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Je m’appelle Jean-Michel, regardez-moi

Un coup de cœur du Carnet

Yves BUDIN, Visions of Basquiat, Car­nets du Dessert de Lune, 2018, 64 p., 20,00€, ISBN : 9782930607740

Yves Budin_Visions of BasquiatJean-Louis Mas­sot a assuré­ment le sens de la per­ti­nence édi­to­ri­ale. Après avoir accom­pa­g­né Yves Budin dans ses aven­tures graphiques con­sacrées à Miles Davis, à Jack Ker­ouac et à David Bowie, voilà que les deux hommes fran­chissent, dans un vol­ume sai­sis­sant, un nou­veau pas. Les Car­nets du Dessert de lune s’ouvrent cette fois à Jean-Michel Basquiat, cet artiste d’origine haï­ti­enne dont les gestes ful­gu­rants ont tra­ver­sé New York pen­dant quelques années: il a cou­vert les murs de Man­hat­tan de graf­fi­tis, il a col­laboré avec Andy Warhol, avec Kei­th Har­ing et avec Francesco Clemente puis s’est mis à expos­er plusieurs cen­taines de tableaux dans dif­férentes galeries…         Con­tin­uer la lec­ture

Contre toute attente

Un coup de cœur du Carnet

Éti­enne VERHASSELT, Les pas per­dus, Tripode, 2018, 15€, 140 p., ISBN : 9782370551634

verhasselt les pas perdusAprès Emmanuel Rég­niez et son Notre château aus­si raf­finé qu’effarant, les édi­tions du Tripode accueil­lent à nou­veau un auteur rési­dant en nos ter­res, pour notre plus grand plaisir. C’est avec un recueil d’une quar­an­taine de cour­tes et vives nou­velles qu’Étienne Ver­has­selt – licen­cié en psy­cholo­gie clin­ique et tra­vail­lant dans une com­mu­nauté thérapeu­tique – fait son entrée dans leur cat­a­logue sin­guli­er. À not­er égale­ment que ce sont Les Pas per­dus qui ont été choi­sis pour leur opéra­tion annuelle Les 400 coups, qui voit vingt illus­tra­teurs et séri­graphes – dont Meh­di Beneit­ez qui signe la cou­ver­ture, ou Anna Boulanger, auteure du Haret québé­cois ou de L’absence – s’emparer de la matière du livre pour en extraire des estam­pes de leur cru.  Con­tin­uer la lec­ture

En Seele avec Kamagurka

KAMAGURKA et Herr SEELE, Cow­boy Henk et le gang des offreurs de chevaux, traduit du fla­mand par Willem, FRMK, 2018, 44 p., 18 €, ISBN : 9782390220107

kamagurka cowboy henk et le gang des offreurs de chevauxEn 2014, la série de ban­des dess­inées Cow­boy Henk rece­vait le Prix du Pat­ri­moine au pres­tigieux fes­ti­val d’Angoulême. Était-ce ren­dre trop d’honneur à Kam­agur­ka, dont l’encyclopédie Wikipedia va jusqu’à affirmer que son trait est « extrême­ment sim­pliste, parais­sant presque bâclé » ? Quoi que l’on pense de son anti-œuvre, et sans s’aventurer à glos­er trop avant le non­sense per­ma­nent qui la car­ac­térise, il faut cepen­dant admet­tre que le dessi­na­teur fla­mand, passé par Hara-Kiri et Char­lie Heb­do, est bel et bien l’héritier d’une tra­di­tion bédéis­tique dont il se joue et détourne les codes à l’envi. Con­tin­uer la lec­ture

D’une vie à l’autre

Armel JOB, Une femme que j’aimais, Robert Laf­font, 2018, 296 p., 19,5 € / ePub : 12.99 €, ISBN : 9782221215449

job une femme que j aimaisLa vie de Claude ne fait pas vrai­ment rêver. Aide-phar­ma­cien de pro­fes­sion, il occupe son temps libre au ciné­ma et en ren­dant vis­ite à sa famille le week-end. Ses par­ents d’une part et surtout, sa tante Adri­enne, quin­quagé­naire au charme indé­ni­able, qui a mar­qué la mémoire de tous les hommes qui ont croisé sa route. Claude lui voue une sorte de culte et, de son côté, elle éprou­ve une grande affec­tion pour son neveu. Leur rela­tion et leurs ren­dez-vous heb­do­madaires ne réjouis­sent pas leur entourage et font jas­er dans la famille. Con­tin­uer la lec­ture

Après la loi de Laurent de Sutter

Un coup de cœur du Carnet

Lau­rent DE SUTTER, Après la loi, PUF, 2018, 272 p., 18 € / ePub : 14.99 €, ISBN : 978–2‑13–080144‑3

de sutter apres la loi.jpgDans le sil­lage de Mag­ic, Théorie du kamikaze, Lau­rent de Sut­ter signe avec Après la loi un ouvrage décisif qui révo­lu­tionne la pen­sée du droit. Au fil d’une éru­di­tion au ser­vice d’une inven­tiv­ité con­ceptuelle, il démonte le règne du légal­isme en Occi­dent, analyse la cor­réla­tion étroite entre loi, ordre, rai­son, police et exhume ce que l’empire de la loi a dû étouf­fer pour tri­om­pher : l’invention du droit. Le réel que la loi a for­c­los a pour nom le droit. L’entreprise magis­trale de Lau­rent de Sut­ter sépare deux régimes de pen­sée que l’on se plaît à con­fon­dre : celui de la loi qui, se ten­ant du côté de l’être, de la sanc­tion, du châ­ti­ment, s’arc-boute au sujet humain doté de droits et de devoirs et celui du droit qui, se ten­ant du côté du devenir, de la casu­is­tique, se fonde sur une per­son­ne humaine, ani­male, végé­tale… L’appel à fray­er un au-delà de la loi entend retrou­ver le droit, c’est-à-dire la magie, la jus­tice que le légal­isme a bâil­lon­nées. Le coup de force opéré par la loi con­siste à affirmer que, sans elle, le monde som­bre dans le chaos : seule l’hypothèse d’un désor­dre résul­tant de son absence donne « une jus­ti­fi­ca­tion à l’injustifiable ». Con­tin­uer la lec­ture

Sur la route du soi

François EMMANUEL, Ana et les ombres, Actes sud, 2018, 180 p., 18.50 € / ePub : 13.99 €, ISBN : 978–2‑330–09641‑0

emmanuel ana et les ombres.jpgFrançois Emmanuel n’est plus à présen­ter. Depuis près de trente ans, son œuvre se déploie et elle forme aujourd’hui un ensem­ble impres­sion­nant. Déclinée en pièces de théâtre, romans, essais et nou­velles, elle a imposé avant tout une plume au ser­vice de la sub­til­ité et  qui se met au chevet des âmes de ses per­son­nages. Dans son nou­veau roman Ana et les ombres, l’auteur, psy­chi­a­tre de for­ma­tion et de méti­er qui ne se perd jamais en diag­nos­tics et qui sem­ble avoir renon­cé à jamais nom­mer quelque forme de patholo­gie ni surtout à y enfer­mer ses per­son­nages, explore les couliss­es du mal-être pour nous livr­er la part d’irréductible human­ité qui se trou­ve au cœur des blessures qui empêchent de vivre pleine­ment. Con­tin­uer la lec­ture

Le roi, ses fous et son jardin

Pierre-Luc PLASMAN, Léopold II, poten­tat con­go­lais. L’action royale face à la vio­lence colo­niale, Racine, 2017, 246 p., 24,95 €, ISBN : 9782390250098

L’étude que pub­lie l’historien Pierre-Luc Plas­man se situe dans le droit fil de ses recherch­es sur la gou­ver­nance des États colo­ni­aux et vient combler une lacune dans l’historiographie de ce « cœur des ténèbres » que fut pen­dant des décen­nies le Con­go belge. En effet, les précé­dents ouvrages sur la ques­tion, même si leur auteur affirme se ranger sous la ban­nière de l’objectivité sci­en­tifique, pre­naient sou­vent un tour polémique, réquisi­toire ou plaidoy­er, quand il s’agit d’évoquer les con­séquences sanglantes de la coloni­sa­tion belge. Con­tin­uer la lec­ture

Nerval vu par Vandermeulen et Casanave

David VANDERMEULEN, Daniel CASANAVE, Ner­val l’inconsolé, Cast­er­man, 2017, 160 p., 22,50 €, ISBN : 9782203153523

casanave vandermeulen nerval l inconsoleAprès Shel­ley, la vie amoureuse de l’auteur de Franken­stein et Chamis­so, l’homme qui a per­du son ombre, le duo tal­entueux for­mé par le scé­nar­iste David Van­der­meulen et le dessi­na­teur Daniel Casanave nous plonge dans la vie de Gérard de Ner­val. Au fil d’un scé­nario pétri d’invention, retraçant la vie du poète des Chimères, le pos­sédé des Filles du feu, d’Aurélia ou le Rêve et la Vie, au fil d’un dessin alliant humour et paysages oniriques, on décou­vre un Ner­val en proie à des visions, aspiré par la quête de l’Orient. Suiv­ant la chronolo­gie de son exis­tence qui sera très vite rav­agée par la mélan­col­ie et le démon de l’alcool, David Van­der­meulen et Daniel Casanave font en quelque sorte du fameux son­net El Des­dicha­do (« Je suis le Ténébreux, — le Veuf, — l’In­con­solé / Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie »…) un auto-por­trait, un miroir de Ner­val. Toute biogra­phie est biogra­phie-radi­ogra­phie d’une époque : ne pou­vant sauter par-dessus son ombre, par-dessus son siè­cle, tout créa­teur est le fils de son temps, même s’il s’efforce de s’y arracher. C’est ain­si qu’aux côtés du jeune Gérard Labrunie qui con­naî­tra une cer­taine notoriété pré­coce lorsqu’à dix-neuf ans il traduisit le Faust de Goethe, les auteurs camp­ent les fig­ures du roman­tisme, ses amis, Théophile Gau­ti­er, Auguste Maquet, Pétrus Borel, Alexan­dre Dumas. La vie bohème, la bataille d’Her­nani, les soulève­ments poli­tiques, la révo­lu­tion de 1848 ne sont pas un décor extérieur à l’émergence de nou­velles formes de créa­tion mais leur creuset. Pour Ner­val, la lit­téra­ture est sœur du rêve, d’un désir de fuite, la con­fi­dente ou l’exorciste des désil­lu­sions amoureuses, des expéri­ences de dédou­ble­ment, des assauts de la folie, fût-elle lucide.  Con­tin­uer la lec­ture

Le goût des autres

Mar­tine ROUHART, La soli­tude des étoiles, Mur­mures des soirs, 2017, 19€, 219 p., ISBN : 978–2‑930657–38‑7

rouhart la solitude des etoilesCamille, veuve et assis­tante vétéri­naire, vit son exis­tence à très basse inten­sité, dans un apparte­ment qui sur­plombe un zoo. L’exubérance la bous­cule, les autres la con­fron­tent. Chaque voisin est source de stri­dence pour son onde intime dis­crète. Recro­quevil­lée dans son quant-à-soi entre un lapin, un chat et les rares con­tacts avec sa mère Suzanne – de nature joviale et inquiète pour l’introversion rad­i­cale de sa fille – elle est toute entière sus­pendue dans l’attente d’autre chose, sans savoir même ce qui comblerait ce creux en elle. Une nég­li­gence au tra­vail qui manque de coûter la vie à un chien la pousse à s’isoler encore davan­tage dans un mai­son-refuge, aux con­fins des Ardennes. Elle s’imagine y chem­iner, loin de tout, dis­soute dans l’environnement, jusqu’à ce qu’on frappe à sa porte. Con­tin­uer la lec­ture

Le bel été charognard de Simon Johannin

Simon JOHANNIN, L’été des charognes, Allia, 2017, 140 p., 10 €/ePub : 6.49 €, ISBN : 9–791030-405842

johannin.jpgExiste-t-il une lit­téra­ture brute à l’instar d’un art brut ? La ques­tion nous est venue à la lec­ture du pre­mier roman de Simon Johan­nin, L’été des charognes. Le jeune écrivain donne la parole à un enfant qui a gran­di au con­tact de la nature, dans un milieu plutôt sauvage. Sa langue en est symp­to­ma­tique­ment mar­quée, à tel point que l’écriture par­fois tor­turée créée pour l’occasion par Johan­nin attir­era autant de lecteurs qu’elle risque d’en désori­en­ter d’autres. Con­tin­uer la lec­ture

L’aventure, c’est l’aventure !

Ghis­lain COTTON, Itinéraire d’un voy­ou, Mur­mure des soirs, 2017, 265 p., 20€, ISBN : 978–2930657-34–9

cotton.gifC’est « le réc­it […] d’une tranche de vie passée dans ce monde de voy­ous qui, pour sur­vivre, nous oblige à nous faire voy­ous à notre tour. À moins de rester pieds et mains liés par notre morale que les plus rusés nous imposent pour ne pas nous trou­ver sur leur chemin pour­ri ». C’est le réc­it d’Adrien de Bucy, né Debucy le 4 juin 1951, « quelques semaines avant qu’un gamin ne saute de l’uniforme de boy-scout dans celui de roi des Belges ». Son père, l’honorable Auguste, était juge de pro­fes­sion ; un sac­er­doce pour cet homme à l’austérité bornée, qui sanc­tion­nait avec fer­meté la moin­dre incar­tade des jus­ti­cia­bles, aus­si bien au sein du Palais de Jus­tice que sous son toit. Quant à sa mère, la douce et belle Sabine, toute pétrie de con­ve­nances catholiques et de patholo­gies imag­i­naires, elle cou­vait ses deux fils d’une affec­tion inquiète. Non, Adrien n’était pas l’unique enfant de ce foy­er bour­geoise­ment étouf­fant, ce qui ne sig­ni­fie pas pour autant qu’il n’était pas seul : son fay­ot de frère et lui ne partageaient rien, si ce n’est la géné­tique.

À lire : extrait d'Itinéraire d'un voyou

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La chasse et l’amour

Car­o­line LAMARCHE, Dans la mai­son un grand cerf, Gal­li­mard, 2017, 131 p., 12,50 €/ePub : 8.99 €, ISBN 978–2‑07–270024‑8

lamarcheIl est dif­fi­cile de s’arracher au ton mineur qui prélude au dernier réc­it de Car­o­line Lamarche, Dans la mai­son un grand cerf. Dès le départ, le bat­te­ment irrité du sang, le sif­fle­ment dans les oreilles vient oblitér­er l’écoute. Pour­tant elle a lieu l’écoute tout intime et si par­ti­c­ulière du père qui, en con­traste avec le bruit de la con­ver­sa­tion à la table famil­iale, pour­suit son mar­mon­nement dis­cret. Déjà cet envi­ron­nement envahissant et le brouha­ha général font comme une cen­sure et évo­quent la vio­lence, que ce soit celle de la meute, des chas­seurs, de l’amour même qui lui aus­si peut forcer. Mais Lamarche dira tout de l’amour éter­nel des filles pour leur père, quoi qu’il en aille de ses aléas. Il aurait été et serait encore un anti­dote aux com­pli­ca­tions de l’amour. Le charme est donc bien réel. Con­tin­uer la lec­ture

Juste des jours meilleurs

Gré­goire POLET, Tous, Gal­li­mard, 2017, 348p., 22 € / ePub : 15.99 €, ISBN : 9782072704659

poletAma­teur de défis lit­téraires, Gré­goire Polet nous a habitués aux réc­its poly­phoniques et aux fic­tions à entrées mul­ti­ples. Cette fois, il a décidé de rem­bobin­er le film des dernières années et de réécrire l’histoire en imposant des vari­antes aux faits tels qu’ils nous sont con­nus. Pour ce faire, il se déplace aux côtés de pro­tag­o­nistes du mou­ve­ment des Indignés par la voix de Car­oli­na Gracq, une Lié­geoise d’origine qui nous dévoile dans ses mémoires les sources de son engage­ment. Infir­mière par­tie en mis­sion avec Médecins Sans Fron­tières, elle y ren­con­tre Romuald Salis, médecin, et entre eux s’amorce une indé­fectible com­plic­ité. Revenus en Europe, ils sil­lon­nent les villes et rejoignent les mou­ve­ments soci­aux qui suiv­ent le crash bour­si­er de 2008.  Cette mil­i­tance urbaine trou­ve à s’exprimer dans des man­i­festes et se sent vite à l’étroit dans les habits d’un sim­ple groupe de pres­sion. C’est pourquoi la par­tic­i­pa­tion aux élec­tions lég­isla­tives s’impose d’évidence comme la con­ti­nu­ité de cette lame de fond qui ne cesse de recruter des émules partout en Europe. L’altermondialisme, la démoc­ra­tie directe, la non-vio­lence, le refus des priv­ilèges et l’écologie sont au menu d’un raz-de-marée élec­toral qui ouvre les portes du pou­voir, fer­mant la voie au vieux monde con­testé. Con­tin­uer la lec­ture

L’innamoramento de deux ‘mature love’

Un coup de coeur du Carnet

Clara MAGNANI, Joie, Sabine Wespieser, 2017, 175 p., 17 €/ePub : 11.99 €   ISBN : 978–2‑84805–214‑4

magnani« Toutes nos his­toires se valent, parce qu’il n’y en a jamais qu’une seule. Celle du temps qui fiche le camp », peut-on lire en dernière page de Joie, le pre­mier roman de Clara Mag­nani. Et si l’écriture n’était pas autre chose qu’un moyen de fix­er ce temps, en par­ti­c­uli­er quand il s’agit de se sou­venir d’une pas­sion, d’une belle et grande his­toire d’amour, comme celle décrite ici.

Le roman tient en trois volets. Celui d’Elvira qui, à la mort bru­tale et inat­ten­due de son père de 70 ans, décou­vre dans ses affaires un man­u­scrit où il évoque l’amour intense qu’il éprou­ve pour une Belge : Clara… Mag­nani, grande cri­tique belge de ciné­ma (excusez du peu !) qu’il a ren­con­trée à l’occasion d’une inter­view. Elvi­ra décide de pren­dre con­tact avec Clara, la fille avec l’amante. Con­tin­uer la lec­ture

En direct de l’Autistan

Un coup de coeur du Carnet

Lau­rent DEMOULIN, Robin­son, Gal­li­mard, 2016, 230 p., 19.50 €/ePub : 13.99 €   ISBN : 9782070179985

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Lui-même père d’un enfant autiste, Lau­rent Demoulin s’est assigné le défi de con­sign­er les épisodes de la vie d’un homme avec son fils atteint de ce trou­ble, Robin­son, et il nous livre un texte éton­nant, ni roman, ni réc­it, ni témoignage, mais d’une force lit­téraire indé­ni­able qui, trans­gres­sant les gen­res, nous offre une lec­ture inso­lite et intense. Con­tin­uer la lec­ture

A chacun son idée de la vérité

Un coup de coeur du Carnet

Vin­cent ENGEL, Le miroir des illu­sions, Les Escales, 2016, 509 p., 21,9 €, ePub : 14.99 €    ISBN : 978–2‑36569–191‑8

engelOcto­bre 1849, dans l’étude d’un notaire genevois, Atana­sio assiste au ren­dez-vous qui chang­era le cours de sa vie, lev­ant le voile sur son passé et le chargeant d’une mis­sion pour l’avenir. Le même jour, le jeune homme décou­vre que Don Car­lo, son pro­tecteur de tou­jours, était en réal­ité son père et qu’il a fait de lui son héri­ti­er, posant toute­fois une con­di­tion de taille. Pour béné­fici­er de la for­tune de Don Car­lo, Atana­sio devra d’abord le venger en élim­i­nant, suiv­ant des con­signes pré­cis­es, qua­tre per­son­nes désignées comme les arti­sans de son mal­heur. Con­tin­uer la lec­ture