul Van Stalle et Joris d’Han­swyck en cou­ver­ture du nou­v­el essai de Georges Lebouc inti­t­ulé Vie et survie de la lit­téra­ture brux­el­loise, paru en sep­tem­bre 2024 aux Édi­tions Lamiroy. Un avant-goût des his­toires tru­cu­lentes que l’auteur réserve à ses lecteurs. Roman­iste de for­ma­tion, Georges Lebouc étudie notam­ment les langues endogènes de Bel­gique et pub­lie, entre autres, plusieurs Dic­tio­n­naires con­sacrés aux bel­gi­cismes. Depuis 2001, il est à la tête de la col­lec­tion « Let­tres brux­el­lois­es » aux Édi­tions Racine. Aucun doute : c’est un Brux­el­lois, et fier de l’être. Après de nom­breux travaux lin­guis­tiques, il pour­suit avec cet essai qu’il con­sacre aux dialectes brux­el­lois. Le philo­logue embar­que son lecteur pour une prom­e­nade au cœur de la cap­i­tale du Pays du sur­réal­isme. Con­tin­uer la lec­ture

Un roman familial marollien

Alain VAN CRUGTENMarolles, M.E.O., 2024, 272 p., 23 € / ePub : 14,99 €, ISBN : 9782807004672

van crugten marollesL’influence d’un lieu de vie sur les habi­tants, l’effet en retour des riverains sur le quarti­er qu’ils façon­nent, les zones souter­raines de l’histoire de la famille Thomm, la tra­jec­toire d’une ascen­sion sociale… c’est au cœur de ces élé­ments tout à la fois fic­tion­nels et biographiques que le romanci­er, nou­vel­liste (Des fleuves impas­si­bles, Kor­sakoff, En étrange province, Ma Lodoïs­ka, La dic­tature des ignares…), dra­maturge (Dia­ble !, Le regard per­san, Stef, Com­ing out, Bruno Schulz ou La grande hérésie…) et tra­duc­teur (Hugo Claus, Tom Lanoye, S. I. Witkiewicz, Bruno Schulz, Witold Gom­brow­icz…) Alain van Crugten situe son roman, Marolles. Con­tin­uer la lec­ture

La guerre in utero

Bernard GHEUR, La grande généra­tion, Weyrich, coll. « Plumes du coq », 2024, 273 p., 18 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978–2‑87489–949‑2

gheur la grande generationBernard Gheur est décidé­ment l’écrivain belge de la nos­tal­gie heureuse. On retrou­ve dans La grande généra­tion des accents déjà présents dans plusieurs de ses titres précé­dents où il revis­i­tait son enfance, son ado­les­cence et sa pas­sion pour le ciné­ma. Mais plus que les précé­dents, ce roman généalogique com­bine la grande His­toire et l’histoire famil­iale.

C’est ain­si qu’il nous offre dans un pre­mier temps une dou­ble immer­sion, tout en sen­si­bil­ité, dans la vie de ses grands-par­ents, pater­nels et mater­nels, avec une incur­sion inat­ten­due au Cana­da et notam­ment à Cal­gary qui fait écho à son livre Retour à Cal­gary (dont la réédi­tion aug­men­tée a paru chez Weyrich sous le titre Un jardin dans les Rocheuses), tan­dis que la branche mater­nelle s’ancre en Alle­magne. Con­tin­uer la lec­ture

Ne pas perdre la farce !

Pas­cale TOUSSAINT, Rions, il pleut. Lisons le belge, Sam­sa, 2024, 202 p., 24 €, ISBN : 978–2‑87593–555‑7

toussaint rions il pleutRions, il pleut, con­stitue la deux­ième antholo­gie com­posée par l’autrice Pas­cale Tou­s­saint après celle qu’elle pub­li­ait en 2015 chez le même édi­teur (C’est trop beau ! trop !), déjà vouée à la lit­téra­ture belge. Cette fois, c’est un flo­rilège de cinquante-deux auteurs et autri­ces de notre Bel­gique fran­coph­o­ne qu’elle nous offre en n’ayant pas oublié d’y associ­er quelques écrivains de Flan­dres (Arno, Jan Baetens, Hugo Claus, Tom Lanoye…). Con­tin­uer la lec­ture

La mémoire des vins

Valérie NIMAL, De vins et d’allégresses, Mur­mure des soirs, 2024, 148 p., 20 €, ISBN : 978–2‑931235–23‑2

nimal de vins et d allegressesLe vin, les vig­no­bles for­ment sou­vent les lignes de crête de nos civil­i­sa­tions et l’on sait, avec la dérè­gle­ment cli­ma­tique, à quel point les zones viti­coles sont en train de migr­er… Le sub­til et gouleyant livre de Valérie Nimal, De vins et d’allégresses, con­vie la lec­trice et le lecteur, non pas à un sim­ple jeu de dégus­ta­tion, mais à la décou­verte de ter­ri­toires en Europe (Por­tu­gal, Ital­ie, France, Croat­ie…) et Turquie en une bonne dizaine de nou­velles voyageuses.… Con­tin­uer la lec­ture