Un coup de cœur du Carnet
Francis GROFF, L’homme sous le toit, F deville, coll. « Œuvres au rouge », 2025, 189 p., 20 €, ISBN : 978–2‑87599–179‑9
L’homme sous le toit commence de manière très feutrée. Gabriel, sous l’œil de son chat, vaque à ses activités de modéliste. Et la narration d’osciller entre tranche de vie et retours en arrière, portée par l’écriture fluide, alerte, efficace de Francis Groff. Au premier abord, un moment de bascule. Cet homme désespérait son épouse par la submersion de ses maquettes de bateaux, son incapacité à prendre une décision et à s’y conformer. Or voilà qu’il se lance dans la transformation de leur grenier en « pièce à tout faire », où il transfère l’écume de ses passions. En parallèle, nous visitons ses souvenirs, la manière dont il a raté le contrôle de sa vie, ses traumatismes, ses impasses. Continuer la lecture








« Un éditeur m’a proposé d’écrire un livre sur la condition des femmes à la fin du XIXe siècle. » La voix, au téléphone, chaleureuse, parle de liberté dans le traitement ; Kate Milie, dans un souffle, portée par un élan, s’entend acquiescer. Pourtant, les délais de remise sont courts, le refus possible, la rémunération passée sous silence. Mais, le soir même, une possibilité d’investir un studio en sous-location, dans le bas de Montmartre, se présente. Synchronicité jungienne et signe du destin ? Voilà notre autrice en route vers Paris, la Belle Époque et l’aventure.
Patrick Delperdange ! Un pro ès lettres. Qui vit de sa plume. Bon à tout. Des critiques ou des scénarios, des Bob Morane, des romans noirs ou jeunesse, des pièces de théâtre. Des sauts de mouton au gré de ses envies, d’un pays, d’un éditeur ou d’un exercice à un autre. Les Cahiers de la BD, la Série noire, les
La nuit est froide pour un mois de juin. Elle regrette de ne pas avoir pris de veste. Elle regarde l’heure sur son téléphone. 00h52. Elle voit aussi un message de Marc. « Appelle-moi, je m’inquiète. » Elle sourit ; évidemment qu’il s’inquiète. Elle monte sur le petit pont au-dessus du canal. L’éclairage est faible, mais elle peut tout de même observer l’eau du canal Saint-Martin et les graffitis sur les quais.
D’abord remarqué comme nouvelliste, dans la revue Marginales et
En 2017, Claude Donnay, figure éminente de la poésie belge (comme poète, éditeur, directeur de revue) publiait
La jaquette du livre et sa couverture, en distorsion, offrent une mise en abyme du projet offert aux lecteurs. Une volonté d’ouverture (fenêtre aux battants écartés), de jovialité (ciel bleu en arrière-plan et rose en encart), de second degré (un fauteuil – d’académicien – flotte dans un tourbillon de noms d’auteurs et autrices). Derrière, la solennité d’une institution prestigieuse, l’Académie royale… séduit davantage, dans sa ligne épurée.