Archives par étiquette : Famille

Maux d’enfants, tourments de parents

Natal­ie DAVID-WEILL, Bon à rien, Robert Laf­font, 2018, 355 p., 20 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 978–2‑221–19575‑8

Gré­goire est astro­physi­cien, Char­lotte est oph­tal­mo­logue. C’est dire s’ils mesurent l’importance des études dans le par­cours d’une per­son­ne et com­bi­en leur désar­roi est grand lorsque leur fils Félix donne des signes évi­dents de faib­less­es sco­laires. Ses notes se dégradent, les remar­ques des pro­fesseurs se suiv­ent et se ressem­blent, met­tant en évi­dence sa dis­trac­tion, son manque de tra­vail et ses mau­vais résul­tats. Comble de l’humiliation : les par­ents sont con­vo­qués par la direc­trice de cette école sec­ondaire hup­pée qui leur con­seille dès à présent de réfléchir à l’inscrire ailleurs l’année sco­laire prochaine.

Con­tin­uer la lec­ture

La liste d’Hermine : entre train et tram

Bernard TIRTIAUXL’om­bre portée, Lat­tès, 2019, 200 p., 16 € / ePub : 10.99 €, ISBN : 978–2709663465

Dans son nou­veau livre, L’ombre portée, paru en jan­vi­er dernier chez Jean-Claude Lat­tès, Bernard Tir­ti­aux s’inscrit dans l’histoire de sa famille pater­nelle,  comme héri­ti­er du domaine de Mar­t­in­rou qu’il a racheté et patiem­ment autant qu’obstinément rebâti, recon­ver­ti.  On y trou­ve toute la trame de sa vie de bâtis­seur, d’artisan, d’écrivain et d’homme de théâtre.  Au fil des pages, l’auteur se racon­te dans la lignée de son grand-père et de son père, qui ont en quelque sorte pré­fig­uré les grandes options  de sa vie, en con­stru­isant l’un une chapelle en 1938, là où le jeune Bernard posera ses pre­miers vit­raux en 1968 et ensuite une rosace en lames de verre en 1998, l’autre une nou­velle lai­terie pour la ferme,  qui devien­dra l’atelier du futur maître-ver­ri­er. Con­tin­uer la lec­ture

Les trois sœurs de l’Eldorado

Vir­ginie THIRION,Un pied dans le par­adis, Lans­man, 2018, 46 p., 10€, ISBN : 978–2‑8071–0214‑9

Madeleine et Jeanne, deux sœurs sans le sou, vivent dans l’ancien ciné­ma famil­ial qui n’est plus qu’une ruine. La belle époque de l’Eldorado est bien loin­taine. L’avenir n’offre plus que des pla­fonds croulants, des bouil­lons et du pain ras­sis. Alors par­fois une main inno­cente traine dans le ray­on trai­teur du super­marché le plus proche et emporte avec elle lotte à l’armoricaine ou lapin aux pruneaux. Les deux sœurs, qui sont comme un vieux cou­ple, aiment jouir de petits plaisirs. Un soir, Louise, leur sœur cadette, refait sur­face après dix ans d’absence. Elle n’a plus un rond et veut réin­té­gr­er le domi­cile famil­ial. Madeleine et Jeanne acceptent. Les voilà prêtes à se ser­rer la cein­ture à trois. La vie est moins som­bre quand on est plusieurs. Elles désirent toute­fois manger à leur faim et se met­tent à vol­er de plus en plus. Des petits plats cuis­inés dans le hyper, on passe aux vête­ments et aux vas­es dans les cimetières. Tout est bon pour se faire un peu de blé. Surtout qu’un expert leur somme de quit­ter leur domi­cile devenu insalu­bre. L’expropriation n’est plus très loin, mais les trois sœurs n’ont pas dit leur dernier mot. Telles des Robins des bois, elles extorquent les rich­es. Tout est per­mis pour sur­vivre. Louise ren­con­tre d’ailleurs un veuf riche au cimetière. La voilà leur solu­tion. À moins qu’elles ne soient tombées sur plus rusé qu’elles encore… Con­tin­uer la lec­ture

Un drôle de petit grain de sable

Armel JOB, Une drôle de fille, Robert Laf­font, 2019, 288 p., 19,50€ / ePub : 12,99€, ISBN : 978–2221239872

Armel Job emmène le lecteur dans le monde de son nou­veau roman. Cette his­toire de famille, ter­ri­ble, dans une ten­sion qui aug­mente jusqu’à la toute fin du livre avec la chique­naude finale, vous tien­dra assuré­ment en haleine.

L’auteur con­tin­ue d’ausculter l’âme humaine – avec une préférence pour les zones d’ombre et les nuances de gris, d’explorer les eaux pro­fondes sous la sur­face des con­ve­nances et des bons sen­ti­ments, de son­der le micro­cosme des familles et des petites villes. Con­tin­uer la lec­ture

L’adoption est une road-story

Isabelle SPAAK et Flo­rence BILLET, Une mère etc., Icon­o­claste, 2019, 192 p., 17 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 978–2‑37880–071‑0

Isabelle Spaak, prix Rossel 2004 pour Ça ne se fait pas, revient aujour­d’hui avec un réc­it aigu­isé, pub­lié chez L’i­con­o­claste.

Qui peut me dire s’il con­naît un enfant adop­té en paix avec lui-même ? En dépit de toute la fer­veur du monde, ces lais­sés-pour-compte des pre­miers jours fuient de toutes parts, tel un vase per­cé.

C’est à une explo­ration des alchimies famil­iales, de leurs mys­tères, que nous con­vie l’autrice d’Une mère, etc., s’in­spi­rant cette fois de l’his­toire vraie de Flo­rence Bil­let, née en Colom­bie, française d’adop­tion. Depuis les pages, le vécu upper­cute : si Flo­rence est renom­mée Emmanuelle dans la fic­tion, c’est le véri­ta­ble nom de sa mère biologique qui est inscrit, et l’en­chaîne­ment des épisodes de vie ont tout de la cadence sin­gulière, tac­chy­cardique, de l’au­then­tic­ité – ou peut-être, et c’est sans doute encore plus vrai : de l’ur­gence. Con­tin­uer la lec­ture

Mal de mère

Valérie NIMAL, Nous ne sommes pas de mau­vais­es filles, Anne Car­rière, 2019, 17 €, 172 p., ISBN : 978–2‑8433–7932‑1

Au chevet de sa mère, hos­pi­tal­isée pour avoir une fois encore joué avec les lim­ites mortelles, la nar­ra­trice n’en mène pas large. Il faudrait que la tem­péra­ture du corps de l’alitée, à deux doigts de jouer sa dernière grande scène, rede­vi­enne accept­able. C’est que la géni­trice de Maud et de sa sœur cadette, Marie, n’est pas de celles qui s’effaceraient sans bruit. À peine sor­tie des limbes, la voici d’ailleurs qui réclame son fer à fris­er, un Paris Match et surtout, de l’attention. Qui tem­pête sur le per­son­nel soignant, con­gédie son psy­chi­a­tre, et admon­este son aînée pour avoir écrit « sui­cide » dans le dossier médi­cal.   Con­tin­uer la lec­ture

L’Arche de Lalande

Françoise LALANDEBel­giques. Pas des anges, Ker, 2018, 82 p., 12 € / ePub : 5.99 €, ISBN : 978–2‑87586–236‑5

La pub­li­ca­tion du « Bel­giques » con­fié par les édi­tions Ker à Françoise Lalande, et sous-titrée « Pas des anges » (même si ce titre n’apparaît pas sur la cou­ver­ture), s’inscrit dans une nou­velle col­lec­tion lancée par l’éditeur Xavier Van­vaeren­bergh, “Bel­giques” (et dirigée par Marc Bail­ly).

Sur le site de son « Vil­lage lit­téraire » (« KER » en bre­ton sig­ni­fie « vil­lage »), Xavier Van­vaeren­bergh évoque la spé­ci­ficité de ces « Bel­giques ». Cha­cun des recueils de nou­velles est con­fié à un auteur belge fran­coph­o­ne. Au fil des pre­mières livraisons d’auteurs (Engel, San­toliq­ui­do, Dartev­elle, Wellens, Baba) la col­lec­tion brosse « un por­trait en mosaïque de la Bel­gique. Des paysages, des ambiances, du folk­lore, des tra­di­tions, de la gas­tronomie, de la poli­tique, des langues… Tan­tôt humoris­tiques, tan­tôt doux-amers, cha­cun de ces tableaux impres­sion­nistes est le reflet d’une Bel­gique : celle de l’auteur. »

Les pre­miers titres con­stituent déjà un flo­rilège indis­pens­able de lit­téra­ture belge fran­coph­o­ne, dans un genre lit­téraire, la nou­velle, qu’il con­tribue ain­si à pro­mou­voir. Con­tin­uer la lec­ture

Attentat identitaire

Joan CONDIJTS, Les sœurs De Vlaem­inck, Genèse, 2018, 216 p., 20 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 9791094689189

Les soeurs de VlaeminckQua­tre ans après la sor­tie de L’homme qui ne voulait plus être roi (Genèse édi­tion), Joan Condi­jts revient avec un sec­ond roman, une his­toire de renais­sance, de famille, Les sœurs De Vlaem­inck.

Paris, 1995, une déto­na­tion. La vie de Julien Delorge bas­cule. Ses par­ents sont vic­times d’un atten­tat. Vient alors le temps du deuil et de la nou­velle défla­gra­tion. L’analyse géné­tique est sans appel : ses par­ents ne sont pas les siens. Pour autant, dix années s’écoulent pour le jeune homme, désor­mais mar­ié à son amour de jeunesse et instal­lé à Lon­dres, avant qu’il n’appréhende, avec la nais­sance de sa petite Pauline, sa réal­ité oblitérée par un sceau d’incertitude et qui recou­vre d’un voile ses orig­ines, pro­je­tant une ombre sur sa vie. Con­tin­uer la lec­ture

Love boat

Tuyêt-Nga NGUYÊN, Les mots d’amour, je les aime tant, Renais­sance du Livre, 2018, 240 p., 18,90€ / ePub : 11.99 €, ISBN : 9782507055769

nguyen_les mots d amour je les aime tantC’est l’histoire d’une femme heureuse. Cette femme (belle, épanouie, fleur bleue) nage dans une sat­is­fac­tion con­ju­gale sans remous depuis plus de deux décen­nies. Ses jours s’écoulent, sere­ine­ment, et s’organisent autour du bien-être de son mari (char­mant, intel­li­gent, juste un peu trop aven­tureux en affaires) et de ses trois ado­les­cents (vifs, équili­brés, en par­faite san­té). Sur la carte postale, il y a la grande mai­son, le quarti­er rési­den­tiel, le chien fidèle, les amis nom­breux, le tra­vail à temps par­tiel, le golf et les vacances. Tout est à sa place. L’union des cul­tures et des sen­si­bil­ités dif­férentes est évi­dente de réus­site, et se nour­rit notam­ment de petits rit­uels, comme celui de rester pen­dant quelques min­utes à table, à deux, une fois le repas ter­miné et les garçons occupés, juste à savour­er le moment présent… Cette femme était heureuse, jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’elle, oie con­fite de bon­heur, est en fait le din­don de la farce. Car, un soir, son mari lui assène un cru­el aveu : il y a une autre femme, et un autre enfant, et donc une autre famille. Con­tin­uer la lec­ture

Du côté de la vie

Michelle FOUREZ, Elis­a­beth, en hiv­er, Luce Wilquin, coll. « Sméral­dine », 2018, 114 p., 12 €, ISBN : 978–2‑88253–545‑0

Michelle Fourez, Elisabeth en hiverDepuis quelques romans déjà (Une famille, Adri­enne ne m’a pas écrit…), Michelle Fourez sem­ble s’être don­né une ligne d’écriture (comme on dit une ligne de con­duite) : explor­er la psy­ché, le quo­ti­di­en, les humeurs, les rela­tions des femmes qui ont pour com­pagne la soli­tude. Des femmes, seules peut-être, seules mais pas exclu­sive­ment ; des femmes du côté de la vie. Sans se cacher de ses ratages, de ses douleurs et de ses duretés. Con­tin­uer la lec­ture

Familles décomposées

Bar­bara ABEL, Je t’aime, Bel­fond, 2018, 464 p., 19.50 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 9782714476333

abel_je t aimeJe t’aime, le nou­veau roman de Bar­bara Abel, est con­stru­it autour d’un fait divers. Un jeune con­duc­teur per­cute un car sco­laire, tue un écol­i­er de sept ans assis au mau­vais endroit dans le bus, et meurt lui-même sur le coup. La police recon­stitue sans peine la chronolo­gie des faits et trou­ve rapi­de­ment les caus­es de l’accident : le jeune homme avait fumé du cannabis toute l’après-midi avant de pren­dre le volant. Con­tin­uer la lec­ture

D’une vie à l’autre

Armel JOB, Une femme que j’aimais, Robert Laf­font, 2018, 296 p., 19,5 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 9782221215449

job une femme que j aimaisLa vie de Claude ne fait pas vrai­ment rêver. Aide-phar­ma­cien de pro­fes­sion, il occupe son temps libre au ciné­ma et en ren­dant vis­ite à sa famille le week-end. Ses par­ents d’une part et surtout, sa tante Adri­enne, quin­quagé­naire au charme indé­ni­able, qui a mar­qué la mémoire de tous les hommes qui ont croisé sa route. Claude lui voue une sorte de culte et, de son côté, elle éprou­ve une grande affec­tion pour son neveu. Leur rela­tion et leurs ren­dez-vous heb­do­madaires ne réjouis­sent pas leur entourage et font jas­er dans la famille. Con­tin­uer la lec­ture

« Toujours et partout Gens de bien ! »

Paul-Hen­ry GENDEBIEN, His­toire d’une famille, Les Gen­de­bi­en au temps des révo­lu­tions et des guer­res européennes, Weyrich, 2017, 470 p., 29 €, ISBN : 9782874894367

gendebien histoire d une familleÉcrire la biogra­phie d’un indi­vidu, avec ce qu’elle com­porte de révéla­tions, de ren­con­tres, de richess­es et d’aléas, relève déjà de la gageure ; mais s’attacher à retrac­er l’histoire des mem­bres suc­ces­sifs d’une même famille depuis ses plus loin­taines orig­ines, quel défi ! L’ouvrage que Paul-Hen­ry Gen­de­bi­en con­sacre à sa lignée plaide en tout cas pour une exten­sion des enquêtes généalogiques, qu’il s’agirait de réin­té­gr­er dans le réc­it nation­al com­mun, et qui pour­raient avoir ici pour objets les Nothomb ou les Orban… Con­tin­uer la lec­ture

Une femme légendaire au milieu de la tempête

Céline DELBECQ, Le vent souf­fle sur Erze­beth, Lans­man, 2017, 62 p., 12€, ISBN : 978–2‑8071–0162‑3

delbecq le vent souffle sur erzebeth.jpgSix jours par mois, le vent souf­fle sur Som­lyo, petit vil­lage enclavé sur une île, entre mer et mon­tagne. Six jours par mois, les bour­rasques frap­pent, les élé­ments se déchaî­nent, les vagues rompent tout sur leur pas­sage, le vol­can Popra­ca­p­a­to crache. Six jours par mois, les débris volent, le sang coule, la mort s’active. Six jours par mois, Erze­beth Roz­gov­nyi, qui vit encore chez sa mère, délire et se laisse emporter par ses vieux démons : son père mort trop tôt, son amant Hyvàn éva­poré dans la nature, son enfance avortée. Au vil­lage, on s’accroche, on attend patiem­ment que la tem­pête passe. Mais tou­jours il y a quelques impru­dents qui sor­tent et se font hap­per par une branche, une vague, un rocher… Con­tin­uer la lec­ture

Le double jeu de l’écriture

Ari­ane LE FORT, Beau-fils, post­face de Michel Zumkir, Les Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2017 (rééd.), 167 p., 8,50 €, ISBN : 9782875681478

le fort.jpgPrimé plusieurs fois en 2003, par le Rossel notam­ment, Beau-fils d’Ariane Le Fort mérite on ne peut mieux une réédi­tion en Espace Nord, cette fois accom­pa­g­née d’une post­face de Michel Zumkir. On est certes déjà tombé sous le charme des fic­tions de l’auteure sans qu’il soit néces­saire de se référ­er à un guide. Elle a cette habi­tude rare, somme toute, de livr­er des his­toires sim­ples à démêler, voire à dévor­er telles quelles. Mais elle les assor­tit tou­jours d’une réserve, d’un quant-à-soi qui demande qu’on s’y attarde ou qu’on y revi­enne. D’où l’utilité de com­men­taires comme cette post­face qui va attir­er notre atten­tion et débus­quer l’arrière-fable d’une appar­ente sim­plic­ité. S’y révèle le dou­ble jeu de l’écriture de Beau-Fils, ce roman qui se lit sans résis­tance, avec plaisir et qui tient le lecteur dans un cer­tain sus­pense qu’il ne dis­sipera pas. Il ne se ter­mine pas à vrai dire si ce n’est sur un doute majeur, une inter­ro­ga­tion, sorte d’adresse à un témoin imper­son­nel : Con­tin­uer la lec­ture

Insecte et homard

Romane BIRON, Le dia­ble en pan­tou­fles, Mael­strÖm, 2017, 120p.,13€, ISBN : 978–2‑87505–266‑7

bironVu de l’extérieur, le n°18 de l’allée du Silence a tout de l’habitation mod­èle avec jar­dinet pro­pret, où niche une famille qui sem­ble l’être tout autant : Charles, le père, est prag­ma­tique et ses lunettes ne tolèrent aucune salis­sure. Chan­tal, la mère, gère les cor­dons de la bourse famil­iale de façon économe et livre des plateaux-repas au domi­cile des per­son­nes âgées ou alitées. Leurs filles, Marie (13 ans) et Élodie (6 ans) sont élevées de façon très pieuse, avec la Radio Chré­ti­enne Fran­coph­o­ne en fond sonore con­tinu, au point que l’aînée préfère Bernadette Soubirous à toutes les stars pail­letées dont s’amourachent les jeunes de son âge. Elles parta­gent une même cham­bre qui devient le théâtre de leur imag­i­naire, leur rem­part con­tre le monde extérieur. À quelques pâtés de mai­son de là, leur gras­souil­lette et guillerette Mamie Fram­boise ne dit jamais non à un bon gâteau et ne rat­erait pour rien au monde un match des Dia­bles Rouges. Con­tin­uer la lec­ture