Alain BERENBOOM, Le coucou de Malines. Une enquête de Michel Van Loo, détective privé, Genèse, 2024, 256 p., 22,50 € / ePub : 13,99 €, ISBN : 978-2-3820104-02
En 1957, la Seconde Guerre est encore proche et les blessures que le conflit a provoquées au sein de la société belge sont loin d’être cicatrisées, principalement en Flandre. Pour cette enquête Michel Van Loo va franchir cette limite si importante qu’est la frontière linguistique. Car c’est à Malines que Diego Bloemkool le charge de filer Gertrude De Vijver. Très vite celui-ci lui retire l’enquête (sans le payer). Van Loo va néanmoins tenter d’entrer en contact avec la jeune femme… qu’il trouve assassinée.
Dans Le coucou de Malines, septième roman mettant en scène Van Loo, Alain Berenboom reprend le principe qui caractérise la série : chaque livre est l’occasion d’illustrer une des problématiques de l’histoire de la Belgique de la fin des années 1940 et des années 1950. Continuer la lecture





« Un rêve de bagel, c’est un rêve et non pas un bagel » disait Harry, l’oncle de Michaël. Soit, le rêve du petit pain ne rassasie pas. Mais il peut donner faim ou créer des envies. C’est ce qui arrive dans ce roman, Le rêve de Harry, à Michaël, agent immobilier dans le Bruxelles des années 2000, après avoir été détective privé. Difficile de faire fortune dans ce métier où tous les coups sont permis. Mais le hasard peut bien faire les choses.
Dix ans après la parution de Périls en ce Royaume (qui se déroule en 1947), le détective privé Michel Van Loo continue à être confronté, bon gré mal gré, aux événements majeurs que vit la Belgique. L’exposition internationale de 1958 était une étape obligée.
Situation particulièrement inconfortable que celle de l’écrivain et journaliste français Marcus Deschanel, retenu à Hong Kong parce que le passeport qu’on lui avait volé a été retrouvé dans le sac d’une jeune femme assassinée. La police semble privilégier la thèse de son implication dans l’assassinat. Une lueur d’espoir survient lorsqu’intervient Patricia (au nom chinois imprononçable). La relation entre eux est ambiguë, Marcus ne pouvant s’empêcher de jouer le Don Juan. Et puis Patricia disparaît. Et Marcus va être inculpé et incarcéré. Mais… de rebondissements en rebondissements, l’affaire se complique. Surtout, les pièges « byzantins » et les manipulations se multiplient, les masques tombent les uns après les autres, dans un sens comme dans l’autre (les amis ne le sont peut-être pas tant que ça, et ceux qui paraissent les « ennemis » ne sont peut-être pas hostiles). Les certitudes vacillent et les scénarios et hypothèses du Français ne sont pas aussi délirants qu’ils le paraissent. Quel est le degré de duplicité de chacun des personnages ? Marcus a toutes les peines du monde à (sur)vivre dans ce jeu de vrais et de faux semblants. D’autant que c’est un personnage douteux qui lui donne les clés de compréhension de sa situation et lui permet de s’en sortir. 
Pour sa 23e édition, le festival Les nuits d’encre invite à lire et à découvrir des auteurs du 1er au 31 mars 2016 dans des lieux qui favorisent la rencontre, partout en Brabant wallon. La thématique de cette année : Les chemins de l’angoisse. 