Archives par étiquette : Dominique Costermans

Le Top 2025 de Michel Torrekens

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2025 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion de Michel Tor­rekens.  Con­tin­uer la lec­ture

Généalogie des mensonges paternels

Un coup de cœur du Car­net

Dominique COSTERMANS, Un con­teur hors père, Weyrich, coll. « Plumes du coq », 2025, 136 p., 20 € / ePub : 15,99 €, ISBN : 978–2‑87489–985‑0

costermans un conteur hors pèreDominique Coster­mans aime agré­menter ses titres de jeux de mots, qu’il s’agisse de ceux de ses recueils de nou­velles comme Petites coupures (2014) ou En love mineur (2017), pub­liés chez Quad­ra­ture ou de ses romans, Out­re-Mère, réédité chez son nou­v­el édi­teur Weyrich (après des débuts chez Luce Wilquin), et le tout dernier Un con­teur hors père. Après avoir déjà abor­dé le mutisme des adultes et les secrets qui les entourent à tra­vers la fig­ure mater­nelle dans son pre­mier roman, Dominique Coster­mans y revient dans celui-ci en abor­dant cette fois le ver­sant pater­nel. Cela donne une enquête intime, comme les aime la jour­nal­iste qu’elle est, et une descente ver­tig­ineuse dans les faux-sem­blants d’un passé famil­ial, tout en se jouant du lecteur quant à la vérac­ité aut­ofic­tion­nelle du réc­it. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2024 de Sarah Bearelle

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2024 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujourd’hui : la sélec­tion de Sarah Bearelle. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2024, avec sobriété

Rentrée littéraire 2024

Pour la plu­part d’entre nous, le début des vacances est aus­si immi­nent qu’attendu. Évo­quer en ce moment la ren­trée, fût-elle lit­téraire, a donc for­cé­ment quelque chose d’incongru. Pour­tant, les maisons d’édition ont générale­ment déjà bouclé leur pro­gramme autom­nal et plusieurs d’entre elles l’ont présen­té aux libraires, voire aux médias. Comme tou­jours, les autri­ces et auteurs belges seront nom­breux à dévoil­er leur nou­veau livre cet automne. Le point sur leurs sor­ties annon­cées au deux­ième semes­tre.

Mais d’abord quelques con­stats. À part les édi­tions M.E.O., Weyrich et Les impres­sions nou­velles, dont cer­tains romans parais­sent dès la fin août, les maisons d’édition belges ne se calquent pas sur le cal­en­dri­er de la ren­trée lit­téraire française : la plu­part de leurs pub­li­ca­tions sont prévues plus tard dans la sai­son. Ce décalage peut s’expliquer par une volon­té de ne pas se plac­er en con­cur­rence, for­cé­ment déséquili­brée, avec des sor­ties hexag­o­nales accom­pa­g­nées de moyens pro­mo­tion­nels sans com­mune mesure. Il reflète aus­si une logique autre : plusieurs maisons d’édition inter­rogées pour pré­par­er cet arti­cle nous ont expliqué pro­gram­mer leurs paru­tions en fonc­tion non de la ren­trée lit­téraire, mais des événe­ments plus por­teurs pour elles, tels que le Marché de la poésie, le fiEs­ti­val ou encore le Poet­ik Bazar. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 2022 d’Éric Clémens

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2022 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion d’Éric Clé­mens. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2022 : une revue de presse (2)

revue de presse - illustration

Pho­to Pix­abay

Effer­ves­cence édi­to­ri­ale, course aux prix…, la ren­trée lit­téraire d’automne est tra­di­tion­nelle­ment une péri­ode d’intense activ­ité dans le monde du livre fran­coph­o­ne. La pléthore d’ouvrages disponibles expose les plus frag­iles d’entre eux à un pas­sage aus­si éphémère qu’anonyme sur les tables des libraires. Au jeu de la vis­i­bil­ité et de la con­sécra­tion, la presse joue naturelle­ment un rôle de médi­a­tion et de con­seil auprès des lec­tri­ces et lecteurs.

Le 10 sep­tem­bre, la revue de presse du Car­net et les Instants pro­po­sait un bilan de l’accueil médi­a­tique et cri­tique des autri­ces et auteurs belges de la ren­trée pub­liés dans des maisons d’édition français­es. Les maisons d’édition belges lan­cent leur ren­trée quelques semaines plus tard que leurs homo­logues hexag­o­nales ; les pre­miers livres arrivent sur les tables des librairies en sep­tem­bre seule­ment. Cette deux­ième livrai­son de notre revue de presse de la ren­trée 2022 leur est con­sacrée. Con­tin­uer la lec­ture

IVG, il était des voix…

Dominique COSTERMANS, L’impensé de l’IVG, Cour­tes­lignes, coll. « Nar­ra­tions », 2022, 18 € / ePub : 12 €, ISBN : 9782960309706

costermans l'impensé de l'ivgUne sit­u­a­tion d’appel, une sec­ousse, des pour­cent­ages mais « [d]errière ces chiffres cepen­dant, pas de chair, pas de vécu, pas d’histoire, guère de con­texte ». Une ques­tion de départ donne alors corps à cet Impen­sé de l’IVG : « Qui sont ces femmes qui avor­tent ? » ou, à plus forte mesure, « que dis­ent les femmes quand elles peu­vent par­ler de leur IVG ? »

L’on assiste alors à l’éclosion de la parole de Garance, Mar­guerite, Églan­tine, Lilas, Flo­ra, Capucine, Iris, Rose, Daph­né, Vio­lette, Ané­mone et Jas­mine. Douze réc­its d’expérience d’interruption volon­taire de grossesse, d’histoires vécues glanées et cueil­lies, sans effluve débor­dant, par Dominique Coster­mans. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Michel Torrekens

Le Car­net et les Instants revis­ite l’année lit­téraire 2021 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. La sélec­tion de Michel Tor­rekens. Con­tin­uer la lec­ture

Horizons littéraires en vingt-deux instantanés

COLLECTIF, Fenêtres sur court, textes réu­nis et présen­tés par Lau­ra Delaye, Nau­si­caa Dewez, Lau­rence Ghigny, Vio­laine Gréant et Valéri­ane Wiot, Impres­sions nou­velles, coll. « Espace Nord », 2021, 278 p., 10 €, ISBN : 978–2‑87568–550‑6

fenetres sur courtAutomne 2021 : Espace Nord sort son 400e numéro, La Fureur de lire fête ses 30 ans. Les comptes ronds inci­tent à mar­quer le coup et ce dou­ble jubilé ne fait pas excep­tion. Ce n’est donc pas une réédi­tion clas­sique dans la col­lec­tion pat­ri­mo­ni­ale qui a hérité, par le hasard de la numéro­ta­tion, de ces deux zéros sur sa tranche. Et, tant que l’on par­le de chiffres, il ne s’agit pas à pro­pre­ment d’une mais plutôt de vingt-deux réédi­tions. Vingt-deux !? Dans un seul vol­ume ? Par­faite­ment ! Vingt-deux nou­velles, échan­til­lon choisi par­mi les plus de cent pla­que­ttes éditées dans le cadre de la Fureur de lire. Tâche ardue à n’en pas douter. Con­tin­uer la lec­ture

Le festin de Dominique

Un coup de cœur du Car­net

Dominique COSTERMANS, Les petits plats dans les grands, post­face de Sarah Béarelle, Weyrich, 2021, 136 p., 14 €, ISBN : 9782874896132

costermans les petits plats dans les grandsDominique Coster­mans nous invite à une vraie fête des sens tout en entrou­vrant une fenêtre sur son intim­ité famil­iale dans ce livre atyp­ique, Les petits plats dans les grands. Il renoue avec un genre que pra­ti­quaient nos grands-mères et arrière-grands-mères. Allè­gre­ment, on l’espère pour elles, comme c’est le cas ici.

Ce recueil, le sep­tième de textes courts ou de nou­velles dont Dominique Coster­mans est dev­enue cou­tu­mière, se situe à l’intersection de deux familles, celle d’où vient l’auteure et celle qu’elle a ensuite for­mée. Rai­son pour laque­lle elle utilise par moments le tutoiement der­rière lequel nous devi­nons qu’elle s’adresse à l’une de ses filles aux­quelles le livre est dédi­cacé. Con­tin­uer la lec­ture

Le bien commun

Dominique COSTERMANS et Régine VANDAMME, Le bureau des secrets pro­fes­sion­nels. His­toires vécues au tra­vail. Tome 2, Pré­face d’Isabelle Fer­reras, illus­tra­tions d’Allilalu, Renais­sance du livre, 2021, 208 p., 20 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 9782507056964

costermans vandamme le bureau des secrets professionnels 2Lors de la paru­tion du pre­mier tome du Bureau des secrets pro­fes­sion­nels, on vous avait expliqué, avec la dis­tan­ci­a­tion cri­tique néces­saire, la démarche qui avait présidée à la pub­li­ca­tion de ces « His­toires vécues au tra­vail ». On ne va pas se répéter, le deux­ième tome étant la suite annon­cée du pro­jet. Vous pou­vez la relire ici. On ne va pas non plus con­tin­uer à dire on. Mais je. Car si Roland Barthes pré­ci­sait, en intro­duc­tion des Frag­ments d’un dis­cours amoureux, « C’est donc un amoureux qui par­le et qui dit : », pour cette recen­sion : c’est un blessé du tra­vail qui écrit. Dans le pre­mier tome, j’étais par­venu à rester à dis­tance de mon pro­pre vécu – même si par­fois il affleu­rait, et les larmes pas loin – emporté dans le tour­bil­lon des anec­dotes glis­sant de la facétie au drame, de la légèreté à la grav­ité en pas­sant par toutes les nuances con­nues de celles et ceux qui ont eu un jour la (mal-)chance de tra­vailler. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 d’Amélie Dewez

Chaque jour, Le Car­net et les Instants revis­ite l’an­née lit­téraire 2020 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujour­d’hui : la sélec­tion d’Amélie Dewez. Con­tin­uer la lec­ture

Le Top 3 de Daniel Laroche

Chaque jour, Le Car­net et les Instants revis­ite l’an­née lit­téraire 2020 avec le Top 3 de ses chroniqueurs et chroniqueuses. Aujour­d’hui : la sélec­tion de Daniel Laroche. Con­tin­uer la lec­ture

Homo sum

Dominique COSTERMANS et Régine VANDAMME, Le bureau des secrets pro­fes­sion­nels. His­toires vécues au tra­vail, T. 1, Pré­face de Pas­cal Chabot, illus­tra­tions d’Allilalu, Renais­sance du livre, 2020, 248 p., 20 € / ePub : 9.99 €, ISBN : 978–2507056865

costermans vandamme le bureau des secrets professionnelsAlors que l’idéologie néolibérale a pro­gram­mé la déshu­man­i­sa­tion du tra­vail, qu’elle s’y attelle, que la révo­lu­tion numérique pousse à con­fon­dre le tra­vailleur et l’ordinateur, l’humain résiste, existe. Il n’a pas déserté le peu­ple des laborieux qui prend la parole autant que l’outil dans Le bureau des secrets pro­fes­sion­nels. Et tant qu’il par­lera, humain il restera. Con­tin­uer la lec­ture

Du déjà vu à l’inconnu, du déjà dit à l’inouï : les exigences roboratives d’Éric Clémens

Un coup de cœur du Car­net

Éric CLÉMENS, TeXTes, 1970–2019, antholo­gie com­posée par Dominique Coster­mans et Chris­t­ian Pri­gent, CEP, 2020, 15 €, ISBN : 978–2‑39007–054‑2

Éric CLÉMENS, Le fic­tion­nel et le fic­tif, Essai sur le réel et sur les mon­des, CEP, 2020, 15 €, ISBN : 978–2‑39007–053‑5

Non, Éric Clé­mens ne passera prob­a­ble­ment jamais à la télé au jour­nal de 20 heures ou dans l’arène des émis­sions polémiques. C’est qu’        Éric Clé­mens n’a que faire d’être un “faiseur d’opin­ions”. C’est qu’Éric Clé­mens est un penseur/philosophe/poète exigeant et pour lui-même et pour ses lecteurs/lectrices. Cela dure depuis 50 ans. Et c’est tant mieux : lire Clé­mens, le suiv­re au fil du temps, c’est entr­er dans une pen­sée qui ne cesse de renaître, de revenir sur ce qui la fonde, l’a fondée, dès la fin des années 1960. Pen­sée itinéraire, reprenant, se dévelop­pant à l’in­fi­ni, prenant des tours inat­ten­dus, se con­frontant pas­sion­né­ment au poli­tique, philosophe, sci­en­tifique, lit­téraire, ciné­ma­tique, artis­tique, psy­ch­an­a­ly­tique, éthique, phénoménologique, etc. À l’o­rig­ine de cet itinéraire ? Le goût de Clé­mens pour la langue et les lan­gages. Le plaisir qu’il y a à écrire. À rou­vrir les chantiers abor­dés dans les livres précé­dents. Con­tin­uer la lec­ture

Le vertige des masques

Jean-François FÜEG, Ni Dieu, ni halušky, pré­face de Jean-Pierre Sak­oun, post­face de Dominique Coster­mans, Ter­ri­toires de la mémoire, 2019, 96 p., 9 €, ISBN : 978–2‑930408–43‑9

« Elle qui avait lut­té toute une vie pour ne pas être fille d’im­mi­grés, la ter­mi­na  Anna Bielik », Page 69, Jean-François Füeg lâche cette phrase sim­ple et trou­ble, la nom­i­na­tion ini­tiale la mère repre­nait le dessus et Annie allait dis­paraître…

Dans Ni Dieu, ni halušky, son dernier opus, l’auteur pour­suit la quête d’une mise à jour du palimpses­te de toute immi­gra­tion, des secrets de famille intriqués dans l’histoire col­lec­tive, des silences paralysants. Cette suite de livres[1] pour­suit avec une qual­ité rare, le dévoile­ment du con­cept de « stress iden­ti­taire ». L’histoire d’Annie, c’est l’histoire de la mère, celle qui con­te une autre his­toire fon­da­trice à ses enfants, qui racon­te l’Histoire à sa façon, déportée du réel, en touch­es rhap­sodiques, cou­sant bout à bout des incon­gruités qui tien­nent, se polis­sent, pren­nent sens et enlisent la famille au fil du temps. Con­tin­uer la lec­ture