Archives par étiquette : Tristan Alleman

Ce rêve étrange et pénétrant

Tris­tan ALLEMAN, Amériques, Tra­verse, 2024, 135 p., 16 €, ISBN : 9782930783468

alleman amériquesTris­tan Alle­man pub­lie des ouvrages poé­tiques et des recueils de nou­velles depuis une ving­taine d’années et voici qu’il nous donne un pre­mier roman qui ne renie rien de l’identité lit­téraire qu’il a con­stru­ite au fil du temps et qui lui a valu d’être remar­qué par des lecteurs exigeants. Con­tin­uer la lec­ture

Rentrée littéraire 2023 : abondance et diversité

rentrée littéraire 2023

Le rit­uel est con­nu : chaque année en juin, les maisons d’édition dévoilent le pro­gramme de leur ren­trée lit­téraire. Et lec­tri­ces et lecteurs de par­tir en vacances avec la cer­ti­tude de trou­ver en librairie, dès la mi-août, pléthore de nou­veaux livres qui adouciront à n’en point douter le retour à la vie pro­fes­sion­nelle.

Cette année encore, auteurs et autri­ces belges seront nom­breux à par­ticiper à ce temps fort de l’année édi­to­ri­ale. La ren­trée lit­téraire est tra­di­tion­nelle­ment asso­ciée au roman. Il ne sera pas, loin s’en faut, le seul genre à faire l’actualité cet automne, mais il en sera cer­taine­ment l’un des points névral­giques. Tour d’horizon des sor­ties annon­cées. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire 2022 : une revue de presse (2)

revue de presse - illustration

Pho­to Pix­abay

Effer­ves­cence édi­to­ri­ale, course aux prix…, la ren­trée lit­téraire d’automne est tra­di­tion­nelle­ment une péri­ode d’intense activ­ité dans le monde du livre fran­coph­o­ne. La pléthore d’ouvrages disponibles expose les plus frag­iles d’entre eux à un pas­sage aus­si éphémère qu’anonyme sur les tables des libraires. Au jeu de la vis­i­bil­ité et de la con­sécra­tion, la presse joue naturelle­ment un rôle de médi­a­tion et de con­seil auprès des lec­tri­ces et lecteurs.

Le 10 sep­tem­bre, la revue de presse du Car­net et les Instants pro­po­sait un bilan de l’accueil médi­a­tique et cri­tique des autri­ces et auteurs belges de la ren­trée pub­liés dans des maisons d’édition français­es. Les maisons d’édition belges lan­cent leur ren­trée quelques semaines plus tard que leurs homo­logues hexag­o­nales ; les pre­miers livres arrivent sur les tables des librairies en sep­tem­bre seule­ment. Cette deux­ième livrai­son de notre revue de presse de la ren­trée 2022 leur est con­sacrée. Con­tin­uer la lec­ture

Eau, terre, vent, feu

Un coup de cœur du Car­net

Tris­tan ALLEMAN, Même les pier­res, Tra­verse, 2022, 208 p., 17 €, ISBN : 978–2‑93078–341‑3

alleman même les pierresCe sont les qua­tre élé­ments, ceux en qui les Antiques voy­aient l’origine de l’univers, qui mènent la ronde de ce recueil de nou­velles. L’auteur les y con­vie en de brefs réc­its qui s’inscrivent pleine­ment dans notre moder­nité. Les per­son­nages qui appa­rais­sent au fil des pages évolu­ent sous leur empire et sont par­fois à leur mer­ci. L’évocation des forces qui étaient invo­quées jadis pour décrire la com­po­si­tion de notre monde trou­ve ici une décli­nai­son placée sous le signe de la var­iété. Con­tin­uer la lec­ture

La rentrée littéraire belge : une revue de presse

revue de presse - illustration

Pho­to Pix­abay

Plus de 500 romans défer­lant vers les librairies de la mi-août à la fin sep­tem­bre, selon le cal­cul de Livres Heb­do. La ren­trée lit­téraire aura fait dans la démesure, cette année encore. Et con­damné à l’anony­mat les nom­breux livres qui n’au­ront pas la chance d’être des “têtes de gon­do­le”.

Les auteurs et autri­ces belges, nom­breux, qui ont par­ticipé à cette grande liturgie autom­nale des Let­tres ont béné­fi­cié, comme tous leurs con­frères, d’une expo­si­tion médi­a­tique vari­able. Tour d’hori­zon des jour­naux, mag­a­zines et blogs, sur papi­er ou en ligne, et de ce qu’ils écrivent de la ren­trée belge. Con­tin­uer la lec­ture

Des oignons aux fleurs

Tris­tan ALLEMAN, Avoir fleurs, Cac­tus inébran­lable, coll. “Micro­cac­tus”, 2021, 58 p., 8 €, ISBN : 978–2‑39049–037‑1

alleman avoir fleursAux édi­tions du Cac­tus inébran­lable, le mys­tère des titres est sou­vent un jeu de pistes et de cache-cache avec le bon sens. Tris­tan Alle­man et son dernier opus Avoir fleurs n’échappe pas à la règle… Nous étions évidem­ment par­ti­c­ulière­ment soucieux de décou­vrir le sens de cette étrange locu­tion ver­bale, « avoir fleurs ». Inter­rogé sur le sens de ce titre, l’auteur nous rap­pelle l’émotion tou­jours présente et sa joie à la lec­ture des poèmes de Géo Norge à qui il dédie ce recueil. Con­tin­uer la lec­ture

Tristan Alleman reçoit le prix Gauchez-Philippot

tristan alleman

Tris­tan Alle­man

Le prix Gauchez-Philip­pot, con­sacré cette année aux romans et recueils de nou­velles, récom­pense Tris­tan Alle­man pour son recueil de nou­velles Fugi­tives, paru aux édi­tions Tra­verse. Con­tin­uer la lec­ture

Cabinet de lettrosités

Tris­tan ALLEMAN, Sara­ban­des, Chat polaire, 2019, 104 p., 12 €, ISBN : 978–2‑9311028–04‑9

Depuis Prélude jusqu’à Silence, Sara­ban­des de Tris­tan Alle­man sculpte 88 pages de petits objets lit­téraires qui sont autant de déri­dantes déri­sions et de petits dérè­gle­ments. Vingt heures : l’heure du crime. Le fan­tôme est en avance. Chaque textes est un petit pavé astu­cieuse­ment tail­lé et amusé­ment jeté dans la marre du bon sens. Il éclabousse l’esprit de pen­sées nou­velles a pri­ori sans con­nex­ions. Pour­tant per­ti­nentes : Que seraient châteaux et manoirs sans leur han­tise ? Con­tin­uer la lec­ture

En pente douce

Tris­tan ALLEMAN, Sidérales, Tra­verse, 2019, 80 p., 13€, ISBN : 978–2‑93078–330‑7

Dans Tes yeux, qui ouvre ce nou­veau recueil, pub­lié après Fugi­tives en 2018 (qui con­cer­nait davan­tage les nou­velles), Tris­tan Alle­man dit « vouloir la sou­p­lesse du flot et la sim­plic­ité du monde ». Voilà un vers par­ti­c­ulière­ment pro­gram­ma­tique de son œuvre poé­tique limpi­de, con­sti­tuée de textes courts, qui « s’interstice, se glisse, se fau­file et s’esquisse » entre les gen­res. Assem­blées en cinq par­ties qui tan­tôt affichent une sym­bol­ique claire (III Prénoms, cir­cu­lant entre Françoise, Lau­ra, Élise ou Blanche, héroïnes rêveuses et vaporeuses) tan­tôt lais­sent le champ ouvert à des échap­pées plus amples (II L’air pur, V Envol), ces Sidérales ont été glanées dans un espace-temps de vingt-cinq ans, mais témoignent toutes d’un rap­port direct et sans fard de l’auteur à ce qui l’entoure, d’une obser­va­tion patiente « comme une pierre d’eau /qu’érodent  vents et siè­cles ». Une façon de con­sid­ér­er tant la nature que les mots comme des alliés qui sied bien à la pro­fes­sion de jour – bib­lio­thé­caire à la Fac­ulté Poly­tech­nique de l’U­Mons – de celui qui fut égale­ment, avec Marc Menu, co-respon­s­able des édi­tions du Coq. Une façon aus­si, sans doute, comme le dit Super­vielle de se faire « des amis des grandes pro­fondeurs. » Con­tin­uer la lec­ture