Archives par étiquette : Michel Van den Bogaerde

Rentrée d’hiver 2026 : en route vers la Foire du livre

RL hiver 2026 visu

« Ren­trée lit­téraire » désigne tra­di­tion­nelle­ment la péri­ode d’effervescence édi­to­ri­ale qui s’étend de fin aout à début novem­bre. C’est à ce moment que parais­sent les livres en lesquels les maisons d’édition (parisi­ennes) voient de pos­si­bles can­di­dats aux Goncourt, Renau­dot et autre Fem­i­na. Depuis plusieurs années, toute­fois, le cal­en­dri­er édi­to­r­i­al con­nait un autre temps fort, en jan­vi­er-févri­er. Les sor­ties sont nom­breuses et les livres qui parais­sent à ce moment-là sont aus­si de ceux sur lesquels les édi­teurs mis­ent par­ti­c­ulière­ment. On par­le donc désor­mais aus­si d’une ren­trée lit­téraire d’hiver. Con­tin­uer la lec­ture

Une ultime liberté

Michel VAN DEN BOGAERDE, Sus­pen­sion du pronon­cé, Coudri­er, 2025, 66 p., 18 €, ISBN : 978–2‑39052–073‑3

van den bogaerde suspension du prononcéEnsem­ble de poèmes en vers libres, Sus­pen­sion du pronon­cé offre au lecteur une bonne cinquan­taine de textes poé­tiques, tous titrés, agré­men­tés d’œuvres pic­turales en couleur, illus­trant ain­si le dou­ble tal­ent de Michel van den Bogaerde, qui s’inscrit là dans une tra­di­tion bien belge des rap­ports chez le même créa­teur entre la plume et le pinceau. Lau­rence Brog­niez, Paul Aron ou Claudette Sar­let ont analysé ce phénomène prég­nant à tra­vers l’histoire de nos Let­tres et Char­lyne Audin écrit à ce pro­pos : Con­tin­uer la lec­ture

Entailles et failles

Michel VAN DEN BOGAERDE, Intailles et camées, Coudri­er, 2020, 76 p., 18 €, ISBN : 978–2‑390520–14‑6

michel van den bogaerde intailles et caméesÀ l’Est, on maîtrise le grain de riz sur lequel dessin­er le feuil­lu bam­bou avec minu­tie, ou encore l’œuf de jade où se croisent en détails les branch­es d’un arbre aus­si minus­cule que mirac­uleux. À l’Ouest, ce sont les intailles (en creux) et les camées (en reliefs) qui fig­urent de mer­veilleuses minia­tures, entre gravures et sculp­tures ; sou­vent des por­traits de la taille de petits médail­lons. Cet art orfévré est très ancien : Les Romains, notam­ment, ont pro­duit de remar­quables camées en tirant par­ti des super­po­si­tions de tons de l’agate, de l’onyx, de la sar­doine, etc., racon­te Larousse. Con­tin­uer la lec­ture

Du côté de saint Jordi

COLLECTIF, Du côté des librairies, Mur­mure des soirs, 2020, 188 p., 13 €, ISBN : 978–2‑930657–62‑2

du côté des librairies murmure des soirsDans Éloge de l’amitié, Tahar Ben Jel­loun écrivait : « Le libraire est l’ami du livre ; pas de tous les livres, mais de ceux qu’il con­sid­ère assez pour les trans­met­tre aux lecteurs. » La librairie se révèle en effet ce lieu sin­guli­er de pas­sage, de partage, de mise en lumière, mais égale­ment de sélec­tion, de choix, de défense. En par­courant étagères et présen­toirs, le lecteur con­cen­tré devine l’orientation idéologique, l’impératif de qual­ité et par­fois l’intérêt par­ti­c­uli­er du per­son­nel qui la peu­ple. Car, oui, une librairie est peu­plée de livres qui bat­tent, cha­cun à sa pul­sa­tion, cha­cun à son tem­po, et appel­lent leur lecteur prédes­tiné. C’est du moins la con­vic­tion d’une étrange libraire, aux envoûte­ments bohémiens et à la bou­tique évanes­cente, lorsqu’elle affirme : « Promenez-vous libre­ment dans mon mag­a­sin, vous y trou­verez peut-être ce que vous cherchez. Regardez tout autour de vous, prenez-les en mains, feuil­letez-les, jusqu’à ce que vous tombiez sur celui qui vous dira : “Prends-moi, je t’attendais.” Car – savez-vous cela ? – ce sont les livres qui nous choi­sis­sent. Ils nous atten­dent patiem­ment, sur une étagère, et puis quand nous pas­sons à leur portée, ils nous appel­lent, et là… c’est inutile de vouloir résis­ter. » Con­tin­uer la lec­ture

L’entraperçu

Michel VAN DEN BOGAERDE, Ce qui embel­lit le désert, Coudri­er, 2019, 88 p., 20 €, ISBN : 978–2‑930498–96‑6

Michel Van den Bogaerde Ce qui embellit le désertLa poésie est une auberge aux murs mobiles, elle accueille cha­cun sans appar­ente dis­tinc­tion. Les gen­res, les styles, la prosodie secrète que les poèmes trans­portent sont autant de façons de répon­dre aux ques­tions silen­cieuses de l’inquiétude ou de la joie pro­fonde d’être au monde. Mais les bar­rières invis­i­bles dans cette auberge-poésie sont molles. Et des évi­dences appa­rais­sent : la vérité de l’écriture, la justesse du ton, l’arrachement à l’informe… Con­tin­uer la lec­ture