Archives de catégorie : Édités en Belgique

La lit­téra­ture belge pub­liée en Bel­gique : toutes nos recen­sions de livres parus dans des maisons d’édi­tion belges.

Le parent, l’étiolement

Claire PONCEAU, L’enfant, l’étoilement, Pho­togra­phies France Dubois, Élé­ments de lan­gage, 2020, 149 p., 20 €, ISBN : 978–2‑930710–20‑4

ponceau l enfant l etoilementL’enfant n’a pas été conçu non, ce n’était pas prévu, je n’ai jamais prévu beau­coup de choses. Pren­dre un sac, pour les cours­es, le nom­bre de culottes cor­re­spon­dant au nom­bre de journées plus deux, oui. Je n’ai pas conçu l’enfant. Avec l’enfant, il a tout fal­lu con­cevoir.

Le prénom et le sexe de cet enfant vien­dront plus tard. Quand l’enfant n’est pas voulu, il est pos­si­ble de pro­téger ses sen­ti­ments en s’imposant une dis­tance par rap­port au sujet ; alors traité plutôt comme objet. D’un point de vue lit­téraire, la plume per­met d’en par­ler à la troisième per­son­ne, cela aide. Cepen­dant, la prox­im­ité et le trou­ble sont si grands qu’ils remet­tent tout en cause gram­mat­i­cale, lex­i­cale, syn­tax­ique. Con­tin­uer la lec­ture

La révolution a ses raisons que la raison ne connait pas

Fab­rice GARDIN, Le droit à l’oubli, Sam­sa, 2020, 42 p., 12 €, ISBN : 978–2‑87593–280‑8

gardin le droit a l oubli« J’ai hérité d’une som­bre forêt, mais je vais aujourd’hui dans une autre forêt toute baignée de lumière. » Ces mots de Tomas Tranströmer qui ouvrent le réc­it sont très éclairants sur les sen­ti­ments qui ani­ment Andréa, la pro­tag­o­niste de la pièce. Cette anci­enne ter­ror­iste racon­te à une jour­nal­iste de son âge, Dominique, ses actes passés. Elle assume totale­ment ses anciens choix, même s’ils étaient dépourvus de toute réflex­ion cri­tique. Le plus dur à présent est de ne plus avoir de nom ni de passé hon­or­able. Main­tenant qu’elle a purgé sa peine – dix-sept ans de prison –, elle souhaite tourn­er la page, con­tin­uer sa vie et avoir le droit à l’oubli. Con­tin­uer la lec­ture

Pé aime

Un coup de cœur du Car­net

Olivi­er , Poé­tique de l’amant, Bozon2x, 2020, 116 p., 20 €, ISBN : 978–2‑931067–05‑5

olivier pe poetique de l'amantLe tra­jet d’Olivi­er Pé de la pein­ture vers la pho­togra­phie a été déter­miné par la perte d’un ate­lier qu’il occu­pait depuis vingt ans. Imag­inez un artiste qui doit dès lors se remet­tre en com­plète ques­tion ; médi­um com­pris. Or il a 1500 pho­tos dans son ordi­na­teur qui l’attendent, essen­tielle­ment pris­es avec son smart­phone. Il en extrait peu à peu 300, les imprime, les place au mur du salon et laisse un trimestre les déplac­er au rythme d’une mélodie intérieure lente, dont ses doigts se font le silen­cieux chef d’orchestre, jusqu’à n’en retenir qu’une cen­taine. Con­tin­uer la lec­ture

Marie Gevers la réenchanteresse

Un coup de cœur du Car­net

Marie GEVERS, Plaisir des météores, post­face de Véronique Jago-Antoine, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2020, 240 p., 9 €, ISBN : 9782875684950

gevers plaisir des meteoresDeman­dez à n’importe qui le sens du mot « météore » et il vous sera répon­du qu’il s’agit d’un corps céleste, à la tra­jec­toire ful­gu­rante. En général, ils s’écrasent dans le désert ou tombent dans l’océan, plus rarement sur le toit d’une isba dans quelque ex-République sovié­tique. Chacun/e à sa façon, Arthur Rim­baud, Isado­ra Dun­can, James Dean, Janis Joplin, Simone Weil, Kurt Cobain, Ayr­ton Sen­na, en furent un. Con­tin­uer la lec­ture

Jean Ladrière

Jean LECLERCQ et Thier­ry SCAILLET (éds), Lire Jean Ladrière. Une intro­duc­tion à son œuvre, Press­es Uni­ver­si­taires de Lou­vain, coll. « Empreintes philosophiques », 2019, 376 p., 31 € / ePub : 20 €, ISBN : 978–2‑87558–884‑5

Penseur hors du com­mun, philosophe majeur recon­nu inter­na­tionale­ment, pro­fesseur mar­quant de l’Université catholique de Lou­vain, auteur d’une œuvre com­plexe, Jean Ladrière a dévelop­pé une her­méneu­tique de la rai­son, plus large­ment de l’existence, qui renou­velle la philoso­phie her­méneu­tique du 20e siè­cle. Sous la direc­tion de Jean Lecler­cq et de Thier­ry Scail­let, les Actes du con­grès de Lou­vain-La-Neuve con­sacrés à Ladrière (1921–2007) sont ici pub­liés. L’UCL (ALPHA) abrite désor­mais le Fonds d’archives Jean Ladrière, fonds qui s’ajoute aux archives de Mau­rice Blondel, de Michel Hen­ry et d’Henry Bauchau. Des math­é­ma­tiques à l’éthique, de la philoso­phie des sci­ences à la logique, des inter­ro­ga­tions sur l’action humaine à ses travaux épisté­mologiques, de la philoso­phie du lan­gage à la cos­molo­gie, de l’herméneutique à la foi, l’odyssée philosophique de Jean Ladrière se voit ici remar­quable­ment retracée par un pan­el de chercheurs (J. Greisch, E. Clemens, V. Blondel, J. De Munck, M. Bataille, L. Couloubar­it­sis, M. Sas­sine, J. Lecler­cq, B. Lecler­cq, T. Scail­let, M. Hun­ya­di, M. Dupuis, H. Faes, L. Per­ron, D. Lam­bert, P. Van Par­js, Y. Meessen, A. Zincq, N. Kalin­du­la, R. Salas Astrain, B. Hes­pel, B. Feltz, P. Pis­savin, J‑M Aguirre Oraa). Con­tin­uer la lec­ture

Romantique Harpman

Un coup de cœur du Car­net

Jacque­line HARPMAN, La dor­mi­tion des amants, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2020, 280 p., 9.50 €, ISBN : 978–2‑87568–483‑7

harpman la dormition des amants espace nordSe rep­longer dans l’œuvre d’une autrice aimée, mais dont on a fait la con­nais­sance il y a de nom­breuses années, c’est tou­jours pren­dre un gros risque. Il se pour­rait que l’écrivain adulé déçoive, que ses ficelles parais­sent grossières, que ses descrip­tions aga­cent et que ses audaces sem­blent à présent bien banales. Il n’en a rien été. La pre­mière chose qui frappe à la lec­ture de La dor­mi­tion des amants, c’est à quel point le clas­si­cisme élé­gant de l’écriture de Jacque­line Harp­man est effi­cace, et con­tin­ue à charmer. Con­tin­uer la lec­ture

Au-delà de la Chine

Anne ROTHSCHILD, Au pays des osman­thus, Fron­tispice de Sylvie Wuar­in, Tail­lis Pré, coll. « Essais et témoignages », 2020, 96 p., 14 €, ISBN : 978–2‑87450–171‑5

rotschild au pays des osmanthusLe nou­veau livre d’Anne Roth­schild relève d’un genre que, en notre époque de mon­di­al­isme instan­ta­né, on pou­vait croire un peu oublié : le réc­it de voy­age. Il relate le périple effec­tué dans le sud de la Chine en sep­tem­bre 2018 par l’écrivaine-artiste et une amie, sans doute Sylvie Wuar­in dont un beau dessin fait seuil au vol­ume. On devine d’emblée le risque d’un tel pro­jet, accru par l’ig­no­rance de la langue locale et le recours à une inter­prète : « accli­mater notre incon­nais­sance de l’Asie grâce à des lan­gages con­nus » (R. Barthes, L’empire des signes). A. Roth­schild y échappe-t-elle ? Un pre­mier niveau du texte, le jour­nal d’une touriste européenne, est nour­ri d’anec­dotes, d’ob­ser­va­tions, d’échanges aimables mais som­maires avec les autochtones. Partout l’eau est présente : pluie, riv­ières, nuages, lacs, à quoi se con­juguent étroite­ment le monde végé­tal – riz­ières, bam­bous, lotus – et l’in­sis­tant motif de l’hori­zon mon­tag­neux. Un mod­èle fam­i­li­er assure la cohérence des nota­tions : celui du “paysage”, de la “vue” pit­toresque. Proche de l’im­agerie chi­noise tra­di­tion­nelle, le réseau des nota­tions visuelles présente en effet un aspect qua­si “pic­to­ri­al­iste”, comme le genre pho­tographique bien con­nu : « je marche dans des estam­pes / où passe par­fois la fig­ure d’un man­darin. » S’y entremê­lent des touch­es olfac­tives et gus­ta­tives plus sen­suelles : le par­fum entê­tant de l’os­man­thus, celui du cam­phri­er, les vict­uailles odor­antes et col­orées sur les étals des marchés, et surtout les repas aux sub­tiles com­bi­naisons sucré-salé, aigre-doux, chaud-froid… Con­tin­uer la lec­ture

Le continent du fragile…

Anne-Marielle WILWERTH, Là où s’étreignent les silences, Bleu d’encre, 2020, 85 p., 12€, ISBN : 978–2‑930725–34‑5

wilwerth la ou s etreignent les silencesComme nous l’évoquions à la fin d’une précé­dente recen­sion, c’est sur un quai bercé par une brise marine légère que nous retrou­vons avec plaisir Anne-Marielle Wilw­erth. Un nou­veau recueil qui ne pou­vait trou­ver plus bel ancrage que l’enseigne des édi­tions Bleu d’encre tant les nuances de la couleur bleue sem­blent iris­er l’œuvre de l’auteure. Un bleu peut-être plus dilué ici que dans le dernier livre, Ce que le bleu ne sait pas du frag­ile, paru en 2019, un peu plus flou, plus léger qui irriguerait des ciels ordi­naires où flâ­nent des funam­bules. C’est donc en emprun­tant à la palette du pein­tre son bleu out­remer qu’Anne-Marielle Wilw­erth pour­suit l’édification de sa cathé­drale de silence. Chaque recueil venant d’une cer­taine manière et presque para­doxale­ment combler les vides d’une archi­tec­ture vouée à l’effacement, au retrait. Con­tin­uer la lec­ture

Déjouer la prison

COMPAGNIE BUISSONNIÈRE, Brèche(s), Ceris­er, 2020, 80 p., 11 €, ISBN : 9782872672257

« On peut faire du théâtre partout, même au théâtre. »
Augus­to Boal

Louis, au pub­lic  Je m’appelle Louis. Je viens d’une bonne famille, j’ai fait des études, j’ai des amis, des pro­jets, une copine, j’ai de la chance surtout. De bonnes cartes en main. Aujourd’hui, je vais en prison pour la pre­mière fois de ma vie. Je suis comé­di­en-ani­ma­teur et je vais faire du théâtre en milieu car­céral. J’y ai pen­sé toute la journée. On me l’a pro­posé et sans y réfléchir plus que ça, j’ai dit oui. Et là, sur le park­ing de la prison, dans ma voiture, j’ai peur. En fait, je suis partagé entre l’excitation et la peur de l’inconnu. Il y a des mecs vio­lents là-dedans… J’y vais ou je n’y vais pas ?

Louis, le pro­tag­o­niste vis­i­teur-ani­ma­teur nous par­le et racon­te, sous la forme d’un théâtre épique, cette vie dedans-dehors la prison. Il fait entr­er dans son réc­it des détenus, des agents, des gar­di­ens, bref la pop­u­la­tion car­cérale. Con­tin­uer la lec­ture

Conjuguer douleur et pudeur

Véronique JANZYK, Vin­cent, ONLiT, 2020, 79 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87560–128‑5

janzyk vincentVéronique Janzyk, autrice la plus pub­liée chez ONLIT Edi­tions, pose un regard sen­si­ble sur une réal­ité douloureuse, celle d’un sportif qu’une mal­adie va paral­yser. Elle le fait néan­moins sans sen­si­b­lerie et avec une économie de moyens qui se reflè­tent notam­ment dans le titre, Vin­cent, mais aus­si dans le nom­bre de pages (79) de ce roman, que l’on pour­rait qual­i­fi­er de novel­la.

Le livre com­mence sous les meilleurs aus­pices puisqu’il nous place dans le sil­lage de con­ver­tis au cyclisme soudés par la même pas­sion, leur meneur ent­hou­si­aste et enjoué, le Vin­cent du titre, avec lequel la nar­ra­trice pra­tique « une drague lente et douce ». Mais très vite, le meneur sort des radars jusqu’au jour où il recon­tacte chaque mem­bre du pelo­ton. Con­tin­uer la lec­ture

Suivez le guide et l’as…

Guy DELHASSE, Les Lit­térantes. Le mag du tourisme lit­téraire en Wal­lonie et à Brux­elles, n°1 octo­bre 2020

Quel est le point com­mun entre Guy Del­has­se et son moyen de déplace­ment favori, à savoir le vélo ? Eh bien, c’est que l’un comme l’autre sont inca­pables de reculer. Par con­tre quand il s’agit de fon­cer bille en tête, de pren­dre les chemins de tra­verse, d’aborder une côte en par­tant en danseuse, bref d’aller de l’avant, on ne rat­trape plus le gail­lard. Con­tin­uer la lec­ture

D’académicienne à académicien

Véronique BERGEN, Jacques De Deck­er. L’immortel de l’Académie royale de Bel­gique, Lamiroy, coll. « L’article », 2020, 40 p., 4 € / ePub : 1.99 €, ISBN : 9782875953698

bergen jacques de de decker l immortel de l academie royale de belgiqueNou­velle col­lec­tion de petits for­mats à paru­tion men­su­elle des édi­tions Lamiroy, « L’article » livre son deux­ième vol­ume. Véronique Bergen y esquisse Jacques De Deck­er, L’immortel de l’Académie royale de Bel­gique.

L’exercice d’admiration est le cœur même de la col­lec­tion (pour le pre­mier numéro, Gori­an Delpâ­ture par­lait de Stephen King comme du « plus grand écrivain du monde »). Dans ce genre cod­i­fié, Véronique Bergen a choisi d’évoquer celui qui a été le Secré­taire per­pétuel de l’Académie pen­dant dix-sept ans, l’écrivain, le tra­duc­teur et intel­lectuel dont le décès le 12 avril 2020 a plongé le monde lit­téraire belge dans la sidéra­tion. Dans l’hommage de l’académicienne à celui qui l’a accueil­lie dans la vénérable insti­tu­tion le 17 novem­bre 2018, l’émotion affleure sou­vent. Con­tin­uer la lec­ture

Tours et alentours de Jean-Philippe Toussaint

Lire, voir, penser l’œuvre de Jean-Philippe Tou­s­saint. Col­loque de Bor­deaux, Textes réu­nis par Jean-Michel DEVÉSA, Impres­sions Nou­velles, 2020, 440 p., 26 € / ePub : 14.99 €, ISBN : 978–2‑87449–778‑0

devesa lire voir penser l oeuvre de jean philippe toussaintDepuis Les émo­tions, paru cet automne chez Minu­it jusqu’aux débuts de Jean-Philippe Tou­s­saint (avec La salle de bain en 1985, chez Minu­it déjà), trente-cinq ans se sont écoulés. Soit une douzaine de romans et réc­its, sans compter des livres sur l’art, Félix Val­lot­ton, le Lou­vre, de la pho­togra­phie, plusieurs films, un ciné-roman tiré de La Sévil­lane – et encore un spec­ta­cle mul­ti­me­dia pour la scène avec le très estimé Delano Orches­tra –, l’écrivain belge a fait l’objet de mul­ti­ples tra­duc­tions : du man­darin au finnois en pas­sant par le bosni­aque et le russe, une ving­taine de par le monde, et autant de mémoires ou thès­es uni­ver­si­taires. Auréolé de plusieurs prix lit­téraires (le Rossel pour La télévi­sion, le Médi­cis pour Fuir, le Décem­bre et le Tri­en­nal du roman de la Fédéra­tion Wal­lonie-Brux­elles pour La vérité sur Marie), il a très tôt été salué par la cri­tique, autant que recon­nu par un pub­lic de plus en plus large, et notam­ment à l’étranger. Con­tin­uer la lec­ture

Poèmes en trois temps

Mar­tine ROUHART, Dans le refuge de la lumière, Bleu d’encre, 2020, 54 p., 12 €, ISBN : 978–2‑930725–32‑1

rouhart dans le refuge de la lumiere

Pre­mier dessin après trois poèmes : une femme s’éloigne dans la cam­pagne et l’herbe écrit des mots de loin en proche, depuis l’horizon jusqu’à l’avant-plan. Je marche / en écrivant des phras­es / qui se com­posent / se décom­posent / comme la cal­ligra­phie / des oiseaux / dans le bleu.

Deux­ième dessin après vingt-trois poèmes : un arbre s’effiloche dans la page et le vent invente des mots depuis le tronc jusques au sol. Elles chantent lente­ment / assoupies / comme des pen­sées / les feuilles dorées / étin­celles d’un soleil attardé. Con­tin­uer la lec­ture

Crimes en Ardenne

Chris­t­ian JOOSTEN, Le roi de la forêt, Weyrich, coll. « Noir Cor­beau », 2020, 212 p., 17 €, ISBN : 978–2—87489–615‑6

joosten le roi de la foretArchiviste et spé­cial­isé dans la préser­va­tion du pat­ri­moine indus­triel, le Car­o­lo Chris­t­ian Joost­en ori­ente aujourd’hui sa plume vers le roman polici­er. Du reste, la men­tion « une enquête de Guil­laume Laval­lée », laisse présager que l’auteur et son per­son­nage n’en res­teront pas là. Tant mieux parce que la façon dont ils abor­dent le genre échappe au sché­ma de l’enquête tra­di­tion­nelle avec l’enchaînement d’indices et l’affrontement manichéen entre crim­inels et enquê­teurs ou entre le bien et le mal, cela au béné­fice du tra­vail en pleine pâte humaine. Con­tin­uer la lec­ture

« La mer pour s’aérer le cœur »

Cather­ine BERAEL, Cab­o­tage, Coudri­er, 2020, 76 p., 18 €, ISBN : 9782390520153

berael cabotageDans son avant-lire, Anne-Marielle Wilw­erth se demande com­ment nom­mer les textes rassem­blés dans le livre que nous tenons entre nos mains. « Escales de vie ? Marées de mémoire ? » Par ce ques­tion­nement, elle pose une entrée en matière en juste réso­nance avec les pros­es de l’auteure, sa com­parse de plume et de pinceau Cather­ine Berael. Cab­o­tage, tel est le titre qui nous achem­ine de réc­it en réc­it, nous lais­sant apercevoir des paysages humides d’embrun, des plages ens­ablées de mys­tères imper­cep­ti­bles, des hori­zons chargés d’hier et de demain ; « une palette d’atmosphères et de lieux, tous frères de la mer ». Con­tin­uer la lec­ture